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Résultats de recherche pour fondation

(2541 résultats)
Il y a 3 ans et 116 jours

Penser l'écologie constructive, un restaurant scolaire par Huitorel et Morais

La Fondation Luma de Frank Gehry dressée en pays arlésien, les Tours Duo de Jean Nouvel érigées en surplomb du boulevard périphérique à Paris ou encore la Samaritaine de Sanaa inaugurée sur les rives de la Seine. L'année 2021 a vu des réalisations très attendues s'achever sur tout le territoire. […] Lire l'article
Il y a 3 ans et 117 jours

Europan 16 : Magnétisme salin, projet lauréat à Pont-Aven

Chaque année, la Fondation Palladio donne aux étudiants, doctorants et post-doctorants de la fabrique de la ville, les moyens de mener à bien leur projet de formation ou de recherche, et de faire connaître leurs travaux. À l’occasion du lancement de leur 13ème campagne, les Bourses Palladio se dotent d’un nouveau comité de […] Lire l'article
Il y a 3 ans et 120 jours

Les prix de la 10ème édition du Trophée béton Écoles

Pour cette 10ième édition, ce concours s’est décliné en deux catégories. La première, appelée PFE (projet de fin d’étude), récompense traditionnellement les jeunes diplômés dont le projet de fin d’étude valorise les qualités esthétiques, environnementales et techniques du béton. Et, pour la première fois cette année, la catégorie dite Studio s’ouvre aux étudiants en architecture de premier et second cycle qui sont invités à réinterpréter une œuvre architecturale majeure en béton, selon une expression graphique libre (dessin, peinture, collage, maquette). Parmi les 117 postulants inscrits, soit de manière individuelle, soit dans la cadre d’équipes intégrant des architectes et/ou ingénieurs, douze projets ont été sélectionnés. Les candidats sont venus défendre leurs travaux devant un jury réunissant des personnalités du monde de l’architecture, de l’ingénierie et de l’enseignement, le jeudi 13 janvier 2022, à la maison de l’architecture Ile-de-France. Ce « Grand oral » constituant pour ces jeunes étudiants une première approche de la réalité du métier. À l’issue de la journée de délibération, le jury, sous la présidence d’Alexandre Grutter, Architecte, Directeur du Département Architecture, INSA Strasbourg – École d’Architecture, a désigné cinq lauréats – trois dans la catégorie PFE et deux exæquos dans la catégorie Studio – lors de la soirée de remise des prix du Trophée béton Écoles. Outre leur Trophée, les gagnants se sont vu remettre une gratification non négligeable de 5 000 euros pour le 1er prix PFE, 4 000 euros pour le 2ème, 3 000 euros pour le 3ème et 2 000 euros pour chaque lauréat de la catégorie Studio. Une mention a été remise par l’association AAIIA. 1er prix PFE : Majoie Tsadok KPOVIESSI Un activateur culturel pour le rayonnement d’une capitale méconnue École nationale supérieure d’architecture de Strasbourg 2ème prix PFE : Quentin RISALETTO Les silos de Withington – Paysage énergétique et poétique de la matière École nationale supérieure d’architecture de Clermont-Ferrand 3ème prix PFE : Guillaume PORCHE L’Historial de Vauquois et de sa Région – Un lieu de mémoire de la guerre des mines en Argonne de 1914 à 1918 École nationale supérieure d’architecture de Strasbourg 1er prix catégorie Studio exæquo : Nicolas NUGUE Félix CANDELA – La fabrique de rhum Bacardi à Mexico École nationale supérieure d’architecture de Versailles 1er prix catégorie Studio exæquo : Zaid CHAFAQI et Clément CHAFAIE Les frères Auguste et Gustave PERRET – L’église du Raincy École nationale supérieure d’architecture de Marseille-Luminy Mention spéciale AAIIA : Loris BIED Un centre social et culturel pour Beausoleil : La réhabilitation du Domaine Charlot École nationale supérieure d’architecture de Saint-Étienne Le Trophée béton Écoles organisé depuis 2012 par l’association Bétocib, le Centre d’information sur le ciment et ses applications (CIMbéton) et la Fondation École Française du béton, sous le patronage du ministère de la Culture, a pour but de révéler les jeunes talents des écoles d’architecture françaises, de les parrainer et de leur offrir une visibilité à l’orée de leur vie professionnelle. En 2021, un partenariat a été créé avec l’Association Architecte Ingénieur & Ingénieur Architecte (AAIIA), afin de mention les binômes ou les doubles diplômes architectes – ingénieurs. Le jury a réuni différentes personnalités du monde de l’architecture pour lesquelles qualités architecturales et qualités structurelles sont indissociables. Alexandre Grutter, Président du Jury, Architecte et Directeur du Département Architecture à l’INSA Strasbourg – École d’Architecture. Stéphanie Celle, Adjointe au Directeur de l’enseignement supérieur et de la recherche en architecture au ministère de la Culture. Thomas Corbasson, Administrateur de la Maison de l’Architecture Ile-de-France Gilles Davoine, Rédacteur en chef de la revue AMC, groupe Moniteur Laure Regnaud, Directrice de la Fondation École Française du Béton Marc Botineau, Architecte Paul Chemetov, Architecte Antoine Daudré-Vignier, Architecte Jérôme Einbinder, Architecte Françoise N’Thépé, Architecte Giovanni Pace, Architecte Philippe Béboux, Architecte epfl sia fas, ingénieur ets et urbaniste fsu, Lausanne Adrien Paporello, Ingénieur-architecte, Représentant de l’association AAIIA Alessandro Formisano Altarea, Maître d’ouvrage, Cogedim Arthur Dalloni, Architecte, Lauréats de la 9ème édition du Trophée béton Écoles Coordination générale Claire Barbou, Architecte et Secrétaire général de Bétocib Visuel : 1er prix catégorie Studio exæquo – Nicolas NUGUE  
Il y a 3 ans et 123 jours

Trois maisons R&D en construction à Saint-Nazaire pour expérimenter la maison du futur

En 2022, l’entreprise ira plus loin, avec la mise en application de son approche holistique du logement, lui permettant de tester ses recherches à travers un village R&D, pour cela, 3 maisons R&D seront construites à Saint-Nazaire en 2022.3 maisons R&D pour matérialiser l’innovation au plus près des habitantsPour Nicolas Descombes, PDG de la société : « Notre métier nous oblige à avoir une longueur d’avance et à nous projeter, sans jamais improviser. Cette longueur d’avance, nous l’avons toujours eue, par exemple en intégrant l’aluminium dans nos menuiseries dès 1985. En créant notre cellule R&D en 2019, constituée d’un bureau d’études regroupant différents métiers et d’une équipe travaux, (composée de binômes secrétaires techniques / conducteurs de travaux), l’objectif était de maintenir cette avance. »Aujourd’hui, Berthelot Constructions souhaite mettre en application les concepts innovants issus de sa cellule R&D, en les ancrant dans le quotidien des habitants pour analyser leurs utilisations. L’entreprise ligérienne annonce la construction, en 2022, de 3 maisons R&D, qui intégreront de nouvelles technologies et permettront à l’entreprise d’analyser la maîtrise des coûts de celles-ci, afin de pouvoir ensuite les dupliquer et les déployer à plus grande échelle. « Pour cela, le dialogue avec les habitants sera primordial. Nous prévoyons de mener une étude, pour comprendre et étudier l’acquisition de ces technologies pour leurs utilisateurs. » souligne le PDG.Apporter une réponse concrète aux crises du logement et écologiquePour Nicolas Descombes, PDG de la société : « Historiquement, nous développions des maisons témoins, afin de montrer aux futurs habitants à quoi pourrait ressembler leur future maison. Cela leur permettait de se projeter et de découvrir nos dernières innovations. Ce concept n’a plus de sens et n’est plus cohérent aujourd’hui, car dès la construction de cet “habitat vitrine”, il n’est plus à jour et la technologie est déjà dépassée. »L’entreprise est donc dans une autre logique, celle d’utiliser le foncier dont elle dispose, de construire des logements avec l’ensemble des innovations développées par sa cellule de R&D, pour ensuite mettre ces habitats en location. Ces maisons sont construites sur des terrains à la surface réduite, dans le but de répondre aux problématiques d’urbanisation de demain, entre autres, la densification urbaine. « Notre objectif est de répondre à deux crises majeures : la crise du logement, en permettant de construire plus et de manière plus responsable et durable, ainsi que la crise écologique, en préservant les terrains naturels et agricoles. » conclut Nicolas Descombes. L’entreprise fait un pas de plus vers le logement de demain, plus éthique, personnalisé et évolutif.3 « maisons R&D » à Saint-NazaireLa construction des 3 maisons commencera au premier trimestre 2022. Celles-ci auront une superficie comprise entre 84 et 109 m². Chaque Maison R&D est construite pour tester des éléments spécifiques.Maison Evolutia : optimiser durablement l’isolation et le chauffage des murs au plafondSurface habitable : 109.81 m².Plénum, descente de plafond au centre de la maison qui sert à desservir toutes les pièces en chauffage. Système par insufflation performant. Réversible clim/chauffage.Brique en matière première géosourcée et renouvelable exploitée uniquement en France permettant une meilleure qualité de l’air intérieur du logement.ECS (eau chaude thermo dynamique) : la PAC de cette maison ne produit pas d’eau chaude, 1 ballon d’eau chaude est donc suffisant.Isolation Knauff RT+ en accord avec la RE2020 permettant la perméabilité de l’air du bâtiment. La laine de verre utilisée est composée de liants issus de la culture de betterave.Maison Decoria : repenser la gestion des énergiesSurface habitable : 84.54 m².Laine de bois biosourcée offrant une meilleure résistance thermique à l’ensemble de la maison.VMC à simple flux Renson hygro réglable avec auto gérance du traitement de l’air et information sur la qualité de l’air intérieur via une commande tactile Touch Display.Plafond chauffant PLAFINO évitant la surconsommation et la surchauffe couplé à un puits rafraîchissant composé d’un circuit d’eau dans les fondations de la maison.Verre Planistar qui récupère les calories du soleil pour les restituer en journée dans la maison.Béton Hoffman dans les poutres, poteaux et le dallage de la maison. Ce béton est le plus neutre en carbone sur le marché.Maison Natura : lier innovation et qualité de vie en s’inspirant de la natureSurface habitable : 89.58 m².Laine de lin biosourcée.Pack Delta Dore : système de chauffage intégré avec volets roulants et modulation par pièces.VMI (Ventilation Mécanique Inversée) Ventilairsec : système avec boucles d’insufflations sur le toit de la maison et retraitement de l’air (élimine les excès polluants, filtre la pollution extérieure, ré-aspiration dans les pièces humides). Commande smartphone.Multi Splits : chauffage/clim au mur thermo dynamique.Peintures non polluantes aux algues.
Il y a 3 ans et 124 jours

L’Ecole française du béton se renouvelle

Laure Regnaud devient la nouvelle directrice de la Fondation EFB. [©EFB] Fondée il y a plus de 25 ans, l’Ecole française du béton (EFB) prolonge son engagement et ses missions pour une durée de 5 ans. En effet, une nouvelle équipe à sa direction vient impulser un autre regard sur les objectifs de cette fondation. A savoir : “continuer à transmettre la passion du béton. En mettant en avant le dynamisme de la filière face aux enjeux sociétaux actuels”. Laure Regnaud, docteure en physico-chimie des matériaux succède ainsi à Sandrine Mansoutre en tant que directrice de la Fondation EFB. Tandis que Christian Clergue, docteur en sciences physiques des matériaux, devient le président du conseil scientifique, poste occupé auparavant par Laurent Izoret. Les objectifs de l’EFB L’EFB et ses nouveaux dirigeants entendent toujours poursuivre les différentes actions menées par la fondation. Parmi elles, figure la création de ressources pédagogiques numériques pour accompagner les évolutions de l’enseignement du béton. Ou encore, pour organiser des conférences réalisées par des professionnels dans les écoles d’ingénieurs et d’architecture. Lire aussi : EFB : le béton entre les mains des futurs experts de la construction De plus, l’école veut mettre l’accent sur la reconnaissance du travail de jeunes chercheurs ou d’architectes autour du matériau béton… En parallèle, la fondation souhaite devenir un carrefour d’échanges d’informations et de valeurs sur le béton via sa plate-forme www.efbeton.com. Cette dernière va d’ailleurs être modernisée pour diffuser les connaissances sur les bétons d’aujourd’hui et de demain. Les actions menées par l’EFB permettront aussi de montrer que ce matériau s’inscrit dans l’avenir et que la filière béton est engagée face aux défis sociétaux.
Il y a 3 ans et 127 jours

L’alliance HQE-GBC France livre les résultats du programme de recherche NZC Rénovation

Si rien ne s’impose aujourd’hui aux bâtiments existants, 500.000 d’entre eux * devraient néanmoins être amenés à évoluer chaque année, dans l’hypothèse d’une massification de la rénovation conforme à la stratégie nationale. Par ailleurs, le cadre de la trajectoire nationale bas-carbone fixe à 3% la part de parc tertiaire à rénover par an ** et le décret tertiaire fixe l’objectif de -40 % de réduction des consommations énergétiques à atteindre dès 2030 pour les bâtiments soumis à son obligation***.Or contribuer efficacement à des bâtiments toujours plus performants implique de nouvelles manières de penser l’Analyse du Cycle de Vie du bâtiment dans sa globalité, l’enjeu environnemental de la rénovation ne pouvant se réduire au volet énergétique.C’est pourquoi l’Alliance HQE-GBC France, dans la logique d’innovation collaborative qui lui est chère, pilote depuis 2 ans le programme de recherche NZC Rénovation (Net Zéro Carbone Rénovation ), financé par la Fondation REDEVCO, et organisé en collaboration étroite avec AIA ENVIRONNEMENT. Ce programme vise à identifier une méthode cohérente pour augmenter la performance des bâtiments existants sur l’ensemble du cycle de vie.A l’issue d’une phase de tests menés sur 7 familles de projets représentatives, le programme de recherche NZC Rénovation livre aujourd’hui des clés de lecture et des enseignements : il apporte une définition du concept de neutralité carbone dans un projet de rénovation, montre précisément que le concept peut être illustré par un indicateur de temps de retour carbone et met en évidence les leviers bas-carbone, efficaces et concrets, pour la réduction des émissions de carbone sur le marché français de la rénovation.Pour Marjolaine Meynier-Millefert, Présidente de l’Alliance HQE-GBC France : « La route vers la massification de la rénovation est enfin pavée ! Le projet de recherche NZC Rénovation s’inscrit logiquement dans l’évolution du secteur du bâtiment. Dans un monde où l’on vise les 2 degrés, recourir à ces informations est vital pour la prise de décisions et pour se faire, l’acculturation massive des acteurs de la construction à ce type de modélisation est indispensable. »*et **Scénario SNBC révisé (neutralité carbone), mars 2020*** Décret tertiaire, Arrêté du 10 avril 2020La notion de temps de retour carbone : un indicateur pertinent pour mesurer les ACV.Dans la durée de vie du bâtiment, la notion de temps de retour carbone est le point d’équilibre carbone à surveiller : le palier à partir du duquel les émissions de GES évitées apparaissent, soit le moment où les bénéfices de la rénovation compensent l’investissement initial en matière de carbone.A l’échelle du temps, plus ce point apparaît tôt, mieux c’est ! C’est ce qu’on appelle le temps de retour carbone et il doit être le plus faible possible. Selon les cas étudiés, si aucune attention n’est portée à cet indicateur, le temps de retour carbone peut excéder les 50 ans pour un bâtiment rénové selon la réglementation actuelle !Les leviers bas-carbone identifiés pour la rénovation :Pour que l’indicateur carbone en rénovation soit le plus faible possible, le projet NZC a permis d’identifier 5 leviers à la lumière des enseignements mesurés lors des expérimentations :La tacticité, ou comment rechercher un juste équilibre entre préservation de l’existant et gain de performance sur le long terme? Et maximiser durablement la valeur d’usage tout en minimisant le recours à des matériaux inutiles.La circularité, ou comment s’appuyer sur l’économie circulaire : une façon d’inscrire le projet dans une stratégie ambitieuse d’économie circulaire en maximisant la partie réemployée des matériaux et en privilégiant le réemploi in situ ou à proximité.La matérialité, ou l’étude du poids carbone des matériaux et équipements : la mixité constructive : intégrer le bon matériau au bon endroit en s’appuyant sur les singularités du bâti existant et de son contexte.La technicité, ou la nécessité de s’attarder sur les interactions que le bâtiment peut avoir avec son environnement : afin de choisir la bonne technologie avec discernement, en évitant les dispositifs complexes ou surajoutés.L’externalité, c’est-à-dire s’interroger sur les externalités positives que peut avoir la rénovation. Par exemple, comment contribuer à réduire les déplacements quotidiens et plus largement inciter à de nouveaux modes de vie bas-carbone à l’échelle du quartier ?Le projet de recherche NZC Rénovation livre donc des enseignements précieux sur le poids carbone de la rénovation. Il ouvre également des perspectives pour donner suite aux optimisations NZC réalisées sur les 7 familles de projets.En s’appuyant demain sur le réseau du World GBC qui permettra une communication plus large du projet, et soutenu financièrement par la Fondation REDEVCO, l’Alliance HQE-GBC France est désormais sur le point de diffuser ses travaux à l’International en mettant à disposition en anglais la méthodologie et les études de cas réalisés : une valorisation du savoir-français au-delà de nos frontières !
Il y a 3 ans et 129 jours

À quoi sert le feutre géotextile installé sous une dalle en béton?

Le coulage de béton figure parmi les techniques de base en travaux de maçonnerie. Pour réaliser une construction de résistante et solide, les spécialistes du domaine ont recours au feutre géotextile. Ce matériau permet en effet une isolation optimale de la dalle en béton. Néanmoins, ce n’est pas la seule manière de l’utiliser en travaux de construction. Découvrez donc dans cet article à quoi il sert. Qu’entend-on par « feutre géotextile » ? Il s’agit d’un tissu synthétique dont la composition est principalement faite de polypropylène. Le feutre géotextile rend en effet la circulation de l’eau de pluie plus aisée. Ce matériau prévient également l’apparition des moisissures. Les maçons professionnels y ont surtout recours pour la maçonnerie extérieure. Le feutre géotextile freine en effet l’apparition des herbes. On peut en outre l’utiliser pour différents travaux d’aménagement extérieur (ex : terrassement, création d’une allée de jardins, etc.). Ce matériau est aussi privilégié pour la mise en place d’une terrasse, d’un bassin d’eau ou d’une piscine hors sol. Généralement, il dispose d’une couleur blanc-gris. Le feutre géotextile est une matière indéchirable. Pour sa découpe, il faudra se servir d’un cutter. En raison de sa résistance, ce matériau ne craint pas les chocs tels que les dégâts des pierres et des cailles. C’est pourquoi il est utilisé pour séparer différents matériaux. Quels sont les avantages de placer un feutre géotextile sous une dalle en béton ? Le feutre géotextile sous une dalle en béton est bénéfique sur différents plans. Comme il est posé entre le sol et la dalle, il renforce l’assise de l’édifice. Il peut être tissé ou non. Dans les deux cas, le film géotextile se caractérise par son imputrescibilité et sa résistance. Sa pose s’opère facilement, car il suffit de le dérouler avant de couler la dalle. Malgré cela, il est conseillé de laisser sa pose aux soins d’un maçon professionnel. En outre, le feutre géotextile joue plusieurs fonctions, à savoir : La séparation de la couche de fondation du support de construction. Les professionnels en travaux de maçonnerie s’en servent pour empêcher de mélanger les matériaux afin de préserver leurs performances ; la filtration de l’eau. Cependant, elle ne permet pas le passage des particules d’eau ; le drainage. Il permet une bonne répartition des eaux pluviales. Ce qui évite leur stagnation sur la surface de la dalle ; la protection de la structure contre le poinçonnement des géomembranes. Il prévient également l’érosion du sol. Il importe de remarquer que le feutre géotextile rend le sol plus résistant. Sous forte pression, il est capable de se déformer. De surcroit, le prix du m² de cette matière est assez abordable. Quel type de feutre géotextile choisir ? Nous avons précédemment évoqué les avantages qu’offre le feutre géotextile. Pour en bénéficier, il faut néanmoins choisir minutieusement ce matériau. En effet, le choix doit se faire en tenant compte de plusieurs facteurs. D’une part, il y a la densité du feutre géotextile. Plus son grammage est conséquent, plus il sera résistant. Comme susmentionné, il existe en deux versions (tissé ou non). Cependant, le feutre géotextile non-tissé aiguilleté est plus privilégié dans le cadre des travaux de construction. D’autre part, il est primordial de vérifier la valeur de la perforation dynamique pour les travaux dans la mesure où l’on a affaire à un sol agressif. Celle-ci est exprimée en millimètre et doit idéalement se rapprocher de zéro. En outre, il est essentiel de calculer le nombre de m² de feutre géotextile indispensable pour éviter le gaspillage de matériau. Pour terminer, les propriétés hydrauliques du géotextile ne sont pas à négliger. En l’occurrence, il s’agit de sa permittivité, de son ouverture de filtration et de sa transmissivité. Ces paramètres témoignent de sa capacité à drainer l’eau. Les avantages de l’utilisation du feutre géotextile sont multiples. Il importe toutefois de bien le choisir et de réussir son installation pour en profiter. C’est pourquoi il est conseillé de solliciter l’intervention d’un maçon professionnel.
Il y a 3 ans et 131 jours

Livre : Béton écologique et construction durable

Comment mesurer le rapport entre béton et environnement ? Quelle place a-t-on fait au béton en France ? Comment réduire l’empreinte carbone de la construction en béton ? De quoi les nouveaux bétons sont-ils constitués ? Comment fonder une architecture organique ? Florent DUBOIS propose aux professionnels de la construction, de l’architecture à l’immobilier comme aux élèves et étudiants, un manuel synthétique, illustré de quelque 150 schémas et photos en couleurs, consultable via de multiples entrées, encadrés, focus techniques, fiches récapitulatives… Labellisé par la Fondation École française du béton (EFB), Béton écologique et construction durable procure un panorama des connaissances utiles à la compréhension du béton, de sa conception à sa réalisation, à la lumière des défis environnementaux de la construction.  Responsable de la construction durable chez Lafarge France, Florent DUBOIS est ingénieur des Arts et Métiers ParisTech. Spécialisé dans l’empreinte environnementale, l’écoconception et la stratégie de développement durable, il enseigne la construction durable dans le Mastère spécialisé de l’ESTP dont la chaire Ingénierie des Bétons en fait un partenaire de la Fondation EFB. Béton écologique et construction durable L’essentiel de ce qu’il faut savoir pour réussir la transition par Florent DUBOIS 208 pages 32 € Chez Eyrolles   Cet article Livre : Béton écologique et construction durable est apparu en premier sur Planète Bâtiment.
Il y a 3 ans et 138 jours

Vicat et Léon Grosse associent leurs expertises au service de la construction de demain

Forts d’une culture d’entreprise familiale et de valeurs communes, Léon Grosse et le groupe Vicat misent sur la complémentarité de leurs expertises. Toutes deux originaires de la région Auvergne-Rhône Alpes avec une forte implication dans le tissu industriel local, elles s’engagent dans un partenariat qui se décline autour de 3 volets :Innovation :Répondre ensemble à des projets spécifiques et innovants,Développer des projets de R&D communs (bétons bas carbone spécifiques, nouveaux process d’industrialisation, préfabrication, impression 3D...) ;Environnemental :Proposer des solutions différenciantes co-construites réduisant l’impact environnemental dans la construction, et notamment sur le “bas carbone“,Favoriser les schémas d’économie circulaire sur les territoires,Évaluer les opportunités de mise en oeuvre des solutions photovoltaïques Léon Grosse sur certains sites Vicat ;Sociétal :Construire ensemble une dynamique d’engagement territorial développant l’emploi local et les circuits courts.Contribuer à l’attractivité des métiers de la construction, notamment pour les femmes, en développant la formation et en favorisant l’inclusion, avec le support de la Fondation Louis Vicat.Ce partenariat vient concrétiser la collaboration du groupe Vicat et de Léon Grosse qui s’illustre déjà par des projets communs lancés dans la région Auvergne-Rhône Alpes :Un projet emblématique à Lyon Confluence pour lequel est utilisé un béton bas carbone fabriqué sur site, composé de matières premières régionales, notamment le ciment « DECA » Naturat CEM IV contenant des pouzzolanes naturelles ;La construction d’un établissement public pour un client historique de Léon Grosse, avec du béton prêt à l’emploi « DECA » fourni par Vicat et qui sera le premier bâtiment béton décarboné de Valence ;La fourniture de béton prêt à l’emploi pour la construction d’une importante extension d’un site industriel à Crolles, projet piloté par Léon Grosse Immobilier.L’utilisation du béton “DECA” permet une diminution de l’impact carbone de 25 à 30% par rapport à un béton dit “classique”.Guy Sidos, Président du groupe Vicat, précise : “Nous sommes fiers de nous associer à l’entreprise Léon Grosse, une organisation familiale telle que la nôtre qui s’engage en faveur des territoires et de l’environnement. Ce partenariat vient consolider notre collaboration de long terme pour construire ensemble l’habitat d’aujourd’hui et de demain.”Lionel Christolomme, Président du Directoire de Léon Grosse précise : “Notre passion pour la technique nous a toujours poussés à innover pour nos clients, notamment sur les matériaux et les structures béton. Ce partenariat entre deux entreprises qui partagent les mêmes valeurs, le même ancrage régional et la même culture d’entreprise familiale vient renforcer concrètement notre volonté d’agir chaque jour en bâtisseur responsable pour faire face aux enjeux environnementaux et sociétaux.”
Il y a 3 ans et 139 jours

Jean-Philippe Ricard à la direction générale de Freyssinet

Portrait de Jean-Philippe Ricard, le nouveau directeur général de Freyssinet. [© Freyssinet]. Référence dans le domaine du génie civil, de la précontrainte et de la réparation des bétons, l’entreprise Freyssinet a nommé Jean-Philippe Ricard à sa direction générale. Il succède à Patrick Nagle, qui occupait ce poste depuis 2016. Ce dernier a fait valoir ses droits à la retraite. Jean-Philippe Ricard était auparavant directeur général adjoint, ainsi que directeur opérationnel de la zone Nord-Atlantique.   Son parcours Diplômé de l’Ecole nationale des techniques avancées et de Polytechnique, Jean-Philippe Ricard débute sa carrière chez Bouygues Offshore comme ingénieur. En 2008, il rejoint Vinci Construction Grands Projets, afin de piloter les travaux maritimes et le développement commercial de la zone Afrique du Nord. En 2012, il prend la direction du pôle “Grands Projets” et devient aussi le responsable des travaux de génie civil, de génie civil industriel et nucléaire. Par ailleurs, Jean-Philippe Ricard a créé, en 2014, Eiffage Fondation.
Il y a 3 ans et 140 jours

Eolien en mer : Eiffage participe à la réalisation de deux nouveaux chantiers outre-Manche

CONTRAT. Le groupe Eiffage, via sa filiale Smulders, a remporté en groupement deux nouveaux marchés pour la fabrication de fondations et de sous-stations électriques pour deux parcs éoliens offshore, au Royaume-Uni.
Il y a 3 ans et 140 jours

Eiffage remporte en groupement deux contrats majeurs dans l’éolien offshore au Royaume-Uni

Smulders, filiale belge d’Eiffage Métal, a remporté en groupement deux nouveaux contrats pour la fabrication des fondations et des sous-stations électriques de deux parcs éoliens offshore, au large des côtes britanniques.
Il y a 3 ans et 148 jours

Ce qui change au 1er janvier 2022 pour accélérer la transition écologique

Économie circulaireInterdiction d’éliminer les invendus non alimentairesInterdiction d'élimination des invendus non alimentaires pour les produits couverts par les filières REP (autrement appelées filières « pollueurs payeurs »), les produits d’hygiène et de puériculture, les produits d’éveil et de loisirs, les livres et fournitures scolaires, les équipements de conservation et de cuisson des aliments. L’élimination, autrement dit la mise en décharge et l’incinération, de ces produits invendus sera ainsi interdite. Les entreprises devront désormais les donner ou les recycler.Lutte contre le plastique à usage uniqueFin des emballages plastiques autour de certains fruits et légumes. Dès le 1er janvier 2022, c’est une trentaine de fruits et légumes frais non transformés qui seront vendus sans plastique dont une quinzaine de légumes : poireaux, courgettes, aubergines, poivrons, concombres, pommes de terre et carottes, tomates rondes, oignons et navets, choux, choux fleurs, courges, panais, radis, topinambours, légumes racines. Du côté des fruits, ce sont notamment les pommes, poires, oranges, clémentines, kiwis, mandarines, citrons, pamplemousses, prunes, melons, ananas, mangues, fruits de la passion, kakis, etc. que l’on retrouvera sur les étals sans emballage plastique dès 2022.Interdiction des jouets en plastique offerts dans certains menus : les restaurants qui souhaitent poursuivre la distribution gratuite de jouets avec leurs menus enfants devront en proposer dans d'autres matériaux, comme le bois ou le carton.Fin de la livraison sous plastique des journaux, magazines et publicités, qui devront être livrés sans emballage ou avec un emballage fabriqué avec un autre matériau, comme par exemple le papier.Dans le secteur de l'achat public : l'Etat ne pourra plus acheter de produits en plastique à usage unique pour une utilisation sur les lieux de travail ou lors des événements qu'il organise.Information du consommateur sur les émissions de gaz à effets de serre liées à ses consommations internet et mobilesLes fournisseurs d'accès internet et opérateurs mobiles devront communiquer à leurs abonnés les émissions de gaz à effets de serre liées à leurs consommations internet et mobiles. Cette information permettra de sensibiliser les consommateurs à l'impact de leur consommation numérique sur l’environnement et le climat.EnergieGel des prix du gazLe gel des prix du gaz en 2022 est étendu aux entreprises locales de distribution (ELD). L’instauration de ce bouclier tarifaire vise à protéger le pouvoir d’achat des ménages face à la flambée de prix de l’énergie.Modification de la réglementation relative aux installations d'éoliennes terrestresDeux nouveaux arrêtés ministériels modifient la réglementation relative aux installations éoliennes terrestres à compter du 1er janvier 2022 en introduisant :un contrôle acoustique systématique à réception pour les parcs éoliens ;un nouveau critère d’appréciation de l’impact sur les radars Météo France ;la possibilité de réutiliser les postes de livraison, les câbles et les fondations en cas de renouvellement ;une augmentation du montant des garanties financières, cohérente avec l’évolution technologique de la filière.Logement et bâtimentLancement de France Rénov', le service public pour rénover son logementFrance Rénov' est le nouveau nom du service public de la rénovation de l'habitat piloté par l’ANAH. Les Espaces Conseil FAIRE et les Points rénovation information service de l'Anah (PRIS) deviennent les Espaces Conseil France Rénov' dès le 1er janvier 2022 le point d'entrée unique pour guider les Français dans leurs travaux de rénovation. Ce service de référence délivre des informations et conseils neutres, gratuits et indépendants. Il accompagne également les ménages tout au long de leur parcours à travers l'offre spécifique « Mon accompagnateur Rénov' ».Le réseau France Rénov' est présent sur l'ensemble du territoire avec près de 450 guichets et est disponible via la plateforme france-renov.gouv.fr et au 0808.800.700.Lancement d'Eco Energie Tertiaire pour déclarer des données bâtimentaires et de consommationÉco Énergie Tertiaire est une obligation réglementaire qui impose une réduction progressive de la consommation d’énergie dans les bâtiments à usage tertiaire (surface de 1.000 m² ou plus) afin de lutter contre le changement climatique. À partir du 1er janvier 2022, les assujettis doivent déclarer leurs données bâtimentaires et de consommation d’énergie sur la plateforme Operat (Observatoire de la performance énergétique de la rénovation et des actions du tertiaire) de l’Ademe.Possibilité de déposer un permis de construire par voie électroniqueÀ partir du 1er janvier 2022, les usagers pourront choisir de déposer leur permis de construire et plus largement leur demande d’autorisation d’urbanisme (déclaration préalable, permis d’aménager, permis de démolir…) par voie électronique pour la réalisation de leurs travaux (construction/extension, ravalement, clôture, abris de jardin, fenêtres, panneaux solaires, …). Pour accompagner cette transformation d’ampleur et l’ensemble des communes, l’État en concertation avec les associations d’élus (AMF et AdCF) déploie un vaste programme de transformation numérique de l’application du droit des sols, appelé Permis de construire en ligne. Jusqu’à présent, l’usager était dans l’obligation :soit d’envoyer son dossier papier en de multiples exemplaires par voie postale en recommandé avec accusé de réception,soit de se déplacer aux horaires d’ouverture du guichet en mairie.Le dépôt et l’instruction en ligne des demandes d’autorisation d’urbanisme répondent ainsi aux enjeux de simplification et de modernisation des services publics, à l’heure où la très grande majorité de services est accessible en ligne.Mise en application de la RE2020, nouvelle réglementation environnementale des bâtiments neufsLa réglementation environnementale des bâtiments neufs, appelée RE2020, va remplacer l'actuelle réglementation thermique, la RT2012. Elle s'appliquera aux maisons individuelles et logements collectifs pour lesquels le permis de construire est déposé à partir du 1er janvier 2022 et aux bâtiments de bureau et d'enseignement pour lesquels le permis de construire est déposé à partir du 1er juillet 2022.Les trois objectifs principaux poursuivis à travers la RE2020 sont :donner la priorité à la sobriété énergétique et à la décarbonation de l’énergie ;diminuer l’impact carbone de la construction des bâtiments ;en garantir le confort en cas de forte chaleur.Ainsi, en plus de renforcer les exigences en matière de performance énergétique des bâtiments neufs par rapport à la RT2012, la RE2020 améliore la prise en compte du confort d'été et introduit la dimension environnementale en établissant des exigences relatives à l'impact carbone du bâtiment sur son cycle de vie dès sa construction. Afin de fixer une trajectoire de réduction de l'impact environnemental de la construction de bâtiments, les exigences seront progressivement renforcées tous les trois ans jusqu’en 2031.Santé-environnementMise en application du nouveau règlement bio européenDe nouvelles règles vont s’appliquer au 1er janvier 2022 pour la production biologique. Elles sont inscrites dans le règlement de base adopté en 2018 qui définit les principes généraux et les règles principales de l’agriculture biologique. Ce nouveau règlement est complété par une quinzaine de textes réglementaires sur des sujets souvent techniques. Plusieurs changements importants entreront en vigueur au 1er janvier 2022 :de nouvelles catégories de semences disponibles pour l’agriculture biologique ont été définies pour offrir aux agriculteurs bio du matériel plus adapté à leurs besoins et au service de la biodiversité agricole ;un certain nombre de nouvelles mesures visant à augmenter le bien-être des animaux sont également à l’ordre du jour, comme par exemple l’interdiction de mutilations (ébecquage, taille des dents) ;des produits qui n'étaient pas couverts par le règlement européen pourront à l’avenir bénéficier du label bio : il s'agit notamment des animaux de ferme comme les lapins et les cervidés, des huiles essentielles, du sel, etc. ;le règlement contient enfin de nouvelles règles concernant l’utilisation d’arômes et d’additifs mais aussi les importations, faisant de la conformité au cahier des charges européen la règle d’échange avec les pays tiers.TransportsProposée par la Convention citoyenne pour le climat, la taxe sur la masse en ordre de marche (malus poids) entrera en vigueur au 1er janvier. Elle s’appliquera aux véhicules de tourisme neufs pesant plus de 1,8 tonne (1.800 kg), avec un tarif unitaire de 10 € par kilogramme excédentaire. Pour tenir compte de situations personnelles particulières (familles nombreuses, personnes invalides, etc.) d’une part ; des spécificités techniques liées aux véhicules les plus performants sur le plan environnemental (véhicules électriques, hydrogène ou hybrides rechargeables d’une autonomie suffisante) d’autre part, des abattements ou des exonérations, suivant les cas, ont été intégrés au dispositif. Les véhicules utilitaires, quant à eux, ne sont pas concernés par la taxe.Renforcement du malus lié aux émissions de CO2 des véhicules et prolongation du barème actuel du bonus pour aider à l’acquisition de véhicules propresA partir du 1er janvier 2022, un nouveau barème du malus sur les émissions de CO2 des automobiles s'appliquera aux véhicules neufs. Cette évolution avait été prévue dès fin 2020 par l'article 55 de la loi de finances pour 2021. Il s'appliquera à partir de de 128 grammes de CO2/km au lieu de 133 grammes de CO2/km en 2021. Pour ce niveau de pollution, la taxation sera de 50 €. Le seuil de 1000 € sera atteint dès 151 grammes de CO2/km (1.074 €), au lieu de 156 grammes de CO2/km en 2021. La dernière tranche du barème s'élèvera à 40.000 € pour les véhicules ayant un taux de CO2 supérieur à 223 grammes de CO2/km (au lieu de 30.000 € en 2021 pour les plus de 218 grammes de CO2/km).En contrepartie de ces évolutions, et dans un contexte de forte hausse récente des prix des carburants, le barème du bonus écologique, subventionnant l’acquisition de véhicules propres, qui devait initialement diminuer d’un montant de 1.000 € au 1er janvier 2022, est finalement maintenu à son niveau actuel pour une durée supplémentaire de 6 mois. Les particuliers pourront ainsi continuer de bénéficier au 1er janvier 2022, par exemple, d’une aide de 6.000€ pour l’acquisition d’une voiture électrique ou hydrogène neuve de moins de 45.000€.Risques industrielsObligation de tenue à jour d’un état des matières stockéesL’obligation de tenue à jour d’un état des matières stockées entre en vigueur pour les entrepôts de stockage de matières combustibles, de liquides inflammables, les installations de tri transit déchets et les installations Seveso. Cet état devra être disponible sous deux formats, le premier format destiné à être utilisé par les services de l’État pour la gestion d’un évènement accidentel, le second pour répondre aux besoins d’information de la population dans ce même cadre.Les arrêtés encadrant les sites de liquides inflammables classés à enregistrement ou à déclaration entrent également en vigueur, achevant ainsi la mise en œuvre du plan d’action sur le volet de la réglementation relative aux liquides inflammables.Pour les entrepôts à autorisation, c’est la disposition visant l’anticipation des premiers prélèvements environnementaux en cas d’accident qui entre en vigueur. Par ailleurs, pour les entrepôts dotés d’un plan d’opération interne, il devient obligatoire d’y définir les dispositions à mettre en œuvre pour le nettoyage et la remise en état du site, ainsi que l’organisation pour lutter contre un incendie de plus de 2 heures.
Il y a 3 ans et 152 jours

Une plongée sous les ponts de Paris, pour la sécurité

Depuis 2015, le Cerema (Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement) est chargé des inspections subaquatiques des 37 ponts qui enjambent la Seine à Paris.On n'y pense pas forcément, mais "un pont a des parties en dessous de l'eau, il faut aller regarder régulièrement si des désordres apparaissent", explique Pascal Berteaud, directeur général du Cerema.Sur un cycle de six ans, les 37 ponts parisiens, dont certains sont plusieurs fois centenaires, sont ainsi passés au crible par des plongeurs spécialistes de la "pathologie des ouvrages d'art".Après le cycle qui vient de s'achever, "notre conclusion générale est un bon état général de la partie immergée, compte tenu de leur âge", assure Cécile Maurel, directrice du département risques, infrastructures et matériaux du Cerema en Ile-de-France.Le nouveau cycle commence, avec une dizaine de ponts ciblés pour cette première année, dont le pont des Invalides, construit au milieu du XIXe siècle.Sous l'eau, avec une visibilité limitée, deux plongeurs : l'un filme, et l'autre examine les 5 mètres de bâti sous le niveau de l'eau, relié par un câble de communication au troisième de l'équipe en surface, à qui il décrit tout ce qu'il voit.Sur les images filmées il y a quelques jours, Cécile Maurel décrit des "fissures sur une pierre", évoque des "joints lessivés" par le temps, des parties de fondations "en bois", qui ne pourrissent pas parce qu'elles restent toujours immergées. Une "maçonnerie disloquée n'a pas forcément un caractère d'urgence", assure l'experte. Tout dépend de sa place dans la structure.Après les inspections, le Cerema fait des recommandations à la mairie, définissant les degrés d'urgence des éventuels travaux à réaliser."Il y a un enjeu de sécurité des ouvrages comme pour l'ensemble des infrastructures de la ville de Paris. Les ponts font, en plus, partie de l'âme parisienne", commente David Belliard, adjoint à la maire de Paris, qui souligne l'importance de l'entretien de ces "joyaux du patrimoine parisien".En cas de fissures, des "témoins" peuvent être mis en place pour surveiller l'évolution, et des inspections supplémentaires programmées.Il n'y a "pas de signe d'inquiétude ou de risque de rupture brutale, mais il faut assurer un suivi", explique Ambroise Dufayet, responsable des ouvrages d'art à la mairie de Paris.Selon une mission sénatoriale mise en place après l'effondrement meurtrier du viaduc italien de Gênes en 2018, "au moins 25.000 ponts" français "sont en mauvais état structurel", sur les 200.000 à 250.000 ouvrages que compte le pays. Le nombre exact n'est pas connu.
Il y a 3 ans et 155 jours

L’impact de la sécheresse sur les bâtiments en forte augmentation avec un coût de 14 milliards d’euros en 30 ans

Leur coût annuel moyen a quadruplé entre la période 2001-2015 et 2016-2020 et ils représentent sur les 30 dernières années plus du tiers des sinistres tous périls. Le cabinet d’expertise Saretec livre une radiographie inédite de ce phénomène reposant sur l’analyse de plusieurs milliers de rapports et de déclarations de sinistres.Ces dernières années, la France a connu plusieurs épisodes exceptionnels de sécheresse avec des périodes estivales capitalisant des déficits de précipitation et de fortes chaleurs. L’alternance de ces périodes très sèches en été et de réhydratation des sols le reste de l’année entraine des phénomènes de retrait-gonflement des argiles (RGA) jusqu’à 1,5 mètre de profondeur. Le manque d’eau induit le retrait des argiles et cette perte de volume provoque des mouvements différentiels entrainant des affaissements de sol sous les fondations et les dallages des bâtiments. De nombreux désordres apparaissent, avec notamment des fissures sur les murs et sur les sols, ou encore des affaissements de dallage. D’autres dommages indirects peuvent également apparaitre à la suite de ruptures de canalisations enterrées.Des sinistres coûteux et croissants, amplifiés pour le réchauffement climatiqueDeuxième poste d’indemnisation après les inondations, ces phénomènes sont passés d’un coût annuel moyen de 231 millions d’euros sur la période 2001-2015 à 885 millions d’euros sur la période 2016-2020. En cumulé, sur la période allant de 1982 à 2019, 8.000 communes françaises ont été reconnues au moins une fois en état de catastrophe naturelle pour le phénomène de sécheresse, pour un coût représentant 13,8 milliards d’euros, soit 36% des sinistres tous périls.Les données de Saretec font ressortir que, sur ces 5 dernières années, les arrétés sécheresses ont majoritairement touché les territoires centraux (Puy-de-Dôme, Cher) et l’est de la France (Moselle, Meurthe-et-Moselle). En 2016 et 2017, les sinistres ont par contre majoritairement été localisés dans le sud (pourtour méditerranéen, Gironde, Dordogne).85% des désordres non imputables à la sécheresseLes désordres liés à la sécheresse sont majoritairement des fissures et des affaissements. Selon les données de Saretec, ces désordres apparaissent principalement sur les façades (à 45%) à l’extérieur d’un bâtiment et sur les murs (34%) et sols (24%) à l’intérieur. Les façades est et sud, plus exposées au soleil et aux variations de températures, sont également les plus touchées. Les fissures en escalier ou en forme de sifflet sont les plus symptomatiques d’un retrait-gonflement des argiles.Ces désordres peuvent néanmoins être provoqués par d’autres phénomènes non garantis : des fortes chaleurs provoquant des déformations des matériaux de construction (ossatures métalliques ou charpentes en bois par exemple), des fuites de canalisation provoquant un mouvement de tassement différentiel non imputable à la sécheresse, une transformation du bâtiment impliquant de nouvelles charges mal supportées par la structure… Ainsi, 85% des fissures ou affaissements ne sont pas imputables à la sécheresses et ne relèvent pas du régime d’indemnisation des catastrophes naturelles.Pour les missions garanties, les fissures sont traitées dans 54% des cas, dans 23% il y a réparation des fondations ou des structures aériennes et dans 21% des cas des fondations spéciales sont créées pour stabiliser les sols.Les maisons individuelles principalement concernéesReprésentant 56 % des résidences principales françaises, les maisons sont sur- représentées selon les données de Saretec. 90 % des bâtiments concernés par la sécheresse sont en effet des logements individuels. Les désordres observés sur ce type d’habitation nécessitent entre 4.000 et 5.000 € de réparation et de mise en place de mesures conservatoires, loin derrière les corps de ferme et granges représentant un coût moyen de 12.000 €.Par ailleurs, dans plus de la moitié des cas de sécheresse (55%), les désordres provoqués par le phénomène de retrait-gonflement des argiles sont observables dans le voisinage immédiat ou plus lointain.
Il y a 3 ans et 159 jours

Bâtiment durable, Construisons l’avenir / Traitement de l’air et de l’eau

La santé des populations serait influencée à 70 % par des facteurs liés au cadre de vie : mode de vie, paramètres environnementaux…  Avec : Marc Allenbach, Directeur Général – Helios ventilateurs Julien Paris, Co-fondateur – Bativ’Air Santé Simon Davies, Directeur Environnement – fondation AIA Cet article Bâtiment durable, Construisons l’avenir / Traitement de l’air et de l’eau est apparu en premier sur Planète Bâtiment.
Il y a 3 ans et 159 jours

Découvrez les projets récompensés par la fondation Jacques Rougerie en 2021

DIAPORAMA. Des architectes du monde entier ont imaginé des projets singuliers qui défient l'imaginaire pour le concours de la fondation Jacques Rougerie. Retour en images sur les lauréats de cette onzième édition.
Il y a 3 ans et 160 jours

Les députés offrent aux collectivités le pouvoir de sanction pour faire respecter l'encadrement des loyers

Dans le cadre de l'examen du projet de loi dit "3DS" relatif à la décentralisation et à la différenciation, l'Assemblée a voté mardi soir des amendements de la majorité pour déléguer ce pouvoir de sanction actuellement entre les mains de l'Etat via les préfets.Il est "cohérent" que les collectivités qui se sont saisies de ce nouvel outil soient "en capacité de faire respecter elles-mêmes les règles", a appuyé la ministre du Logement, Emmanuelle Wargon."Pour que ça marche, il faut qu'il puisse y avoir des sanctions" et que cela soit décidé "au plus près du terrain", a abondé le communiste Stéphane Peu qui avait défendu un amendement quasi-similaire."Pour nous, c'est une urgence capitale", a souligné la députée socialiste Lamia El Aaraje rappelant les chiffres de l'Observatoire de l'encadrement des loyers à Paris, évalués par la Fondation Abbé Pierre avec le soutien de la Ville.Ils ont révélé en novembre qu'entre 2020 et 2021, 35% des logements parisiens proposés à la location dépassaient les plafonds prévus par la loi.La compétence de sanction n'est "pas suffisamment appliquée", a poursuivi la députée parisienne.Le co-rapporteur du projet de loi 3DS Mickaël Nogal a précisé que 10 amendes administratives avaient été dressées depuis 2019 par la préfecture d'Ile-de-France, saisie de 98 dossiers."La grande majorité a été classée du fait de la conciliation" entre propriétaires et locataires via la commission départementale, a-t-il précisé.Les députés ont souligné l'importance d'un meilleur accompagnement des citoyens "pour permettre de favoriser cet accès au droit".Saluant cette nouvelle délégation de compétences, Mme El Aaraje a regretté qu'elle ne s'accompagne pas "de compensations financières" puisque si la collectivité mettra l'amende et les moyens afférents, c'est l'Etat qui en récupèrera le montant.L'amendement voté permettra de "sortir de cette situation d'impunité dans laquelle un bon tiers des propriétaires se permet de dépasser l'encadrement des loyers sans que rien ne leur arrive", a réagi auprès de l'AFP Ian Brossat, adjoint au logement de la maire PS de Paris Anne Hidalgo. Pour l'élu communiste, les dépassements représentent en moyenne "environ 200 euros par mois, c'est considérable".Se félicitant d'une "très belle avancée", M. Brossat souligne le peu d'amendes dressées. Selon lui "pour que la peur du gendarme fonctionne, il faut quand même quelques amendes".Une fois la procédure législative achevée, le maire adjoint entend faire voter "en 2022 une délibération qui permettra de récupérer cette compétence et dans la foulée de mettre en place des équipes chargées d'effectuer ces contrôles".
Il y a 3 ans et 165 jours

Joël Fourny, réélu président de CMA France

Également président de la CMA Pays-de-La-Loire, et dirigeant de l’entreprise SIMM (société industrielle de modelage mécanique), Joël Fourny, a profité de cette confiance renouvelée pour annoncer qu’il poursuivra le plan d’actions, initié durant les 18 mois derniers, et a dévoilé ses grandes priorités pour ce nouveau mandat.Selon Joël Fourny, président de CMA France : « le combat que je souhaite mener à vos côtés est celui de la défense du modèle des CMA : leur rôle est aussi utile que nécessaire pour garantir le développement durable de l’économie de proximité. Cela passe par la poursuite de la transformation du réseau des CMA pour répondre toujours mieux aux besoins du secteur de l’artisanat et de nos entreprises artisanales. »Si le réseau a fait la démonstration de son utilité et de sa réactivité dès le début de la crise, le Président de CMA France entend poursuivre en ce sens. Il a notamment insisté sur le fait que son action serait guidée par la prise en compte des réalités que vivent les artisans sur leur territoire et de la nécessité de leur proposer des réponses adaptées tout en faisant reconnaître sur l’ensemble du territoire l’efficacité des CMA.Pour y parvenir, Joël Fourny a dressé devant l’ensemble des présidents du réseau des CMA, les priorités suivantes :défendre l’intérêt de l’artisanat en garantissant la pérennité du réseau et de ses ressources ;engager des actions concrètes pour contribuer à la réflexion nationale sur la place du secteur l’artisanat, du « Made in France » et de l’économie de proximité à l’occasion de l’élection présidentielle et des législatives ;faire rayonner le réseau des CMA et le secteur de l’artisanat à travers des projets de communication ambitieux tel que la « Fondation de l’Artisanat » ;renforcer l’accompagnement des entreprises artisanales sur les nouveaux enjeux tels que le numérique et la transition écologique ;développer la qualité de l’offre de services des CMA en poursuivant la création de produits innovants et performants, en développant une approche territorialisée et digitalisée de l’offre de formation et en formulant des propositions pour mieux prendre en compte la réalité de la micro-entreprise.Joël Fourny a également ajouté que sa réélection s’inscrivait dans un contexte où l’optimisme affiché par les artisans se conjuguait également avec un besoin d’accompagnement renforcé. Face à la 5e vague de COVID-19 et aux tensions qui peuvent peser sur l’activité des entreprises artisanales, le Président de CMA France entend poursuivre les efforts de transformation du réseau des CMA tout comme l’appui apporté en proximité aux entreprises artisanales pour leur permettre de bénéficier de la reprise économique.Selon Joël Fourny, président de CMA France : « La raison d’être des Chambres de métiers et de l’artisanat, c’est d’abord et avant tout d’être un réseau utile au service des artisans. Je suis honoré que mes collègues m’aient renouvelé leur confiance et je mesure la responsabilité que j’ai de les représenter pour les 5 années à venir. Je serai le Président de tous, et surtout de l’utilité, de la concrétisation et de la réussite au service de l’ensemble des artisans de tous les territoires. »De belles perspectives s’ouvrent pour le nouveau président de CMA France, qui célébrera en 2025 le centenaire du réseau.
Il y a 3 ans et 165 jours

Toulon : la nouvelle Résidence Sociale à Orientation Éducative du Fort Saint-Antoine propose 43 logements individuels

La Résidence Sociale à Orientation Éducative (RSOE) du Fort Saint-Antoine, gérée par la fondation Apprentis d’Auteuil, vient d’être inaugurée.
Il y a 3 ans et 165 jours

À Barcelone, Faulí dans les pas de Gaudí pour achever la Sagrada Familia

"J'aimerais être ici pendant de nombreuses années encore, bien sûr, mais je m'en remets à Dieu", confie dans une grimace timide ce Barcelonais, né près de la célèbre basilique, où il a commencé à travailler en 1990.A l'époque, il avait 31 ans. Soit le même âge que Gaudí lorsqu'il s'était lancé dans la construction de cet ouvrage monumental auquel il consacra quatre décennies, jusqu'à sa mort, lorsqu'il fut percuté par un tramway en 1926."Quand je suis arrivé, seules trois de ces colonnes étaient construites, et seulement les dix premiers mètres", raconte à l'AFP Jordi Faulí, en désignant plusieurs piliers de pierre depuis un grenier de la nef principale."J'ai eu la chance de planifier et de voir construit tout l'intérieur, puis la sacristie, et maintenant les tours centrales", ajoute cet homme de 62 ans au phrasé lent.La plus grande des neuf tours déjà achevées, celle de la Vierge Marie, a été officiellement inaugurée mercredi soir, avec l'illumination d'une gigantesque étoile de verre et d'acier de 5,5 tonnes surplombant la structure à 138 mètres de haut.Plusieurs milliers de personnes ont assisté à l'événement, organisé le jour de l'Immaculée Conception. L'inauguration de cette tour, appelée à devenir à terme la deuxième plus haute tour sur les 18 prévues par Gaudí, a été saluée par le pape François, qui a rendu hommage dans un message vidéo au "grand architecte Antoni Gaudi".Histoire heurtéeA quel moment le reste de l'édifice sera-t-il achevé ? Le calendrier initial prévoyait une fin des travaux en 2026, date du centenaire de la mort du célèbre architecte moderniste. Mais avec la pandémie de Covid-19, cet objectif a été abandonné et la suite des travaux reste incertaine."Nous ne pouvons donner aucune estimation, car nous ne savons pas à quel niveau les visites vont reprendre dans les années à venir", explique Jordi Faulí, qui rappelle que la basilique n'est financée que par les dons privés et, surtout, les entrées payantes des visiteurs.En 2019, la Sagrada Familia a été le monument le plus visité de Barcelone, avec 4,7 millions d'entrées. Mais avec la pandémie de Covid-19, la basilique est restée fermée au public durant presqu'un an à partir de mars 2020, en deux périodes cumulées.Selon les données municipales, moins de 764.000 personnes ont ainsi visité le bâtiment en 2020. Et d'après la fondation en charge des travaux, les visites ne retrouveront pas leur niveau d'avant-crise avant la fin 2023 au plus tôt.Ce n'est pas la première fois que le chantier se heurte à des difficultés. La Sagrada Familia a même vu son avenir menacé lors de la Guerre civile espagnole (1936-1939), quand une grande partie des plans et maquettes laissés par Gaudí ont disparu dans un incendie.Pour certains, cette perte capitale ne permet pas de considérer les éléments récents comme l'oeuvre de l'architecte catalan. L'Unesco n'inclut d'ailleurs à son patrimoine mondial que la façade de la Nativité et la crypte de la basilique, érigées du vivant de Gaudí.Mais pour Faulí, l'édifice actuel est fidèle au projet d'origine. Gaudí "a clairement dessiné la disposition des différents éléments des nefs (...), des voûtes, des tours" et proposé "que ces règles géométriques, cette grammaire qu'il a laissées dans ses modèles puissent être reproduites", insiste-t-il.Tourisme de masseAvant la pandémie, Faulí, nommé architecte en chef de la basilique en 2012, dirigeait une équipe de 27 architectes et plus de 100 ouvriers. Aujourd'hui, seuls cinq architectes et 16 ouvriers travaillent sur le chantier.A Barcelone, ville de 1,6 million d'habitants où le débat sur son modèle touristique fait rage, un tel projet est d'autant plus délicat que nombre d'habitants s'opposent au tourisme de masse qui, selon eux, détruit certains quartiers de la ville... dont celui de la basilique."Ma vie est ici et ils veulent la mettre à terre" ou "Stop aux mensonges des guides touristiques", dénoncent ainsi des banderoles attachées à des balcons dans la rue où doit être construite la future entrée principale de l'édifice, un escalier qui obligerait à reloger plusieurs centaines de familles.Interrogé sur ces critiques, Faulí prône "le dialogue avec tout le monde et la recherche de solutions justes".Il aimerait cependant voir achevée la façade principale de l'édifice, dont il ne s'est jamais éloigné plus de deux semaines d'affilée au cours des 30 dernières années.
Il y a 3 ans et 169 jours

Les entreprises de construction connaissent une croissance solide mais font face à de nouveaux risques dans l’après-Covid

Toutefois, l’édification de bâtiments et d’infrastructures plus durables, la montée en puissance des énergies propres et l’adoption de méthodes de construction modernes entraînent des changements radicaux de conception, de matériaux et de processus, qui vont transformer le paysage des risques. Ces défis s’ajouteront aux tensions sur les chaînes d’approvisionnement, aux pénuries de matériaux et de main-d’œuvre et à l’augmentation des coûts, dans un contexte caractérisé par des marges étroites depuis plusieurs années. Dans son récent rapport Construction risk after Covid, Allianz Global Corporate & Specialty (AGCS) étudie précisément les tendances des risques à court et à long terme dans la construction.« La Covid-19 a fait entrer le secteur de la construction dans une nouvelle ère, explique Yann Dreyer, Practice Group Leader mondial pour la construction dans l’équipe mondiale Énergie et Construction d’AGCS. Les projets se sont poursuivis pendant la pandémie et la croissance est au rendez-vous, mais l’environnement général a profondément changé. Le secteur est confronté à des défis inédits, liés à la volatilité de la chaîne d’approvisionnement, à la flambée des prix des matériaux, à la pénurie de main-d’œuvre qualifiée et au renforcement des objectifs de développement durable. En outre, le déploiement accéléré des stratégies de réduction des coûts et l’adoption de nouvelles technologies et conceptions pourraient accroître les risques pour les entreprises de construction et les assureurs. La surveillance continue des risques et les contrôles de gestion seront essentiels à l’avenir. Aux côtés de nos clients, nous aiderons à la gestion de ces risques. AGCS est mobilisée à cet égard et la construction est un secteur clé dans ses projets de croissance. »Les fortes perspectives de croissance du secteur s’expliquent par plusieurs facteurs. Parmi eux, figurent notamment l’augmentation de la population sur les marchés émergents, ainsi que les investissements importants dans les énergies nouvelles (éolien, solaire et hydrogène) et les systèmes de stockage et de transport de l’électricité. La transition vers le véhicule électrique exige des investissements dans de nouveaux sites de production, de fabrication de batteries et de chargement.Les bâtiments ne doivent pas seulement améliorer leur empreinte carbone. Ils doivent aussi être dotés de protections contre les inondations maritimes et fluviales, ainsi que de systèmes d’évacuation et de drainage, dans les nombreuses régions exposées aux catastrophes. Ces mesures sont nécessaires pour répondre aux phénomènes météorologiques extrêmes, de plus en plus fréquents.Parallèlement, les gouvernements de nombreux pays préparent des investissements majeurs dans les infrastructures pour stimuler l’économie après la pandémie et favoriser la transition vers la neutralité carbone. Aux États-Unis, un plan d’infrastructures de plus de mille milliards de dollars vise les ponts et les routes, mais aussi les réseaux de haut débit, d’eau et d’électricité du pays. En même temps, le gouvernement a annoncé son intention d’investir dans plusieurs grands projets d’infrastructure à travers le monde en 2022. Il répond ainsi à l’ambitieuse initiative chinoise de la nouvelle route de la soie pour relier l’Asie de l’Est à l’Europe. Dans la prochaine décennie, la Chine, l’Inde, les États-Unis et l’Indonésie devraient représenter près de 60% de la croissance mondiale de la construction.Les défis créés par le boom de la constructionCet essor attendu s’accompagne à la fois d'avantages et de défis spécifiques. À moyen terme, la hausse brutale de la demande risque de créer des tensions supplémentaires sur les chaînes d’approvisionnement. Elle pourrait aussi les pénuries de matériaux et de main-d’œuvre qualifiée, entraînant des dépassements de délais et de coûts.En outre, de nombreux acteurs du secteur devront accélérer la mise en place des mesures de rationalisation et de contrôle des coûts, si la crise de la Covid-19 a impacté leurs marges bénéficiaires. En effet, celle-ci a pu souvent engendrer une baisse de la qualité et de la maintenance, et ainsi accroître le risque d’erreur.L’analyse d’AGCS montre que les défauts de conception et de fabrication constituent l’une des principales causes de sinistres en assurance construction et risques techniques, soit environ 20% du montant des quelque 30.000 sinistres industriels étudiés entre 2016 et fin 2020.Le renforcement des objectifs de développement durable et de neutralité carbone va profondément modifier le paysage traditionnel des risques dans le secteur. Selon le Programme des Nations unies pour l’environnement, la construction de bâtiments représente 38% des émissions mondiales de dioxyde de carbone relatives à l’énergie. Pour réduire les émissions de carbone, les bâtiments actuels devront être rénovés et réhabilités. Par ailleurs, de nouveaux matériaux et méthodes de construction devront être introduits sur le marché dans des délais relativement courts. Cette évolution entraînera une augmentation des risques de défaut et pourrait avoir des effets inattendus sur le plan de la sécurité, de l’environnement et de la santé. Ainsi, l’utilisation du bois dans la construction, en tant que matériau durable et rentable, s’est accrue ces dernières années. Or, cette tendance a des conséquences sur les risques d’incendie et de dégât des eaux. L’analyse d’AGCS révèle que les incendies et explosions représentent déjà plus d’un quart (26%) du montant des sinistres en assurance construction et risques techniques sur les cinq dernières années. C’est la cause de sinistre la plus coûteuse.Les risques liés aux énergies renouvelablesLe développement des énergies renouvelables entraîne également de nouveaux risques. Les projets d’éoliennes en mer prennent de l’ampleur, s’éloignent des côtes et pénètrent dans des eaux plus profondes. Les coûts liés aux retards et aux réparations sont donc plus élevés. Les parcs d’éoliennes en mer, ainsi que les fermes éoliennes et solaires terrestres, peuvent aussi être exposés à des sinistres en série. Par exemple, un défaut de conception ou de fabrication d’une turbine peut avoir des répercussions sur plusieurs programmes. Des défauts de construction sur des fondations de parcs et de fermes solaires ont également occasionné des demandes d’indemnisation importantes. Les réparations de câbles sous-marins, qui pèsent des milliers de tonnes et dont la mise en place nécessite des navires spéciaux, peuvent prendre plus d’un an. Une seule station de conversion en mer peut coûter jusqu’à 1,5 milliard de dollars, soit autant qu’une plateforme pétrolière. Un incendie ou une explosion dans un convertisseur peut, comme cela a été récemment le cas en Chine, provoquer un sinistre total.« Les immenses investissements dans les énergies vertes se traduiront par des valeurs à risque plus élevées. Parallèlement, l’adoption rapide de technologies, de méthodes et de matériaux à l’état de prototypes exigera une étroite coopération entre les équipes internes de souscription, d’indemnisation et de gestion des risques, ainsi qu’entre les assureurs et leurs clients », souligne Olivier Daussin, responsable de la souscription Construction dans l’équipe mondiale Énergie et Construction d’AGCS.Les deux faces de la construction modulaireEnfin, les méthodes modernes de construction et de production peuvent transformer radicalement la construction, en transférant plus de risques hors site et en intégrant une plus grande utilisation de la technologie. La construction modulaire, en particulier, apporte de nombreux avantages. Parmi eux, citons la gestion de la qualité contrôlée en usine, la réduction des déchets de la construction, la division par deux des délais de construction par rapport aux techniques traditionnelles et la diminution des perturbations sur le milieu environnant. Mais elle soulève aussi des inquiétudes concernant les sinistres répétitifs. « Les méthodes de construction modulaire et préfabriquée présentent un risque accru de sinistres en série. En effet, la même pièce peut être utilisée dans plusieurs projets avant qu’un défaut ne soit détecté », explique Olivier Daussin.La pénurie de main-d’œuvre qualifiée dans le secteur de la construction devrait favoriser la tendance à la fabrication hors site et à l’automatisation. Dans le même temps, la numérisation de la construction crée des expositions cyber, contre lesquelles les entreprises d’ingénierie et de construction doivent renforcer leur protection. Aujourd’hui, les nombreux acteurs engagés sur un chantier sont interconnectés par des plateformes partagées, ce qui accroît leur vulnérabilité. Les risques cyber peuvent aller des tentatives malveillantes d’accès à des données sensibles jusqu’à l’introduction dans le système de contrôle du site et le vol. Ces attaques peuvent provoquer l’interruption de la chaîne d’approvisionnement et la corruption des données de conception d’un projet, entraînant des retards et, par conséquent, un risque pour la réputation des parties concernées.Une meilleure protection des chantiers contre les catastrophes naturelles et les dégâts des eauxLa nécessité de diminuer les émissions de gaz à effet de serre favorisera l’adoption d’une approche plus durable des bâtiments résidentiels et commerciaux, ainsi que des infrastructures. Elle pourrait aussi accélérer la tendance à la recherche de gains d’efficacité et de réduction des déchets. Les entreprises doivent également mieux étudier l’atténuation des impacts sur leurs chantiers des événements climatiques tels que les incendies de forêt, les inondations soudaines et les glissements de terrain. L’analyse d’AGCS indique que les catastrophes naturelles sont déjà la deuxième cause de sinistre la plus coûteuse, après les incendies et explosions. Elles représentent 20% du montant des demandes d’indemnisation sur les cinq dernières années.Pour conclure, les dégâts des eaux continuent d’être la cause majeure de sinistres au cours d’une construction. AGCS a constaté plusieurs sinistres d’une ampleur exceptionnelle. À l'origine, des fuites d’eau de canalisations sous pression ou de systèmes de lutte contre l’incendie n’avaient pas été repérées ou s’étaient produites en dehors des heures de bureau, pendant les week-ends ou les périodes d’arrêt. Les systèmes de surveillance et de détection des fuites d’eau peuvent aider à réduire la fréquence et la gravité des dégâts des eaux, pour diminuer les coûts de réparation et les retards de projet.Vous pouvez télécharger le rapport complet ici
Il y a 3 ans et 172 jours

Fondation Jacques Rougerie – Palmarès 2021 des Prix d’Architecture

La Fondation Jacques Rougerie – Institut de France décerne chaque année six Prix internationaux d’Architecture pour une dotation globale de 30 000 €. Depuis onze ans, la fondation a reçu près de 11 000 candidatures en provenance de 135 pays. Les Grand Prix d’Architecture sont dotés de 5 000 €Les Prix Focus d’Architecture sont dotés […] L’article Fondation Jacques Rougerie – Palmarès 2021 des Prix d’Architecture est apparu en premier sur Chroniques d‘architecture.
Il y a 3 ans et 173 jours

Conjoncture et activité de la construction métallique française en 2021

La progression de l’activité est largement soutenue par la croissance des commandes issues du secteur privé pour la réalisation de bâtiments industriels, agroalimentaires, commerciaux, logistiques et de distributions. Les constructeurs métalliques réalisent 61,1 % du marché de la construction de bâtiments industriels. Précisons que, depuis quelques années, du fait de l’évolution du e-commerce, la construction métallique répond en effet à une forte demande de constructions d’entrepôts logistiques. Si la solution métallique n’est pas toujours retenue pour la réalisation des très grands entrepôts, notons qu’elle s’avère très compétitive pour les entrepôts de 2.000 à 5.000 m2.Côté commande publique (plus rare), celle-ci soutient aussi la tendance sectorielle, grâce notamment aux lignes 16 et 17 du Grand Paris, aux installations des Jeux Olympiques Paris 2024, ainsi qu’aux nombreuses gares réalisées en constructions métalliques. Cependant, pour Roger Briand, « Force est de constater qu’aujourd’hui, si le volume d’activité est présent, les marges sont impactées par les augmentations de prix de l’acier ». En effet, avec cette augmentation, les marchés conclus ont été impactés par une perte de marge. Pour les marchés publics, les interventions du SCMF auprès du ministère de l’industrie ont ainsi permis la publication d’une circulaire de recommandations de bienveillance des acheteurs publics à l’égard des réclamations des entreprises. Certaines entreprises ont obtenu des actualisations de prix et des suppressions de pénalités de retard. « Pour les marchés privés, nous avons fait valoir auprès de nos clients l’existence de l’article 1195 du code civil relatif à la clause de l’imprévision. Dans quelques cas, cela a permis d’ouvrir la discussion avec les maîtres d’ouvrage et d’obtenir de petites compensations » explique Roger Briand avant de conclure « En ce qui concerne l’évolution des prix, nous sommes tous dans l’expectative et dans l’attente d’une baisse. »Rappelons que les entreprises de construction métallique sont, pour l’essentiel, des PME, des ETI à structures familiales et qu’elles investissent de manière régulière et conséquente dans leurs outils de production afin de maintenir leur compétitivité. Et Roger Briand de mentionner : « Les constructeurs métalliques envisagent l’avenir avec sérénité pour les six premiers mois de 2022 et ce grâce à des carnets de commandes bien remplis et des consultations nombreuses en cette fin d’année. Il reste à espérer que les prix des matières premières se stabilisent, pour permettre la reconstitution des marges des entreprises. »Conjoncture et activité des constructeurs métalliquesLa productionAprès une année 2020 fortement impactée par la pandémie, la production annuelle 2021 devrait atteindre les 780.000 tonnes, soit une croissance d’un peu plus de 8 % (marché intérieur) par rapport à 2020. « Une croissance qui va permettre d'atteindre les niveaux d'avant crise » (+ 2 % vs 2019), selon Roger Briand.Rappelons que, lorsque ce taux atteint 80 %, les industriels investissent dans leur outil de travail et construisent de nouveaux bâtiments afin d’augmenter leur capacité de production. L’activité de la profession se veut ainsi étroitement liée à ce taux d’utilisation des capacités de productions françaises. Pour Roger Briand : « Ce taux, qui avoisine 80 %, confirme la bonne situation des carnets de commandes ».Prises de position et préoccupations du SCMFRE2020 :Cette nouvelle réglementation environnementale indispensable et nécessaire pour diminuer l’émission des gaz à effet de serre dans l’acte de construire est soutenue par la profession.À ce titre, Roger Briand déclare : « Nous sommes en accord avec la nécessité d’améliorer nos bilans carbone mais nous nous heurtons à un parti pris non justifié en faveur du matériau bois. L’analyse de cycle de vie dynamique, l’ACV Dynamique retenue par le ministère de la transition écologique pour déterminer le bilan carbone du bois apporte à ce matériau un avantage inéquitable et inexplicable scientifiquement. En fin de vie par combustion ou enfouissement, le matériau bois ne conservera pas le CO2 qu’il a emmagasiné contrairement aux hypothèses de l’ACV dynamique. Le SCMF accompagné par le CTICM est intervenu à de nombreuses reprises pour dénoncer près des instances gouvernementales (DHUP, Ministère de la transition écologique) cette situation inexplicable scientifiquement. Lors de la publication de l’arrêté RE 2020 le 4 août dernier, nous avons constaté que l’ACV statique et l’ACV dynamique étaient présentés avec la même importance dans les textes.Nous en avions déduit bien logiquement que les deux méthodes de calcul reconnues dans l’arrêté étaient utilisables pour déterminer le bilan carbone de chaque matériau. L’ACV Dynamique pour avantager les matériaux biosourcés. L’ACV Statique éventuellement pour les autres matériaux. En fait, il semblerait que ce ne sera pas le cas. Seuls les règlements français vont imposer l’ACV dynamique pour tous les matériaux alors que les autres pays européens vont utiliser l’ACV Statique. L’ACV dynamique atténuera les émissions de fin de vie du bois… (par la magie, des émissions de CO2 vont disparaître), plus exactement ces émissions vont être reléguées aux générations futures (dans 50 ans). La prise en compte de ces réductions d’émission du bois va avoir pour conséquence la réduction de production de matériau recyclé.Un autre point nous interpelle : l’introduction du module D, le Module de la déconstruction enfin retenu, module qui valorise l’effet du recyclage en termes d’évitement de matière produite, mais il est raboté de 43 % par l’usage exclusif de l’ACV dynamique. Il s’agit d’une double peine pour notre filière. Ce parti pris réduit d’autant les vertus de recyclage en termes d’émission, alors que notre filière est très investie dans cette démarche et souhaite les amplifier. Le gouvernement a-t-il compris qu’en rendant exclusif l’ACV dynamique, il freine les solutions de recyclage auxquelles la filière est très attachée car elle dispose du matériau le plus circulaire de tous. Par ailleurs, nous avons bien noté dans la RE 2020 que lors de sa seconde vie un produit issu du réemploi est considéré sans impact carbone. L’éco-conception de nos structures acier vont nous permettre de développer le recyclage et surtout le réemploi de l’acier dans une seconde vie pour la réalisation de bâtiments mixtes acier, bois, béton à bilan bas carbone, en utilisant le bon matériau au bon endroit. Les ingénieurs de nos bureaux d’études et du CTICM sont déjà à l’œuvre pour définir les constructions de demain. »« REP Bâtiment » :Si l’objectif de la REP est de favoriser le recyclage et d’éviter les dépôts sauvages de déchets de démolition du bâtiment, la profession des constructeurs métalliques s’étonne là-encore par la voix de son président. Roger Briand précise en effet : « Nous pouvons d’ores et déjà affirmer fort et clair que si les constructions étaient toutes métalliques, cette REP n’aurait jamais vu le jour car nous recyclons déjà notre matériau l’acier à plus de 90 % ». Et d’interroger : « Pourquoi sommes-nous assujettis à cette éco-contribution qui va nous conduire à financer en partie les structures et dispositifs pour traiter les autres matériaux » ?Rappelons que l’un des atouts de l’acier réside dans le fait que la filière de recyclage est déjà organisée. Dès 1856, les sidérurgistes ont mis sur le marché des aciers fabriqués à partir du recyclage des aciers utilisés, grâce à la mise au point du procédé du convertisseur Martin-Siemens. Ce recyclage à l’infini de l’acier permet de diminuer le recours au minerai de fer et de protéger les réserves en ressources naturelles. Et Roger Briand de préciser : « Ce recyclage est une donnée culturelle de la filière acier particulièrement bien rodée après plus d’un siècle d’existence. La récupération des chutes d’acier provenant de nos usinages et des aciers des décharges se fait par l’intermédiaire des ferrailleurs. D’ailleurs, il existe depuis plus d’un siècle un marché et un cours de la ferraille (actuellement de 300 € /T) très suivi par les constructeurs. Nous ne pouvons pas croire que notre profession, exemplaire en matière de recyclage, en supportera les coûts ! »En effet, les métaux sont les matériaux les plus recyclés au monde. Selon Arcelor Mital, plus de 650 MT d’acier sont recyclés chaque année. Pour la Word Steel également, l’acier constitue le matériau d’excellence, puisqu’une étude gratifie déjà l’acier du taux de 85 % de recyclabilité lors d’une déconstruction/destruction de bâtiment industriel (contre 20 % pour le béton et 13 % pour le bois). Précision faite que les qualités magnétiques de l’acier facilitent sa récupération surtout les aciers du béton, beaucoup plus difficiles à récupérer. Toutefois, malgré la situation, la profession a fait le choix d’être actrice dans un éco-organisme en cours de création (Valobat, animé par Saint-Gobain) pour témoigner des atouts de matériau acier. Et Roger Briand d’indiquer : « Nos seuls objectifs d’amélioration concernent la traçabilité des aciers récupérés sur les chantiers suite à une démolition. Notre profession a décidé de se déclarer « metteur sur le marché » car nous sommes des producteurs en fabricant dans nos ateliers les pièces de la structure que nous assemblons sur les chantiers comme l’assemblage pièce par pièce d’un mécano géant. Ce choix est aussi une manière de participer à la gouvernance de l’éco-organisme et de mieux défendre notre singularité. » Et de conclure : « Un point de vigilance pour nous concerne la fabrication étrangère qui devra être soumise, comme la fabrication française, à l’éco contribution pour nous éviter une concurrence déloyale. Nous veillerons aussi sur le fait que les montants de cette éco-contribution soient visibles sur les facturations pour en permettre une vérification ou éviter des surfacturations en cascade ».Le recrutement :Autre sujet d’importance pour le SCMF et les professionnels de la construction métallique, le recrutement. La profession se heurte en effet depuis des années à des difficultés sur l’ensemble des postes de la filière. Pour Roger Briand : « Pas assez connu et reconnu, notre métier souffre d’une image dégradée qui n’attire pas suffisamment l’intérêt des chercheurs d’emplois et des jeunes étudiants. Notre image doit devenir celle de la réalité pour attirer plus encore les jeunes vers nos métiers. »Si le SCMF va reprendre et intensifier ses actions auprès des collèges et lycées, il est conscient qu’il doit faire preuve de pédagogie pour former ses futurs ingénieurs, techniciens supérieurs, opérateurs sur machines à commande numérique, conducteurs de travaux…En effet, trop souvent encore, les métiers de la construction métallique sont associés à ceux de la sidérurgie, ce qui est bien loin de la réalité. Aujourd’hui, les ateliers des constructeurs disposent de lignes de fabrication automatisées résolument très performantes, ainsi que des sites industriels orientés vers la numérisation et la robotisation, comparables à celles des unités de montage d’automobiles ou des ateliers de mécanique. Et le SCMF tient à le faire savoir notamment au travers de l’APK (association pour le développement des formations de la construction métallique) qui tient un rôle majeur pour la formation et le recrutement des professionnels de la construction métallique.Construction métallique et gares : mise en lumière de 3 référencesLa gare de Rennes :Pierre Raymond, Directeur général GAGNE-Groupe BRIANDPour accueillir un flux de voyageurs toujours plus nombreux (30 millions prévus d’ici 2040), SNCF Gares & Connexions a lancé entre 2015 et 2019 une vaste opération de restructuration de la Gare de Rennes. Ce projet prend notamment en compte l’accueil de la ligne à grande vitesse Bretagne-Pays de la Loire avec l’adaptation des ouvrages liés à l’augmentation des flux des voyageurs grande ligne et en correspondance mais aussi la mise en place d’une intermodalité globale entre les différents modes de transports : le train, les lignes de métro, les flux automobiles et piétons, les modes doux et les transports de bus urbains et interurbains.Il aura fallu presque dix ans, dont la moitié d’études, pour achever la métamorphose de la gare de Rennes. Ainsi, les architectes se sont inspirés de l’emblématique forêt de Brocéliande pour récréer une nappe de brume au-dessus d’un bois jonché d’arbres. Cette transformation s’inscrit dans un projet urbain de paysage construit reliant le nord et le sud de la gare, enjambant les voies ferrées.Une toiture en ETFE fournit un apport de lumière naturelle important sur l’ensemble des niveaux avec, à la clé, une ambiance lumineuse assurant une transition entre les espaces souterrains et la gare haute.La société Gagne a réalisé la charpente métallique, la couverture, les façades, ainsi que les structures de passerelles. Cela représente la mise en œuvre d’une ossature métallique de près de 1 000 tonnes, l’installation de 2 000 m2 de façades vitrées et de 300 m2 de toiture ETFE.Maître d’ouvrage : SNCF Gares & ConnexionsMaîtrise d’œuvre et conception : SNCF G&C et ArepArchitectes : J-M. Duthilleul, E. Tricaud, F. Bonnefille, R. RicoteBureau d’études structures : MaP3Constructeur métallique : GagneAménagement des gares de Pont de Rungis et Maison BlancheJulien FRACCAROLI (FAYAT METAL Grands Projets)Réfléchies dans une logique d’optimisation de l’espace, ces deux gares combinent une architecture métallique, de grandes portées et même des voûtes pour celle de Pont de Rungis. Leur réalisation requiert toute l’expertise technique de FAYAT METAL GRANDS PROJETS à travers les 6 500 heures prévues sur les études d’exécution mais également pour répondre aux exigences BIM du projet. L’ambition architecturale sur la gare de Pont de Rungis se décline par la mise en œuvre d’arches en PRS de 35 mètres de portée sur lesquelles viennent se reposer les poutres treillis de 25 mètres supportant la toiture. Les 500 tonnes de charpente métallique seront pourvues de traitement anticorrosion galvanisé et de peinture intumescente afin de répondre aux critères de tenue au feu de l’ouvrage.Le faux-plafond architecturé et vouté de cette gare représente une surface de 2 000 m2 où toute l’expertise en verre et métal de l’entreprise ACML – Division Fayat Metal – s’est démontrée. Les 3 000 m2 d’habillage intérieurs en inox, les façades en murs rideaux et les 3 000 m2 de couverture en Riverclack viennent compléter les prestations confiées à FMGP comme entreprise générale du métal. Le défi est de taille : le montage du clos-couvert est prévu au printemps 2022 avec en ligne de mire l’ouverture de ce tronçon pour les jeux olympiques de Paris de 2024.Maître d’Ouvrage : Société du Grand Paris (SGP)Maître d’Ouvrage Délégué : RATPMaîtrise d’œuvre : ELIOS groupement Setec et SystraArchitecte Gare de Maison Blanche : Groupe 6Architecte Gare de Pont de Rungis : Valode & PistreEntreprise générale : Razel BecCharpente métallique, façades, plafond voûté, couverture : Fayat Metal Grands Projets, ACML.Gare de Corbeil-EssonnesGuillaume ALBAN (Société Legrand)Entreprise familiale fondée en 1956 par René LEGRAND et son épouse, LEGRAND se développe rapidement dans le domaine du génie civil ferroviaire, de la signalisation et de la serrurerie. Elle participe ainsi à de nombreux travaux d’aménagements pour la SNCF (construction et levage de pylônes, éclairage, pose de câbles, électrification, …) et choisit de diversifier sa clientèle (PTT, devenu France Télécom, dès 1970, EDF depuis 1992, opérateurs de télécommunications à la fin des années 1990) comme ses activités (Département Construction Métallique en 1981, Bureau d’Etudes de piquetage en 1990, pose de fibres optiques dès 1992, ingénierie de réseaux de télécommunication depuis 2000). La société LEGRAND est d’ailleurs associée directement au développement des grandes infrastructures ferroviaires qui ont marqué la fin du XXe siècle et le début du XXIe : rénovation et modernisation du réseau ferroviaire (électrification, signalisation, …), construction des lignes nouvelles TGV (en France depuis la LGV Paris Lyon jusqu’aux LGV Est et Tours-Bordeaux, mais aussi en Angleterre), construction et aménagement des gares (couvertures métalliques, passerelles piétonnes, vidéosurveillance, éclairage, …). Elle est ainsi devenue pour RFF et la SNCF le leader incontesté de la pose d’artères câbles ferroviaires, un acteur majeur en signalisation ferroviaire et construction métallique. L’innovation dans de nombreux domaines a toujours été une préoccupation majeure de l’entreprise LEGRAND : informatisation en 1973, création de machines de pose mécanisée de câbles en 1978, conception et dépôt de brevets de chambres de tirage préfabriquées en 1985, robotisation de la production en métallerie en 1991, création d’une structure spatiale pour des nappes métalliques de grande portée en 2001… En 1996, la société LEGRAND a franchi une nouvelle étape de son développement lorsque les principaux cadres se sont réunis pour en assurer la pérennité, préférant ainsi conserver leur indépendance au lieu de voir leur outil de travail se fondre au sein de l’anonymat d’un groupe.L’ouvrage réalisé à la Gare de Corbeil-Essonnes est une passerelle métallique droite en plan et de profil en long horizontal, d’une longueur totale de 49,79 mètres composée en 4 travées (9,18 m, 13,27 m, 12,83 m, 14,51 m). Chacun des 5 appuis (P0, P1, P2, P3 et P4) est constitué d’un escalier et de poteaux, et comprend une tour d’ascenseur. L’accès à la passerelle s’opère depuis les quais et la gare routière Emile Zola par les 5 escaliers et 5 ascenseurs. Le tablier de la passerelle (largeur utile de 3 mètres) est une structure continue à section constante, avec caisson métallique à intrados courbe de hauteur maximale 0,80 m et de largeur 3,60 m. Il repose sur deux appareils d’appui sur chaque appui, disposés au droit des âmes intérieures du caisson, avec un point fixe sur l’appui P2 réalisé à l’aide de deux appareils d’appui fixes permettant le blocage longitudinal de l’ouvrage.Notons que le tablier repose sur deux appareils d’appui libres sur les autres appuis de la structure, permettant un déplacement dans le sens longitudinal et que les structures métalliques des tours d’ascenseurs sont indépendantes de la structure porteuse de la passerelle. Précisons aussi que les tours d’ascenseurs et les poteaux de la structure porteuse du tablier prennent appui sur une fondation commune qui prend la forme d’une semelle fondée sur neuf micropieux et que les pieds d’escaliers reposent également sur une semelle fondée sur quatre micropieux. Sur le tablier et les paliers d’ascenseurs, la hauteur des protections caténaires et anti-vandalisme est de 2,50 m.Mentionnons que ces protections sont composées d’une partie supérieure en maille tissée inox, et d’une partie inférieure en tôle inox martelé sur tablier et en maille tissée inox sur paliers d’ascenseurs. La pente transversale unique à 1.5 % du platelage supérieur assure, quant à elle, l’écoulement des eaux vers la rive côté ascenseurs, dans un caniveau fil d’eau. Les eaux, récoltées par des avaloirs, sont ensuite évacuées par gravitation dans des conduites logées le long des poteaux structurels et raccordées au réseau d’assainissement des quais.Les marches d’escalier et les paliers (d’escaliers et d’ascenseurs) sont exécutés en béton, avec des bandes antidérapantes sur les nez de marches et les bandes podotactiles incrustées en haut de chaque volée de marches. Si les marches présentent un recouvrement de 5 cm, notons que les premières et dernières de chaque volée sont pourvues d’une contremarche. Le montant hors taxe des travaux s’élève à environ 5,6 M€ (génie civil + passerelle métallique). Concernant la passerelle métallique seule, elle a nécessité un peu plus de 1 500 heures d’étude (dimensionnement et dessin), 1 200 heures d’encadrement travaux et, enfin, 12 000 heures de fabrication atelier. Gestion de flux de circulation oblige, la pose s’est opérée lors de deux week-end « coup de poing », sous consignation caténaire avec un délai d’exécution de 22 mois à compter de la date T0 fixée par l’ordre de service.Maître d’ouvrage (MOA) :SNCF Réseau - Direction Régionale Île-de-France - Plateau commun SDAMaître d’ouvrage Mandaté (MOAD) : SYSTRA - Pôle des Mandats deMaîtrise d’ouvrage Maître d’œuvre général (MOEG) : Groupement EGIS Rail / Strates OAMandataire du groupement : Razel Bec /Lang TPCo-traitant/Constructeur métallique : Legrand S.A.
Il y a 3 ans et 173 jours

Réhabilitation du Musée des Jacobins à Morlaix

Ces travaux induisaient des charges non prévues sur les fondations de la structure. Les équipes URETEK® sont alors intervenues pour renforcer ces fondations qui présentaient des défauts de jointement, et consolider les sols sous les fondations existantes et nouvelles. La technique d'injection de résine expansive fut appliquée sur l'ouvrage sous la surveillance continue d'un radar 3D afin de garantir la préservation du bâtiment classé Monument Historique.
Il y a 3 ans et 173 jours

Mauritanie – Sénégal : La digue protectrice de Grand Tortue – Partie #1

Article paru dans le n° 97 de Béton[s] le Magazine. Opération de transport d’un caisson à l’aide de barges submersibles BOA33 en direction de la baie de Dakar, distante de 7,4 km [©bp-Eiffage] Grand Tortue – Ahmeyim… Ce n’est pas le nom d’une nouvelle espèce de chéloniens ou de tortues, mais celui d’un vaste projet intégrant, entre autres, la construction d’un terminal gazier en haute mer. Opéré par bp, Kosmos, Petrosen et SMHPM, ce port se situera sur la frontière séparant le Sénégal de la Mauritanie, à quelque 10 km des côtes, dans l’océan Atlantique. La première étape de sa réalisation est la mise en place d’un brise-lame protecteur de 1 150 m. Celui-ci prend appui sur une couche en enrochements sur laquelle sont déposés d’immenses caissons préfabriqués.  Ce port est créé pour permettre l’exploitation de champ gazier Grand Tortue-Ahmeyim. Projet binational, sa construction est partagée entre la Mauritanie et le Sénégal. A la première, la fourniture des enrochements. Au second, la préfabrication des caissons en béton armé. L’ensemble de la réalisation est confié au groupement Eiffage Génie Civil Marine – Saipem, dans le cadre d’un contrat de conception, fourniture, construction et installation.  Une piste de 36 km pour contourner Nouakchott Deux remorqueurs de haute mer acheminant un caisson vers le site de Grand Tortue, situé à 220 km au Nord de Dakar. [©bp-Eiffage] La carrière Hajar Dakhen permettant l’extraction des enrochements se situe à Akjoujt, à 275 km au Nord-Est de Nouakchott, la capitale de la Mauritanie. Elle assure la production de trois “coupures”. Un tout-venant 1/500 kg destiné à la couche de fondation. Puis, un ballast 40/80 mm (126 000 t), constituant la couche d’assise. Enfin, un 500/1 500 t (206 000 t), pour créer la carapace de protection du pied des caissons et de la pente du talus sous-marin. En totalité, les enrochements représentent un poids cumulé de 2,14 Mt ou un peu moins de 1,1 Mm3de matériaux.  Quelque 150 poids lourds ont été affectés au transport entre la carrière et le port. « Nous avons construit une piste de 36 km permettant de contourner, par le Nord, le centre-ville de Nouakchott, explique Antoine Bidault, directeur du projet pour Eiffage Génie Civil Marine. C’était une exigence du maître d’ouvrage, pour des questions évidentes de sécurité. Cette route sera rétrocédée gracieusement à l’Etat mauritanien, une fois les opérations logistiques achevées. » Un port construit en haute mer Transfert d’un caisson de la station n° 7 sur la barge submersible BOA 33. [©bp-Eiffage] Une fois livrés, les matériaux sont stockés à proximité du Port autonome de Nouakchott – Port de l’Amitié, sur une aire aménagée à cet effet. A quoi s’ajoute une zone-tampon en bord à quai pour permettre le remplissage des bateaux sans temps d’attente. Pour ce faire, le fond marin a dû être approfondi à – 12,50 m, au niveau des postes de chargement. La première opération sur le site de construction du terminal en haute mer consiste au dragage du fond marin, de faible portance. Quelque 185 000 m3de matériaux sont ainsi évacués, remplacés par des enrochements transportés par des navires de forte capacité. Ceux-ci sont pourvus d’un tube plongeur pour assurer une mise en place précise de la couche de ballast. Des pelles hydrauliques embarquées assurent, elles, la dépose des autres matériaux. En coupe verticale, l’assise du brise-lame prend la forme d’un trapèze, d’une hauteur de 10 m et dont la base inférieure mesure 75 m de large. Quant à la base supérieure – celle sur laquelle sont posés les caissons -, elle est large de 39 m.  A 220 km au Sud de la zone de construction du futur terminal gazier est implantée l’aire de préfabrication des caissons [à découvrir en exclusivité dans le prochain Béton[s] le Magazine n° 98 – Janvier/février 2022]. Une zone accueillie au sein du Port Autonome de Dakar, la capitale du Sénégal. Cette plate-forme se développe sur une superficie de 16 ha et comporte un quai de 200 ml et un tirant d’eau de 7,50 m. La station n° 7 constitue la dernière position de la ligne de construction des caissons. C’est aussi et surtout une zone de stockage provisoire avant leur mise à l’eau. Ou plutôt avant le transfert sur la barge submersible BOA 33. Mouillage dans la baie de Dakar L’assise sous-marine de la digue protectrice est constituée d’enrochements. [©bp-Eiffage] « Cette barge n’a pas été construite pour nous, mais a été customisée en Norvège pour répondre à nos besoins,explique Antoine Bidault. Elle a été élargie et munie de colonnes stabilisatrices. »La mission de la barge BOA33 est de transporter chaque caisson en direction de la baie de Dakar, distante de 7,4 km, dans un secteur présentant une profondeur minimale de 30 m. Celle-ci est indispensable pour la mise en flottaison autonome du caisson. Une fois l’opération effectuée, la barge peut retourner au port et le caisson, être acheminé vers un des sept mouillages temporaires identifiés au cœur de la baie. Ces positions permettent d’attendre les fenêtres météorologiques propices au remorquage jusqu’à la zone d’installation finale. Le jour venu, deux remorqueurs de haute mer prennent le relai et assurent le transfert du caisson vers le site de Grand Tortue, à 220 km au Nord. Sur place, trois positions de stockage sont de nouveau disponibles pour attendre les conditions météorologiques idéales pour l’installation finale. La pose des caissons débute par l’élément central pour offrir deux fronts de pose potentiels. Pour cette opération, le caisson est maintenu et guidé par six lignes de mouillage reliées à des treuils et/ou des remorqueurs de haute mer. Une fois sécurisé sur ces lignes et positionné, le caisson est rempli d’eau de mer pour le faire reposer sur son assise en enrochements.  Une digue protectrice pour le terminal C’est à l’abri de la digue protectrice que prend place le terminal gazier en tant que tel. [©bp-Eiffage] La dernière étape de la construction du dispositif brise-lame voit le remplacement de l’eau de mer présente dans le caisson par du sable. Dragué à proximité (635 000 m3en totalité), celui-ci apporte une importante charge pondérale pour stabiliser le caisson de manière définitive et lui permettre de résister à la houle et aux tempêtes qu’il pourra rencontrer tout au long de sa vie. C’est à l’abri de cette digue protectrice que doit être érigé le terminal gazier en tant que tel. Ce hub permettra en premier lieu l’appontement permanent de l’unité flottante de gaz naturel liquide (GNL), c’est-à-dire le navire “FLNG”. Ce dernier recevra le GNL à partir d’une plate-forme flottante d’extraction, de stockage et de déchargement – le navire FPSO – positionnée en haute mer, à environ 125 km du site d’extraction de Grand Tortue, situé à 2 850 m de profondeur. Le second rôle du hub est d’accueillir les méthaniers assurant l’enlèvement des cargaisons de GNL. La construction du terminal débutera par la pose de pieux métalliques, à partir d’une plate-forme. Quelque 286 unités de 1,52 cm (60’’), de 1,83 m (72’’) et de 2,18 m (86’’) de diamètre devront être fichées dans le fond marin. S’en suivra l’installation de toute la superstructure, réalisée à partir de sous-ensembles préfabriqués en Asie. Un total de 84 caissons treillis en acier, d’un poids unitaire de 210 t, seront ainsi mis en place. Les équipements techniques et une base-vie achèveront cette installation, dont la mise en service se fera entre 2022 et 2023.  Frédéric Gluzicki Repère Maître d'ouvrage : BP, Kosmos, Petrosen et SMHPM Groupement d’entreprises : Eiffage Génie Civil Marine - Saipem Bétons :   - Conception et mise en œuvre : Eiffage Génie Civil Marine - Production : Eiffage Infrastructuras Mobile Equipment Article paru dans le n° 97 de Béton[s] le Magazine.
Il y a 3 ans et 173 jours

Seine-Maritime : Matrice et béton apparent pour un collège

Article paru dans le n° 97 de Béton[s] le Magazine Voile matricé sur le futur collège Romain Rolland, au Havre. [©BSM] Dans le quartier d’Aplemont, au Havre, le collège Romain Rolland a été rasé pour être reconstruit à neuf, sur une superficie de 5 470 m2. Commencé en début d’année, le chantier s’étirera jusqu’en février 2023. Elément distinctif des lieux, des voiles texturés conçus par le cabinet d’architecte CBA et dont l’Allemand Noe a produit les matrices. Celles-ci répètent une forme géométrique précise et sont réutilisables cinq à six fois. Quant au béton nécessaire à la réalisation, il est sorti de la nouvelle centrale d’Axe Seine Béton. « Notre travail consistait à proposer un béton permettant de respecter cette matrice,explique Marc Perdereau, directeur général de la filiale de Béton Solutions Mobiles. Nous avons mis au point une formule qui se rapproche d’un Bap, même si ce béton a été vibré sur chantier. C’est une recette que nous maîtrisons au sein du groupe, mais que nous avons dû adapter aux granulats, dont disposait la centrale du Havre. » Lire aussi les autres actualités en région Pour ce faire, Axe Seine Béton a d’abord réalisé des tests en laboratoire, avant d’utiliser une matrice pour des essais en grandeur réelle. Des essais concluants dès la première tentative, même si, in fine, trois voiles tests ont été coulés.  « Au total, nous aurons produit 3 500 m3de béton, en comptant ceux destinés aux fondations. Le tout mis en œuvre par l’entreprise Gagneraud », reprend Marc Perdereau. Et de conclure : « C’est un chantier que nous avons préparé longtemps en amont, ce qui nous a permis d’avoir une formule adaptée et des plannings de coulage sans surprise ». Pour ce qui est du béton, il est laissé apparent et sera lasuré dans une teinte marron mat.   Article paru dans le n° 97 de Béton[s] le Magazine
Il y a 3 ans et 176 jours

2ème Edition de Tiny Houses, un concours bien doté

Le concours Tiny Houses, organisé par la Fondation Huttopia, offre aux lauréats les moyens techniques et financiers de construire leur prototype et à tous les candidats l’opportunité de faire connaître leur travail. Jusqu’au 15 janvier 2022. Longtemps confidentiel, l’intérêt pour les Tiny Houses s’est accentué avec la prise de conscience environnementale de nos sociétés. Ce […] L’article 2ème Edition de Tiny Houses, un concours bien doté est apparu en premier sur Chroniques d‘architecture.
Il y a 3 ans et 177 jours

Quand Caracas était la capitale de l'architecture des années 1950

En une décennie magique, la capitale vénézuélienne a vu naître des joyaux : l'Université centrale du Venezuela, classé au Patrimoine mondial, "l'oeuvre totale" de la Villa Planchart du designer italien Gio Ponti, ou encore l'hôtel Humboldt, bijou Bauhaus.A l'époque, le pétrole et l'argent coulent à flots. Surfant sur un budget florissant, le dictateur Marcos Perez Jimenez (1953-1958) lance le pays dans une politique de grands travaux, construisant ponts, autoroutes, ministères, logements..."Indépendamment des critiques légitimes qu'on peut lui faire" sur les droits humains et la démocratie, "Perez Jimenez était un excellent gestionnaire de travaux publics", explique à l'AFP l'architecte et professeur Oscar Rodriguez Barradas. "Il y avait aussi une dimension nationaliste avec +Nous on peut le faire+".La période coïncide aussi "avec l'arrivée d'immigrés européens et d'une main d'oeuvre très qualifiée capable de mener à terme les projets", souligne-t-il.NuagesA tout seigneur, tout honneur : l'hôtel Humboldt, "notre Corcovado" s'enthousiasme M. Rodriguez, domine Caracas à 2.150 mètres d'altitude, sur la ligne de crête de l'Avila, le massif séparant Caracas de la mer.Il a été construit en 1956 pour des raisons inavouables : Perez Jimenez voulait un téléphérique pouvant transporter "800 militaires par heure" du port jusqu'au centre en cas de troubles, rappelle Carlos Salas, le directeur de l'hôtel.On décide alors d'un "espace de détente" au sommet pour justifier le téléphérique et le dictateur passe commande à un jeune architecte à la mode, Tomas Sanabria.Elève du fondateur du Bauhaus, Walter Gropius, à l'université d'Harvard, Sanabria réussit un des plus beaux bâtiments de ce style du continent.Encore aujourd'hui, l'hôtel n'est accessible que par téléphérique ou par une piste réservée aux 4X4. De la ville, seule sa tour est visible mais à l'approche, c'est sa base qui impressionne avec ses lignes pures et ses voûtes ressemblant à des vagues."L'hôtel flotte entre les nuages", résume le directeur. L'intérieur du bâtiment, parfaitement restauré par l'Etat vénézuélien après des années d'abandon, est composé de grands espaces lumineux que les nuages, poussés par des vents puissants, semblent traverser. Rouvert à une clientèle huppée (340 dollars la nuit), l'hôtel espère devenir Patrimoine mondial en 2022.L'héritage de Perez Jimenez s'observe aussi au coeur de la ville avec notamment le Centre Simon Bolivar (1954): deux tours jumelles et de longs bâtiments ministériels, signés par l'architecte vénézuélien Cipriano Dominguez et qui témoignent d'"un langage à la Le Corbusier avec des aspirations qui vont au-delà de leur fonction" de bureaux pour canaliser l'activité du centre ville, souligne Oscar Rodriguez.Avec ses immenses parkings et "cascades d'escaliers", il était aussi l'expression de la civilisation de l'automobile, alors signe de modernité et de richesse.PapillonLe Vénézuélien Armando Planchart fait justement fortune avec ses concessions de voitures américaines vendues à une classe moyenne émergente.Son épouse Anala le convainc de faire construire une maison sur les hauteurs de Caracas. Abonné à la prestigieuse revue Domus du designer et architecte italien Gio Ponti, ils décident de l'embaucher : ce sera la Villa Planchart (1957).Les Planchart donnent carte blanche à Ponti qui ébauche la maison de ses rêves pour créer ce "papillon sur la colline", selon son expression."Ponti n'a presque pas eu de limites quant aux ressources et aux volontés des commanditaires", souligne leur nièce Carolina Figueredo, qui gère la fondation Planchart.Inondée de lumière par un patio intérieur et des fenêtres "traversantes", la maison ne comprend presque aucune porte, mais des séparations claires entre les espaces. Ponti a pratiquement tout dessiné : charnières, poignées de portes, vaisselle, lampes, chaises.... C'est "+l'oeuvre totale+ parce qu'en plus de l'architecture et du design, il a prévu le placement des collections ou des oeuvres" signées Calder, Leger, Buffet, Cabré ou Reveron, explique Carolina.Ponti a positionné les fenêtres qui fonctionnent comme des tableaux pour offrir des vues sur l'Avila.Seul désaccord, la bibliothèque où le propriétaire veut exposer ses trophées de chasse africains peu appréciés par le designer. Ponti résout le problème avec une coquetterie : un mur tournant digne d'un James Bond, qui permet d'occulter ou d'exhiber les têtes de buffles et d'antilopes !"Ponti était enchanté par le résultat, mais aussi par Caracas" pour laquelle il a dessiné un vaste projet urbain qui n'a jamais vu le jour, explique Carolina Figueredo.AirLe grand architecte vénézuélien de l'époque est sans aucun doute Carlos Raul Villanueva, qui a excellé dans les rares maisons d'habitation qu'il a dessinées, mais surtout comme architecte de bâtiments publics.Son chef-d'oeuvre reste l'Université centrale du Venezuela (UCV)."C'est une utopie construite", résume sa fille Paulina Villanueva, architecte. Au total, une quarantaine de bâtiments, dont un hôpital, des salles de cours, de conférence, des bibliothèques, des esplanades.S'y promener est un émerveillement avec des édifices différents mais qui forment une unité. Les espaces intérieur et extérieur s'entremêlent. Les passages couverts, avec des toits paraissant suspendus dans l'air, sont une des trouvailles de l'architecte."Ce sont des lieux de vie et d'échange, tu te promènes sans jamais perdre le contact avec l'extérieur, l'air, la lumière", détaille Paulina Villanueva. "Mon père pensait que l'architecture était la construction du lieu de vie de l'homme. Le lieu ne s'impose pas, mais accompagne, stimule", explique-t-elle.Véritable "chef d'orchestre", Villanueva y a intégré des oeuvres d'artistes de renom, Vasarely, Arp, Lam, Leger ou Narvaez.Point d'orgue : la "Aula magna", vaste auditorium orné des "Nuages" d'Alexander Calder.Mais avec la crise économique sans pareille qui frappe le Venezuela depuis 2013, l'université se dégrade. Trous dans les murs et les plafonds, fresques abimées, fenêtres cassées, végétation et infiltrations d'eau... En 2020, un pan d'un passage couvert s'est écroulé."Nous parlons de 25 ans d'abandon. Ca fait mal ! Les professeurs ne gagnent pas 10 dollars par mois. Il n'y a pas d'ampoules, les étudiants en achètent et les enlèvent quand ils partent pour pas qu'on les vole", s'écrie Paulina, tantôt les larmes aux yeux, tantôt en colère."Pour mon père l'université était sa seconde maison, son oeuvre la plus chère, il n'aurait pas compris son état actuel", dit-elle.A l'image de l'UCV, de nombreux bâtiments de cette époque dorée sont en mauvais état. D'autres ont été dévoyés comme "L'Hélicoide" (1958), centre commercial transformé en prison, ou tout simplement rasés (Villa Diamantina de Ponti)."C'était une génération d'architectes, d'intellectuels qui avaient une vision d'avenir", résume Paulina Villanueva. "Ils pensaient que cet avenir était possible. Malheureusement, cela ne l'a pas été".
Il y a 3 ans et 179 jours

Le CCCA-BTP et l’OPPBTP veulent inscrire la santé et la sécurité au travail comme une compétence professionnelle essentielle

La prévention des risques, porteuse d’innovation et de performance pour les acteurs du bâtiment et des travaux publics L’évolution des missions du CCCA-BTP induit par la réforme de la formation professionnelle de 2018 et les nouvelles orientations stratégiques de l’OPPBTP à l’horizon 2025 ont conduit les deux partenaires à définir un nouveau cadre de réalisation de leurs actions communes, en faveur de la prévention des risques professionnels dans la formation aux métiers du BTP.Cette nouvelle coopération repose sur les valeurs partagées des deux organismes qui, partenaires depuis 2005, ont la conviction que la prévention des risques professionnels, porteuse d’innovation et de performance globale des entreprises du BTP, est une composante indissociable de la compétence professionnelle. À ce titre, la prévention des risques professionnels doit être pleinement intégrée aux axes de développement de tous les organismes de formation aux métiers du BTP, dans leur ingénierie de formation et dans leurs modalités pédagogiques d’apprentissage. Sa dimension santé et sécurité au travail doit ainsi être inscrite au cœur des enseignements et portée par l’engagement des personnels de direction et des équipes pédagogiques, dont les formateurs. Sept thématiques prioritaires pour inscrire la prévention au cœur de la formationOrientation pédagogique de l’apprentissage BTP, intégrant la dimension santé et sécurité au travail Le CCCA-BTP et l’OPPBTP s’engagent à valoriser et intégrer la prévention des risques au sein des enseignements aux métiers du bâtiment et des travaux publics, par l’élaboration commune de guides d’accompagnement, la mise en œuvre de nouveaux de diplômes, la publication conjointe d’articles liés aux orientations pédagogiques, ou encore la promotion de la qualité de la formation par l’intégration de la santé et sécurité au travail. Appui à la mission de contrôle de l’apprentissage des CPREF (Commissions paritaires régionales de l'emploi et de la formation conjointe du bâtiment et des travaux publics) et des rectorats Le CCCA-BTP s’engage à élaborer les critères de performances attendus pour le contrôle de la qualité de la formation en apprentissage et l’OPPBTP apporte son expertise pour la prévention des risques, pour produire in fine en commun un référentiel d’audit des critères de performances des organismes de formation aux métiers du BTP. Organisation d’appels à projets et appels à candidatures intégrant la dimension santé et sécurité au travailLe CCCA-BTP, qui organise de nombreux appels à projets et appels à candidatures, notamment pour soutenir les expérimentations et les innovations des organismes de formation aux métiers du BTP, la valorisation des métiers du BTP ou assurer le développement de la qualité de l’apprentissage BTP, définira avec l’OPPBTP des sujets intégrant la dimension santé et sécurité au travail et des démarches pédagogiques, comme Zoom Chantiers, BTP-BTP (Bien dans ta peau, bien dans ton poste), Prév’enQuiz, ateliers pédagogiques en prévention, etc. Le CCCA-BTP proposera un accompagnement financier et opérationnel pour le déploiement des projets sélectionnés et l’OPPBTP s’appuiera sur ses ressources humaines pour accompagner leur déploiement, notamment par l’animation d’ateliers de sensibilisation, l’audit des locaux de formation des enseignants à l’utilisation des outils…Promotion et déploiement conjoint des produits existants auprès de l’ensemble des organismes de formation aux métiers du BTP Les deux partenaires répondront conjointement aux demandes d’accompagnement dans la mise en place de démarches de prévention des risques professionnels des organismes de formation aux métiers du BTP, en leur proposant les outils existants dans leurs offres de services respectives, en particulier les ressources et moyens relatifs à la promotion de la dimension santé et sécurité au travail. Construction et diffusion conjointe de ressources pédagogiques, notamment immersivesLe CCCA-BTP élaborera et diffusera des ressources pédagogiques, comprenant notamment des modalités immersives et l’OPPBTP mobilisera ses équipes pour contribuer à la scénarisation des modules de formation intégrant la santé et la sécurité au travail. Les deux partenaires utiliseront leurs canaux de diffusion respectifs, ainsi que ceux de leurs partenaires, pour en assurer la promotion. Montée en compétence des formateurs et des personnels de direction des centres de formationL’OPPBTP proposera et animera des actions de formation (ateliers pédagogiques, classes virtuelles, etc.) et le CCCA-BTP des communautés apprenantes à l’attention des formateurs, pour favoriser leur montée en compétences. La dimension santé et sécurité sera intégrée aux thématiques développées et pourra bénéficier de l’intervention des experts de l’OPPBTP. Les deux partenaires s’engagent également à développer ensemble un dispositif d’accompagnement et à concevoir le diagnostic de culture de la sécurité, ainsi qu’un parcours de formation des personnels de direction des organismes de formation aux métiers du BTP, puis à coanimer des sessions d’information et de formation. Le CCCA-BTP assurera la promotion de ces actions et l’OPPBTP proposera des plans d’action adaptés au diagnostic réalisé et accompagnera les établissements concernés dans leur mise en œuvre et leur suivi. Engagement conjoint dans le développement de l’accélérateur Santé-Prévention dans le BTPLe CCCA-BTP et l’OPPBTP coopèrent pour favoriser la diffusion des innovations et expérimentations menées dans le cadre de l’accélérateur Santé-Prévention du BTP, qu’ils ont créé en 2018 avec PRO BTP et la Fondation Excellence SMA, notamment à travers des webinaires, conférences, ou encore publications, pour accompagner les entreprises de la construction dans leurs démarches novatrices de prévention.Le mot d’Éric Routier, président du CCCA-BTP : « En mutualisant les expertises pédagogiques et éducatives de notre association à gouvernance paritaire à celles de l’OPPBTP en termes de prévention, cette nouvelle coopération vise à intensifier l’intégration de la prévention des risques professionnels au cœur de la formation aux métiers du BTP. Dans ce cadre, nous aurons à cœur de soutenir et d’accompagner toutes les expérimentations et innovations des organismes de formation aux métiers du BTP, intégrant et valorisant la dimension santé et sécurité au travail, et d’animer avec l’OPPBTP de nombreuses actions pour favoriser la montée en compétences de leurs équipes pédagogiques. »
Il y a 3 ans et 181 jours

La Fondation du patrimoine met à l’honneur la biodiversité agricole française

Pour la 10e fois, le Prix national de la Fondation du patrimoine pour l’agrobiodiversité animale, remis conjointement par la Fondation du patrimoine et Ceva Santé Animale et soutenu par le ministère de l’Agriculture, mettra à l’honneur des éleveurs, des associations de passionnés, des conservatoires régionaux de races, des groupements agricoles qui s’engagent au quotidien pour protéger la biodiversité agricole française. Les candidats ont jusqu’au 17 janvier 2022 pour déposer leur dossier sur le site internet de la Fondation du patrimoine. Retrouvez-également notre article sur les races menacées dans le dernier numéro d’Atrium (n°92), p.50… Aides de la Fondation du Patrimoine… Atrium patrimoine n°92…  
Il y a 3 ans et 183 jours

Stilnovo: Steeped in history and stepping into the future

STILNOVO: appareils d’éclairage Depuis sa fondation à Milan en 1946, Stilnovo n’a cessé de fasciner, suscitant l’admiration des amateurs de… Cet article Stilnovo: Steeped in history and stepping into the future est apparu en premier sur Archicree - Créations et Recherches Esthétiques Européennes.
Il y a 3 ans et 188 jours

Les trophées de la chaux 2021

Les Trophées de la Chaux organisés tous les deux ans par Ciments Calcia et Socli ont été décernés sur le Salon International du Patrimoine Culturel. Ouvert aux entreprises et artisans à travers un de leurs chantiers réalisé entre le 1er janvier 2019 et le 15 février 2021, dans les domaines de la restauration ou de l’éco-construction et effectué avec au moins un produit de la gamme chaux Socli ou Ciments Calcia, les Trophées de la chaux 2021 ont reçu une vingtaine de candidatures et retenu 10 dossiers. A l’issue d’un grand oral final, le jury a récompensé les auteurs de 3 chantiers d’exception, s’appuyant sur la mise en œuvre de solutions originales, l’emploi de méthodes innovantes et la prise en compte des conditions sécuritaires ou techniques de réalisation des travaux. Le premier prix a été attribué à Eric Constant, gérant de Terre et Matières, pour la restauration extérieure de la chapelle Sainte-Sigolène à Parisot (81). Si cet édifice du XIIème siècle avait déjà connu une phase de rénovation en 2017, il s’agissait ici de restaurer la tranche finale, à savoir le clocher, le porche ainsi que les murs nord et sud. A cette occasion, l’entreprise Terre et Matières a révélé tout son savoir-faire en décroutant les murs, sur une hauteur de 16 m, pour les mettre à nu (à l’origine, briques foraines recouvertes d’un enduit) avant de réaliser un rejointoiement exemplaire à la chaux blanche NHL 2 RENOCHAUX de Ciments Calcia, associée à du sable roux local. Cette même chaux a été utilisée pour la couche de finition du clocher qui avait auparavant bénéficié de l’application, en deux passes, d’une chaux grise NHL 3,5 CHAUX SOCLI. Second prix : Entreprise Paramelle. Déjà primé lors des Trophées de la chaux 2019, le jeune entrepreneur de 30 ans Fabien Paramelle confirme sa dextérité en restaurant à Figéac (46), au sein d’un secteur sauvegardé, un immeuble qui abritait une ancienne boulangerie avec fournil. Cette restauration s’est avérée des plus techniques car le bâtiment, composé de deux étages en colombage, présentait une structure en mauvais état : il a fallu, en effet, la renforcer et lier le colombage mécaniquement, car celui-ci n’était pas relié dans les angles. Belle surprise en phase de décroutage de la façade : deux ogives moyenâgeuses en partie basse ont fait surface, ce qui a induit une modification des plans afin de les restituer (remise en état des linteaux démolis et greffe de pierres sur les ogives). Fabien Paramelle a notamment réalisé une projection à la machine avec du liant traditionnel à la chaux CHAULYS BLANCHE HL2 de Socli sur une surface de 280 m², intérieur et extérieur confondus. Soulignons aussi la dépose de tout le sol en ciment remplacé par un béton de chaux réalisé avec la CHAUX RABOT NHL 5 de Socli, également utilisée pour la pose du dallage en pierre scellé, favorisant la respirabilité du support. Troisième prix : Entreprise Solé et fils. Claude Solé a concouru aux Trophées de la chaux 2021 avec une rénovation d’envergure, en cœur de ville : celle du bâtiment dit Château de Pollestres (66), réhabilité en centre culturel. Plusieurs étapes du projet ont été louées par le jury : la démolition/reconstruction d’une partie de la bâtisse en ossature béton/métal ; le traitement des façades avec application d’enduit à base de CHAULYS, finition à pierre vue et coloration naturelle au sable jaune ; la reprise des appuis de fenêtre par taille de cayroux in site ; le rehaussement de la corniche… Soulignons également l’implication environnementale de l’entreprise qui, en début d’opération, a pris soin de créer une ouverture dans un mur de clôture existant pour pouvoir effectuer le tri sélectif à l’aide de bennes à déchets. 7 autres finalistes à saluer BTMS Construction pour la rénovation d’une habitation de village à Olargues (34) Reconstruction d’un bâtiment en ruine, dans le respect de la tradition locale, avec les matériaux du site (pierres calcaires, lauzes, ardoises…) et création d’une extension : l’ensemble des maçonneries en pierres et les éléments de couverture ont été mis en œuvre à la chaux naturelle, la finition réalisée aux mortiers de chaux et sable local, conformément aux autres bâtis du hameau qui se trouve au cœur d’un parc naturel. Quant à l’enduit intérieur isolant chaux-chanvre projeté, avec finition taloché fin, il protège l’habitat et garantit un intérieur sain. FINS pour la restauration d’une bâtisse du 7ème siècle à Lectoure (32) Création d’ouvertures avec réutilisation des pierres du chantier, application d’enduits extérieurs et intérieurs, mise en place de béton de chaux, extension, réhabilitation d’un puits, transformation du poulailler en garage ont constitué autant d’étapes pour la réfection de ce bâtiment à l’abandon. JAM pour la restauration de la grotte de fraîcheur du château de Bonrepos-Riquet (31) Au cœur du parc d’un château classé monument historique, cette grotte artificielle a bénéficié d’un terrassement pour sa mise à nue, d’une réalisation de structure béton de protection, d’une dépose et reconstruction de la voûte avec reconstitution de la façade d’entrée. LATARCHE pour la restauration d’une grange foraine pyrénéenne à Artalens-Souin (65) Depuis la loi montagne en 1985, les bâtiments agricoles inutilisés peuvent être restaurés en tant que résidences secondaires, leur rénovation devant répondre à un cahier des charges strict. C’est le cas de cette grange foraine, partie intégrante du patrimoine des Hautes-Pyrénées, qui a été l’objet de travaux de démolition des façades et pignons, reconstruction des murs en moellons de réemploi hourdés au mortier chaux et réalisation de joints creux. Philippe GOLCBERG pour la restauration extérieure d’un bâtiment art nouveau néogothique à Montpellier (34) Les modénatures en pierres calcaires de Castries ont été reprises et un faux appareil traditionnel de briques 5X11X22 a été engravé à frais et peint à fresque en deux patines sur un enduit taloché fin. La reconstitution des appuis de fenêtres, du soubassement et des joints complète l’intervention. PINTO pour la restauration intérieure du château de Toulonjac (12) Inscrit au titre des monuments historiques en 1993 et classé en 1995, l’édifice a été restauré de l’intérieur avec, entre autres, la réalisation d’une correction thermique sur murs périphériques par application d’un enduit chaux-chanvre, la reprise des plafonds avec enduits à la chaux, la réalisation de chapes au sol à la chaux avec pose de tomettes de récupération à la barbotine… RYBICKI FAÇADES pour la restauration et Rénovation du château de Pouille à Gaillac (81) Cette réalisation a conjugué rénovation gros œuvre (maçonnerie générale), restauration des briquettes et finition avec enduits à la chaux naturelle. Le jury se composait de 5 membres : Marion Lecanu, Directrice de l’ECMH à Paris, José Granados, Délégué départemental, représentant de la Fondation du Patrimoine de l’Hérault et architecte, Romain Lelièvre, Architecte des Bâtiments de France à l’UDAP 11 , Christophe Possémé, Président de l’UMGO et Bernard Lechevalier, Rédacteur en chef et Directeur de la publication d’Atrium Patrimoine.
Il y a 3 ans et 189 jours

I-ROAD® : la nouveauté prêt-à-poser en béton armé autoportant en 3m d’un seul tenant

Après le succès du I-TRAX®, Hauraton France lance le dernier né de la gamme : le I-ROAD® doté d'une cornière enveloppante galvanisée en un seul tenant.Ce nouveau système XTREMFIX I-ROAD® vient compléter la gamme XTREMFIX par une solution autoportante en béton armé haute performance ultra-lisse et auto-plaçant (classe de charge maximale D400), assortie d'une armature métallique double nappe.Exclusivité : des caniveaux de 3 mètres d'un seul tenantConçu et fabriqué en France, ce système propose pour la première fois sur le marché une dimension de 3 mètres d'un seul tenant par un emboîtement à triple mâchoires, garantissant une bonne étanchéité.La présence des crochets artéon sur les côtés assurent une manutention rapide et sécurisée.Contrairement au type M, qui nécessite un cuvelage béton pour résister aux charges verticales et horizontales de service, ce nouveau type I ne nécessite ni fondation de pose ni épaulement béton.De même que le reste de la gamme, ce caniveau est circulable en phase chantier et répond aux normes EN1433, CE et PMR.Les avantages du type I autoportant – classe DCornière enveloppante galvanisée exclusive de 3m en un seul tenant et dotée d'un système anticorrosionCornières ancrées dans le béton par 14 points d'ancrageGrilles boulonnées sur cnx par vis M10 dans les douilles artéon pour une résistance optimale du produit et un assemblage pérenneSystème de levage exclusif par crochets artéonBéton armé BHP par armatures métalliques double-nappePose compatible avec le I-TRAX en F et I-ROAD en D
Il y a 3 ans et 190 jours

Airbnb soutient le patrimoine

Airbnb souhaite soutenir la cause de la protection du patrimoine en France à travers une importante opération de mécénat au bénéfice de la Fondation du patrimoine. Avec une donation de 5,6 millions d’euros, la plateforme de location de meublés touristiques est devenu le principal mécène du programme « Patrimoine et Tourisme local » de la Fondation du patrimoine. Ce programme permettra de soutenir des projets publics, associatifs ou privés de rénovation, de préservation ou de sauvetage d’édifices ou de biens d’intérêt patrimonial, intéressants pour le tourisme local et la mise en valeur du patrimoine architectural, culturel, naturel ou historique des territoires. Il soutiendra jusqu’à 200 projets, dont une majorité de projets privés, monuments historiques ou ayant reçu le label de la Fondation du patrimoine. La Fondation du patrimoine décidera de la sélection des projets et des fonds qui leur seront attribués.
Il y a 3 ans et 193 jours

Travaux de maçonnerie : interventions et budget à prévoir

En effet, pour réussir à mener à bien vos travaux de maçonnerie, vous devez anticiper les étapes indispensables à suivre. Parallèlement, il est également impératif de prévoir le budget essentiel pour l’exécution de toutes ces interventions. Dans cette optique, faire appel à un maçon reste la meilleure alternative pour assurer la qualité de votre projet, principalement lorsqu’il s’agit de gros œuvre. Ce type d’opération revêt effectivement une grande importance dans la mesure où elle garantit la protection, la stabilité ainsi que la résistance de votre construction. Autrement dit, que ce soit dans le cadre d’une rénovation ou d’une nouvelle édification, vous ne devez en aucun cas négliger cet aspect. Réalisation de gros œuvre Dans la pratique, grâce au savoir-faire d’un professionnel, l’ensemble de ces tâches permet de : Garantir la solidification des bases de votre future maison, Améliorer la résistance des constructions existantes. En effet, sans les compétences essentielles dans ce domaine, ces travaux sont susceptibles d’être mal exécutés, ce qui engendrera des risques de malfaçon. Or, cette défaillance fragilisera votre édifice en provoquant des soucis graves, à l’instar de : Problème de fissurations, Phénomène affaissement de terrain, Effondrement… Pour ce faire, le spécialiste réalisera des opérations spécifiques, telles que : Le terrassement, Le soubassement, La fondation. Concrètement, elles ont pour finalité d’édifier les structures fondamentales de votre habitation qui sont destinées à : Soutenir son poids total, Assurer sa protection contre les intempéries. Dans cette optique, selon les circonstances, il peut prévoir de former l’ossature de votre construction ou bien d’en modifier la structure. Il est effectivement probable que soyez amené à planifier : La création d’une extension ou une dépendance, L’installation d’un portail, la démolition da façon partielle de vos murs porteurs, L’agrandissement de votre bâtiment, La mise en place d’une fenêtre ou d’une porte… Fourchette de prix sur le marché Comme le coût d’un projet en maçonnerie peut varier selon l’envergure de vos travaux, il est effectivement plus que recommander de demander un devis au préalable. A titre indicatif, vous trouverez ci-après les prix moyens sur le marché. Pour une installation d’un mur en brique, il faut prévoir 35 à 65 euros/m² ; s’il s’agir d’un monomur, comptez plutôt entre 50 à 80 euros/m². Si vous voulez des parois en béton cellulaire, tablez entre 30 à 90 euros/m², contre 40 à 100 euros/m² pour des revêtements en parpaing. Si vous souhaitez entreprendre le coulage d’une chape en béton, le prix sera de 35 à 45 euros/m² en intérieur et de 40 à 55 euros/m² en extérieur. Pour une dalle en béton, le tarif est estimé à 130 à 220 euros/m² en intérieur et de 100 à 200 euros/m² en extérieur. Autrement, pour des interventions de création : Une dépendance vous coûtera 400 à 600 euros/m², Une fondation vous reviendra entre 100 à 200 euros/m³. En somme, le bon déroulement de vos travaux de maçonnerie dépendra de différents facteurs tels que l’ampleur de votre chantier et le budget y afférent. Afin d’avoir la sérénité de mener à bien votre projet, il est fortement recommandé de faire appel à un maçon expérimenté comme sur ce site : https://www.macon-varois.fr/ . Ainsi, vous serez à l’abri d’éventuels risques de malfaçon.
Il y a 3 ans et 193 jours

Calder, Villanueva, le diable et sa chaise

C'est l'Espagnol Josep Lluis Sert, auteur notamment de la Fondation Miro à Barcelone, qui "rend possible la rencontre" entre les deux hommes en 1952, dans l'atelier du sculpteur américain dans le Connecticut, explique à l'AFP la fille de l'architecte, Paulina Villanueva.Spécialisé dans les bâtiments publics au Venezuela, Carlos Raul Villanueva espère convaincre Calder d'être un des artistes qui, comme Arp, Leger ou Vasarely, figureront sur les esplanades de l'Université, aujourd'hui classée au patrimoine mondial de l'Unesco."Quand mon père montre les plans de l'université, Calder est émerveillé, mais il dit que c'est un projet trop ambitieux. Que s'il (Villanueva) réussit à le réaliser, il n'est pas un homme, mais un diable !", raconte Paulina."Calder accepte de participer. Au début, il était prévu qu'il soit un des artistes de la place couverte. Calder dit +Non+, il veut être à l'intérieur. De cette décision naissent +Les nuages+ de l'Aula Magna", dit-elle.Trois ans plus tard, Calder est à Caracas, pour son unique voyage au Venezuela. L'Aula magna est terminée et Calder la découvre : "Il est émerveillé. A partir de ce moment, il a toujours appelé mon père le diable", raconte Paulina.Pendant son séjour, Calder travaille dans un atelier et réalise une chaise typique de son oeuvre qu'il baptise la "chaise du diable" pour l'offrir à son ami.Celle-ci se trouve toujours dans la Villa Caoma, la résidence personnelle de Villanueva qu'il a réalisée lui-même. "Il n'y pas un architecte qui soit venu dans cette maison et qui ne s'y soit pas assis !", dit en riant Paulina Villanueva, elle-même installée sur l'oeuvre aux amples ailes noires.Les deux hommes ont ensuite entretenu une correspondance régulière jusqu'à la mort du Vénézuélien. Dans ses courriers, Calder dessinait toujours un diable ou une queue de diable, souligne Paulina. Dans la maison, plusieurs croquis ou mots signés de "Sandy" (surnom de Calder) sont toujours accrochés aux murs.
Il y a 3 ans et 193 jours

La synagogue de Schirmeck fait partie des lauréats du prix national dédié au patrimoine

Grâce à un prix de la Fondation du patrimoine, plusieurs travaux seront menés à la synagogue de Schirmeck.
Il y a 3 ans et 195 jours

Comment limiter les risques d’infiltration d’eau dans votre cave?

En période de forte pluie ou suite à une catastrophe naturelle, votre sous-sol est susceptible d’être inondé en cas d’infiltration d’eau dans la cave. Afin d’y remédier, il est préférable de faire appel à une entreprise d’infiltration cave pour diagnostiquer au préalable l’état de votre maison. Ainsi, en fonction de la source du problème, il sera à même d’effectuer les interventions nécessaires pour réparer votre structure. Il dispose effectivement des compétences spécifiques pour détecter précisément l’origine du sinistre et proposer les solutions adaptées en conséquence. Ce qui vous évitera de vous retrouver avec une pièce pleine d’eau et de devoir agir en urgence pour tout évacuer. Identifier les défaillances susceptibles de causer des problèmes d’inondation Dans la pratique, la montée d’eau dans votre cave peut être causée par les faits suivants : déversement de la nappe phréatique à proximité de votre domicile à travers les dalles ou les murs, écoulement d’humidité continue, mauvais état de la tuyauterie (défectueuse ou percée). Pour agir de façon efficace, il est réellement indispensable d’anticiper comment l’eau peut passer à travers votre sous-sol, afin de prendre les dispositions nécessaires. Si vous ne voulez pas subir des dégâts suite à une infiltration persistante, il est important de vérifier l’étanchéité de votre fondation. Le cas échéant, vous devez appliquer le traitement adéquat, afin de restaurer l’imperméabilité de votre sous-sol et préserver l’intégrité de vos murs. A savoir : décontamination cuvelage S’il s’agit d’un souci avec votre plomberie, le mieux est de remplacer les éléments défaillants en misant sur des pièces plus robustes, sans tarder. Prendre en compte les précautions essentielles Au moindre signe d’infiltration, il est urgent d’assainir votre sous-sol en établissant un diagnostic et réduire ainsi les risques que les sinistres causent des dommages irréversibles. Si vous vous trouvez dans une zone hautement sensible aux catastrophes naturelles, il est judicieux de prévoir des dispositifs de protection pour vos ouvertures. En ce faisant, vous limiterez considérablement d’éventuels impacts engendrés par les dégâts. Autrement, avant même de constater des traces d’humidité ou des écoulements dans votre cave, il est recommandé de faire un entretien systématique de votre maison. Cette précaution vous permettra de : préserver l’étanchéité de votre pièce, renforcer l’intégrité de votre plomberie. De plus, cette démarche vous épargnera les corvées de devoir écoper des trombes d’eau faute d’avoir gardé votre canalisation au bon état. Dans des circonstances plus graves, les avaries engendrées par ces soucis peuvent provoquer d’autres soucis bien plus difficiles à gérer. Malgré toutes ces dispositions, il est toujours utile de souscrire une assurance habitation qui peut couvrir les risques d’inondations, qu’elles soient accidentelles ou naturelles. Dans certains cas, vous devez prévoir d’opter pour un contrat à extension, car les indemnisations ne garantissent que les dommages provoquant des soucis d’étanchéité suite à la défaillance de votre toiture. Bref, si vous souhaitez réussir à protéger votre maison contre les méfaits des problèmes d’infiltration d’eau dans la cave, il ne faut pas attendre d’avoir des sinistres. En effet, il est mieux d’agir au préalable et faire appel à une entreprise d’infiltration cave comme sur ce site : https://www.specialiste-infiltration-35.fr/ pour diagnostiquer/entretenir votre structure. Ainsi, vous aurez l’occasion de maintenir votre maison en bon état et prévenir d’éventuelles sources de détérioration susceptible d’entamer l’intégrité de votre fondation.
Il y a 3 ans et 195 jours

Restauration de la chapelle Saint-Hubert du château royal d’Amboise

Le programme de restauration de la chapelle Saint-Hubert du château d’amboise porte sur les charpentes et couvertures suivant le dernier état connu et voulu par Ruprich-Robert (architecte en chef des monuments historiques en charge des travaux de restauration à la fin du XIXe), ainsi que sur une reprise de maçonnerie des façades. Une harmonisation des pierres, une restauration des sculptures et des verrières est également prévue. En parallèle, sera menée la reprise de l’étanchéité du parvis. Le chantier a débuté en octobre 2021 pour se terminer en octobre 2023. L’État a pris pleinement mesure du caractère majeur de ce chantier (représentant au total 2,7 millions d’euros), puisqu’il contribuera au budget des différents travaux engagés sur le site (intégrant, donc, ceux sur la chapelle) à hauteur de 2,16 millions d’euros, au titre du Plan de relance économique. Il s’agit là de la dotation la plus importante accordée à un édifice privé, propriété de la Fondation Saint-Louis. Celle-ci intervient opportunément pour cet édifice et dont les charpentes présentaient des fragilités dont il fallait se préoccuper sans délai au moment où le monument subissait de plein fouet les effets de ses fermetures successives et de la raréfaction des visiteurs. Placé sous l’autorité de l’architecte en chef des Monuments historiques, Etienne Barthélémy, ce chantier de restauration de la Chapelle Saint-Hubert revêt un caractère tout à fait exceptionnel puisque les derniers travaux d’une telle ampleur opérés sur la chapelle datent du milieu du XIXème siècle et de l’après-guerre. Il sera fait appel aux savoir-faire régionaux contribuant, ainsi, à mobiliser les entreprises du patrimoine vivant. La DRAC Centre-Val de Loire a initié l’opération : « Une école, un chantier… des métiers » afin de porter de nouvelles ambitions en faveur de la jeunesse autour des métiers et des savoir-faire. L’accueil de 4 classes des collèges du secteur est prévu, pour un suivi tout au long des phases du chantier, avec des visites incluant l’intervention de professionnels des entreprises artisanales (techniciens dédiés), et du patrimoine. Source et photo : Drac Centre-Val-de-Loire
Il y a 3 ans et 202 jours

10 projets reçoivent un prix pour leur engagement en faveur du patrimoine

TERRITOIRES. Le ministère de la Cohésion des territoires, le ministère de la Culture et la Fondation du Patrimoine ont décerné le prix "Engagés pour le patrimoine" à une dizaine de projets patrimoniaux participant à la revitalisation économique des territoires ruraux.
Il y a 3 ans et 202 jours

Erdogan inaugure un nouveau centre culturel à Istanbul

L'inauguration du nouvel opéra de 2.040 places a eu lieu à la date symbolique du 98e anniversaire de la fondation de la république turque par Mustafa Kemal Atatürk.Le Centre culturel Atatürk, situé place Taksim, a eu une histoire mouvementée. Ouvert en 1969, le Centre est presque aussitôt ravagé par un incendie avant sa réouverture en 1978. Il devient alors le pôle de la vie culturelle d'Istanbul, mais doit fermer en 2008 pour des travaux de restauration qui n'auront jamais lieu.M. Erdogan avait déclaré, lorsqu'il avait lancé le nouveau projet en 2017, que le nouveau bâtiment d'avant-garde donnerait une nouvelle vie à la place Taksim, qui avait été le lieu de rassemblement phare des manifestants protestant contre le gouvernement islamo-conservateur en 2013.Les opposants au projet de démolition du Centre culturel Atatürk avaient déploré la destruction d'un édifice qu'ils considéraient comme un symbole de la République et de ses valeurs.En mai, le président Erdogan avait inauguré la première mosquée sur la place Taksim, consacrant ainsi une transformation du paysage urbain dans le quartier.Bien que la Turquie soit un pays à majorité musulmane, la construction de la mosquée a été critiquée lorsqu'elle a commencé en 2017, certains opposants accusant M. Erdogan de vouloir "islamiser" la société.L'architecte du nouveau bâtiment de l'opéra, Murat Tabanlioglu, est le fils de Hayati Tabanlioglu, l'architecte qui avait conçu l'édifice de l'ancien Centre culturel Atatürk, signe que le gouvernement tient à montrer qu'il ne foule pas aux pieds le passé.La façade moderne recouverte de verre du nouvel édifice est aussi semblable à celle de l'ancien.Le nouveau complexe de 95.000 m2 abrite l'opéra, des salles de théâtre, une bibliothèque de deux étages, un centre culturel pour les enfants, des salles de cinéma et de concert, des lieux d'exposition, des cafés et des restaurants.Le London Philharmonic Orchestra doit se produire dimanche au nouveau Centre, montrant que la musique occidentale figure au programme.
Il y a 3 ans et 203 jours

Logement d'urgence, un équilibre précaire en début de trêve hivernale

Numériquement, les avancées sont là, avec 200.000 places d'hébergement à disposition, dont 150.000 dédiées à l'hébergement d'urgence. Le gouvernent va en effet maintenir ouvertes jusqu'à fin mars 2022 les 43.000 places d'hébergement d'urgence créées depuis le premier confinement en mars 2020. Une manière de mettre fin à la "gestion au thermomètre", et qui va coûter 700 millions d'euros et porter le budget annuel consacré à l'hébergement d'urgence à 2,9 milliards, selon le ministère du logement."Cette décision est neuve et positive, mais cela suppose une vigilance constante" pour maintenir le volume de places à 200.000 qui reste "un minimum", estime Pascal Brice, président de la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS, regroupant les gestionnaires de 80% des centres d'hébergement).Conserver les 70.000 places d'urgence en hôtel est notamment l'un des défis. Autant le confinement, avec l'arrêt du tourisme et des déplacements commerciaux, avait rendu les hôtels plus enclins à louer à un public défavorisé, même à prix cassés (environ 25 euros la nuitée), autant "c'est plus compliqué aujourd'hui pour les hôtels de mélanger les clientèles", relève Alain Christnacht, président du SamuSocial de Paris. "Jusqu'à présent avec l'aide des préfets et de la région, on est arrivé à remplacer les places, mais nous n'avons pas de certitude que cela puisse durer", explique-t-il.La situation reste donc fragile à en croire le regain actuel d'appels au 115, le numéro d'urgence pour les sans abris, de l'ordre de 400 personnes par jour dont "certaines demandes restent non pourvues", selon M. Christnacht.Or, le taux d'occupation de toutes les places d'hébergement est déjà de 100 %", selon le ministère du Logement.Craintes pour le printemps"Que va-t-il se passer après la trêve? Le contexte est assez préoccupant et il faut mettre le paquet pour éviter une catastrophe sociale" au printemps, avertit le délégué général de la Fondation Abbé Pierre, Christophe Robert.Selon le ministère, du 1er janvier 2018 au 30 juin 2021, le programme "Logement d'abord" a permis à 280.000 personnes sans domicile fixe, à la rue ou en centre d'hébergement, d'accéder au logement. En termes de logement d'urgence, l'objectif est par ailleurs d'arriver à 190.000 places fin 2022 avec consigne aux préfets de planifier cette décélération pour éviter les expulsions sèches, c'est-à-dire sans relogement pérenne.Mais comment anticiper les effets de la hausse des factures d'énergie, de la baisse des APL, de la réforme de l'assurance chômage et du poids grandissant du loyer dans le budget des ménages moyens? Les expulsions non effectuées du fait de la prolongation de la trêve risquent également de faire gonfler le nombre de sans-abri après mars, redoutent les organismes interrogés.A titre d'exemple, 2 millions de repas à 1 euro ont été distribués dans les restaurants universitaires pour le seul mois de septembre. Cette précarisation frappe l'ensemble des jeunes, souligne Tommy Veyrat de l'Union nationale des Comités Locaux pour le Logement Autonome des Jeunes.Outre une hausse du nombre de logements sociaux, conditions sine qua non pour sortir d'une gestion au coup par coup, la Fondation Abbé Pierre propose donc de mettre à profit le "répit" de la trêve pour renforcer le modèle de prévention, l'anticipation des effets de la crise économique et l'accompagnement juridique et social des familles et ce afin de limiter les expulsions le printemps venu.La FAS plaide pour sa part pour une loi de programmation pluriannuelle intégrant l'hébergement d'urgence et le programme "Logement d'abord". Ce à quoi la ministre Emmanuelle Wargon se dit "très favorable".
Il y a 3 ans et 203 jours

Je n’aime ni Gehry ni la fondation Vuitton

Je n’en peux plus des expositions de collectionneurs. J’y vais, je suis faible. Si on me dit qu’il y a des Matisse, il faut que j’y aille. Chacun sa faiblesse, la mienne c’est Matisse, mais aussi Rothko, Schiele et Monet, toujours, mon premier amour, celui qui m’a poussé à faire histoire de l’art. Alors, comme […] L’article Je n’aime ni Gehry ni la fondation Vuitton est apparu en premier sur Chroniques d‘architecture.