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Résultats de recherche pour demolition

(1274 résultats)
Il y a 2 ans et 97 jours

Tarn-et-Garonne : démolition de la résidence Jean Jaurès pour l’opération Cœur Bourbon, à Montauban

À Montauban, dans le département du Tarn-et-Garonne, la destruction des 80 logements de la cité Jean Jaurès est en...-Vie du BTP
Il y a 2 ans et 98 jours

op rateurs de d chets rejoignez le 1er r seau d chets inertes de france

Un des objectifs de la REP PMCB est de permettre à tout détenteur de déchets inertes de se défaire de ses déchets triés. Le défi : offrir à proximité des chantiers de démolition ou de rénovation une solution de dépôt et de traitement des gravats. Vous êtes opérateur de déchet, n’attendez plus ! Rejoignez Ecominéro.
Il y a 2 ans et 106 jours

Première installation dédiée au recyclage de matériaux de démolition, signée Lafarge

Baptisée "Advanced Crushing", cette installation de recyclage située à Saint-Laurent-de-Mure (Rhône) est capable de valoriser l'intégrité des bétons de démolition et de créer des produits recyclés à haute valeur ajoutée.
Il y a 2 ans et 114 jours

Val-d’Oise : poursuite de la démolition des tours 3 et 5 dans le quartier de Derrière-les-Murs, à Villiers-le-Bel

À Villiers-le-Bel, dans le département du Val-d’Oise, les interventions préparatoires à la démolition des tours 3 et 5 du quartier de...-Vie du BTP
Il y a 2 ans et 119 jours

Alpes-Maritimes : avancement des travaux de démolition de la façade d’Acropolis à Nice

À Nice, dans le département des Alpes-Maritimes, les travaux de déconstruction de la façade du palais des congrès Acropolis se...-Vie du BTP
Il y a 2 ans et 125 jours

Yvelines : démolition du moulin de Saint-Cyr-l'École

L’ancien moulin de Saint-Cyr-l’École, dans le département des Yvelines, va bientôt être démoli pour donner vie à un nouveau...-Vie du BTP
Il y a 2 ans et 127 jours

Lafarge lance une nouvelle technologie de broyage pour recycler les matériaux de démolition

Construite sur le site de Saint-Laurent-de-Mure (Rhône) pour un montant de 2,5 M€, la première unité "Advanced Crushing" en Europe permet...-Industrie
Il y a 2 ans et 141 jours

Ouvrage d'art : une charpente posée avant la démolition de la structure existante

INFRASTRUCTURE. En Dordogne, le pont de Groléjac fait actuellement l'objet de lourds travaux de réhabilitation. Particularité de ce chantier : la nouvelle charpente métallique a été lancée au-dessus de l'ouvrage existant et de ses arcs, afin de stabiliser la structure avant les phases de déconstruction nécessaires et d'éviter toute intervention dans la rivière.
Il y a 2 ans et 145 jours

Mission démolition pour une charpente bi-poutre

Un groupement piloté par NGE a procédé au lançage d’un immense élément au-dessus de la Dordogne. Dévolu dans un premier temps aux...-Travaux publics
Il y a 2 ans et 195 jours

Le réemploi, fer de lance de l'économie circulaire

Photo : ShutterStockGrand consommateur de ressources, fortement émetteur de gaz à effet de serre et producteur de déchets, le secteur du bâtiment doit rentrer dans l'ère de l'économie circulaire et, notamment, s'appuyer sur l'un de ses piliers : le réemploi. Le réemploi permet une utilisation des ressources largement découplée de la consommation d'énergie ou des émissions de carbone. En cela, il représente la vision la plus aboutie de l'économie circulaire Aujourd'hui considéré, à tort, comme une pratique nouvelle, il éveille les consciences et requestionne toute la manière de concevoir et de gérer les produits, ainsi que de construire les bâtiments. Parenthèse historique À la fin du XVIIIe siècle, des appels d'offres étaient lancés au moment des démolitions : les acteurs payaient pour récupérer les matériaux. Au cours des deux siècles suivants, cette pratique s'est progressivement perdue pour devenir marginale. Ainsi, le réemploi n'a pas été pris en compte dans la structuration moderne du jeu des acteurs de la construction et du partage des responsabilités associées qui ont été mis en place depuis l'après-guerre. Les normes produits, les DTU, l'assurance construction et, plus généralement, l'ensemble des textes régissant le fonctionnement actuel du secteur, ont été définis sans s'en préoccuper. Le système actuel, qui reposait jusque très récemment sur une facilité d'accès aux ressources énergétiques, minérales, métalliques et biosourcées, est donc une sorte de parenthèse historique qui prend aujourd'hui fin avec la réémergence du réemploi. Une pratique encore marginale, mais structurante Reconsidérer le réemploi nécessite donc de questionner l'ensemble des règles progressivement établies depuis plus de soixante-dix ans par le biais de plusieurs axes de recherche : quels sont les nouveaux modes de preuve pour justifier des performances et de l'aptitude à l'emploi ? Comment maîtriser les risques sanitaires ? Comment mieux anticiper les futurs usages dès la conception des produits et des équipements ? Le réemploi nous incite en effet à nous interroger sur la durabilité des performances des produits à l'aune d'un nouveau cycle : allongement des durées de vie, protocoles de mesure sur site et en laboratoire, prise en compte du climat futur… La démontabilité des composants des ouvrages draine également des sujets de réversibilité de bâtiments, de rénovation à moindre production de déchets et d'éco-conception en vue d'un possible réemploi ou recyclage ; comment tracer les flux et partager les rôles, responsabilités et opportunités au sein des nouvelles chaînes d'acteurs ? Comment assurer l'adéquation entre offre et demande et équilibrer les modèles économiques dans un contexte où le coût de la matière a historiquement baissé par rapport au coût du travail ? Les données collectées sur les flux, actuels et à venir, de composants réemployables, recyclables, valorisables sont utiles au tissu d'acteurs socio-économiques, aux filières de recyclage et aux pouvoirs publics. Organiser la filière pour mieux appréhender ces flux implique de faciliter leur captation, tout en réfléchissant à la dispersion initiale des ressources, à l'amélioration des taux de tri des chantiers (construction neuve, rénovation, démolition) ainsi qu'aux process de fabrication, de recyclage et reconditionnement ; quelles sont les nouvelles métriques pour caractériser les impacts du réemploi ? Aller vers une massification du réemploi impose d'aborder de concert l'ensemble de ces problématiques au spectre global. Les réponses à ces questions structurantes vont nécessairement apporter des éclairages pour les autres solutions circulaires du secteur. Formidable catalyseur, la massification du réemploi va entraîner celle de l'économie circulaire, ce qui impactera progressivement l'ensemble de la chaîne de valeur. L'interview express Le CSTB se mobilise en faveur du réemploi Entretien avec Camille Golhen, responsable de la division Économie Circulaire et Analyse des Filières de la direction Économie et Ressources du CSTB. Quels sont aujourd'hui les principaux enjeux du réemploi ? Camille Golhen : D'après le projet européen Interreg FCRBE, moins de 1 % des éléments de construction sont réemployés aujourd'hui dans le nord-ouest de l'Europe à la suite de leur premier usage. L'objectif de la nouvelle filière à responsabilité élargie des producteurs (REP), étendue au bâtiment (PMCB) le 1er janvier 2023, a justement pour objectif d'atteindre progressivement 5 % de produits réemployés d'ici à 2028. Il s'agit donc de multiplier par dix les flux de réemploi en seulement cinq ans, ce qui va nécessiter une restructuration complète des filières. Également plébiscité par la RE2020, qui n'intègre pas dans le calcul de l'impact carbone les matériaux réemployés, et favorisé par le diagnostic Produits, Équipements, Matériaux et Déchets, point de départ d'une véritable stratégie de valorisation de la matière, le réemploi s'impose comme moteur de l'économie circulaire. Cependant, plusieurs freins – techniques, logistiques, économiques et assurantiels – doivent être levés. Son développement nécessite, par exemple, de pouvoir identifier les gisements de ressources disponibles, ce qui implique aussi la structuration d'une filière de collecte, de reconditionnement et de distribution. Il est également indispensable de caractériser les performances résiduelles des produits issus du réemploi, d'identifier la présence de substances dangereuses et de définir, comme pour les produits neufs, des règles de mise en œuvre. Comment les acteurs de la filière et le CSTB s'emploient-ils à répondre aux différents enjeux liés au réemploi ? Camille Golhen : Ils sont de plus en plus nombreux à se saisir de ce sujet et à développer des outils, ou des expertises, afin de le généraliser : maîtres d'ouvrage intégrant des objectifs de réemploi dans leurs marchés, assistants à maîtrise d'ouvrage et sociétés de conseil qui se sont spécialisés dans le réemploi, plateformes de reconditionnement physiques et plateformes numériques de mise en relation de l'offre et de la demande, etc. Ancré dans une actualité réglementaire favorable, le réemploi se structure collectivement, au-delà de ces initiatives individuelles, avec par exemple la création du Syndicat Professionnel du Réemploi dans la Construction (SPREC). Le CSTB participe pleinement à cette dynamique. Il s'est doté, il y a un an, d'une nouvelle direction Économie et Ressources (DER), divisée en deux équipes, dont l'une dédiée à l'Économie Circulaire et Analyse des Filières qui vise à porter ses travaux en matière de sensibilisation des acteurs face aux défis que représentent la disponibilité des ressources, le passage d'une économie linéaire à une économie circulaire et la pérennité des modèles économiques. Le CSTB propose ainsi deux axes de travail majeurs : d'une part, l'accompagnement et la reconnaissance des process des plateformes de reconditionnement avec, notamment, la signature d'un partenariat structurant avec la Métropole du Grand Paris ; d'autre part, l'élaboration de guides méthodologiques partagés et reconnus sur l'évaluation des performances en vue d'un réemploi, qui s'est matérialisée au travers du projet de recherche SPIROU (Sécuriser les Pratiques Innovantes de Réemploi via une Offre Unifiée). Notre objectif est de mettre en place les conditions pour passer d'une logique de cas par cas à une logique standardisée, véritable support à une massification des pratiques. Ces différentes actions en faveur du réemploi font intervenir plusieurs expertises au sein du CSTB. Comment cette collaboration transverse se concrétise-t-elle ? La DER travaille en étroite collaboration avec l'ensemble des directions du CSTB. Ses actions sont alignées avec le programme de recherche « Économie et conception circulaire » associé au domaine d'action stratégique Recherche « Économie circulaire et ressources pour le bâtiment » de la direction Recherche et Développement. Pour la réalisation des guides, la DER s'est rapprochée des différentes directions opérationnelles du CSTB pour mettre en place une organisation transverse en mode projet. Les pilotes rédacteurs de ces livrables sont soit des ingénieurs évaluation des directions Sols et Revêtements, Sécurité, Structures, Feu ou encore Climatologie, Aérodynamique et Aéraulique pour les ouvrages et les transports, soit des ingénieurs recherche ayant bénéficié de l'appui de ces derniers. Des essais de caractérisation des émissions de composés organiques volatils et de formaldéhyde sur des dalles de moquette de réemploi ont, par ailleurs, été effectués par la direction Santé Confort du CSTB. Ce sont, au final, plus de la moitié des directions opérationnelles du CSTB qui sont mobilisée sur ces travaux, avec des échanges croisés permettant de couvrir l'ensemble des performances (techniques, sanitaires, économiques, environnementales…) qu'il faut nécessairement prendre en compte lorsque l'on envisage le réemploi. CONTACT  - N° 5 : Économie circulaire et ressources pour le bâtiment Il est urgent de trouver des solutions pour assurer une certaine optimisation quant à l'usage des ressources naturelles, à leur accès, notamment à l'eau, à des coûts économiques et environnementaux éthiquement raisonnables. PDF 6 Mo Consultez les éditions précédentes Inscrivez-vous !
Il y a 2 ans et 211 jours

GIC – Italian Concrete Days

GIC est l'unique salon italien dédié au monde du béton et à l'industrie cimentière. Mais aussi, à la rénovation et à la démolition des structures en béton, aux industries de la préfabrication, aux chapes en béton. Et enfin, au recyclage et au transport des granulats.
Il y a 2 ans et 225 jours

d molition d un palais florentin grasse une dissonance entre justice administrative et p nale

Une nouvelle décision rendue par le tribunal administratif de Nice le 31 mai remet toutefois en question cette démolition, alors que justices administrative et pénale se contredisent.
Il y a 2 ans et 232 jours

Réglementation

Photo : ShutterStockFilière REP du bâtiment : pour une meilleure valorisation des déchets La filière à responsabilité élargie des producteurs (REP) a été étendue aux produits et matériaux de construction du bâtiment (PMCB) le 1er janvier 2023. Mise en place par l'État, elle vise à renforcer le maillage des points de collecte des déchets du bâtiment sur le territoire, améliorer la traçabilité des déchets ainsi qu'à développer le réemploi et le recyclage. Cette nouvelle obligation, exigée par la loi AGEC, doit permettre à tous les acteurs qui mettent à disposition des produits et matériaux de construction (fabricants, importateurs, distributeurs) de traiter leurs déchets au plus près des chantiers. La reprise de ces déchets est ensuite assurée et financée par un éco-organisme agréé par les pouvoirs publics, en échange du versement d'une écocontribution pour chaque produit mis sur le marché. Les quatre éco-organismes agréés vont ainsi avoir à structurer de nouvelles filières pour répondre à des objectifs ambitieux de développement du réemploi et du recyclage tout en encourageant l'éco-conception. Pour en savoir plus : Organisme Coordonnateur Agréé pour la filière Bâtiment Diagnostic PEMD : mise en place d'une plateforme numérique dédiée et d'une formation pour répondre à la montée en compétences des acteurs Suite à une évolution réglementaire introduite dans la loi AGEC, le diagnostic Produits, Equipements, Matériaux, Déchets (PEMD) remplace le diagnostic déchets à partir du 1er juillet 2023. Pierre angulaire d'une bonne stratégie de valorisation de la matière suite à une déconstruction ou une rénovation, le diagnostic a été longtemps déconsidéré. La mise en place du diagnostic PEMD vise à lui redonner ses lettres de noblesse et en faire le point de départ de la valorisation des ressources. Renforcement des exigences du diagnostic, focus réemploi et mise en visibilité des gisements sont maintenant au programme. Le nouveau diagnostic PEMD concerne les déconstructions, mais est également étendu aux réhabilitations significatives de plus de 1 000 m² ou concernant au moins un bâtiment abritant une activité agricole, industrielle ou commerciale associée à l'utilisation, au stockage, à la fabrication ou la distribution de substances dangereuses (article R. 4411-6 du code du travail). Il implique aussi un changement de regard sur les composants constituant un ouvrage existant : ils représentent dorénavant une somme de ressources, composée de produits, équipements ou matériaux dont on analyse le potentiel de réemployabilité, et de déchets pouvant être recyclés. Associée au dispositif, la plateforme PEMD, développée et gérée par le CSTB pour le compte des pouvoirs publics, s'adresse en premier lieu aux maîtres d'ouvrage afin de leur permettre de respecter leurs obligations réglementaires : transmettre le diagnostic PEMD, mettre en visibilité gratuitement les gisements PEM potentiellement réemployables et déchets valorisables, transmettre le récolement d'une opération de démolition ou de rénovation. La plateforme PEMD sera disponible à l'adresse suivante à partir du 1er juillet 2023 : plateformepemd.developpement-durable.gouv.fr. Par ailleurs, ce contexte favorise l'émergence d'un nouveau métier, celui de diagnostiqueur PEMD, dont les compétences ont été définies par décret. En partenariat avec le SEDDRe et le cabinet de conseil Recovering, le CSTB Formations a développé une formation certifiante qui délivre le titre professionnel de diagnostiqueur PEMD. En savoir plus : Formation certifiante : Devenir Diagnostiqueur PEMD (Produits, Equipements, Matériaux et Déchets) Solutions & Performances - Numéro 12 : « Économie circulaire » Le numéro 12 de Solutions & Performances est consacré à l'économie circulaire. PDF 4.44 Mo Consultez les éditions précédentes Inscrivez-vous !
Il y a 2 ans et 259 jours

Holcim EcoCycle booste le recyclage des matériaux

Holcim lance sa technologie EcoCycle qui permet de booster l’économie circulaire, en permettant d’intégrer jusqu’à 100 % de matériaux issus de la démolition dans ses produits.
Il y a 2 ans et 267 jours

Bachelot et le patrimoine, demolition party

Bernard Hasquenoph est journaliste, auteur et blogueur, fondateur du site internet Louvre pour tout·e·s sur lequel ...More about Cet article Bachelot et le patrimoine, demolition party est apparu en premier sur L'Architecture d'Aujourd'hui.
Il y a 2 ans et 274 jours

Lettre ouverte à Olivier Klein – Au Mirail, il faut un moratoire sur les démolitions

A Toulouse (Haute-Garonne), un collectif d’architectes, associé à un collectif d’habitants du Mirail, s’oppose sans relâche à la démolition programmée des sept « tripodes » réalisés par Candilis, Josic et Woods dans les années 1960, un ensemble de grande qualité architecturale. Dans cette nouvelle lettre ouverte, cette fois adressée à Olivier Klein, ministre délégué chargé de la […] L’article Lettre ouverte à Olivier Klein – Au Mirail, il faut un moratoire sur les démolitions est apparu en premier sur Chroniques d‘architecture.
Il y a 2 ans et 275 jours

Bas-Rhin : requalification de l’ancien centre équestre d’Obernai

À Obernai (Bas-Rhin), les travaux de démolition prévus dans le cadre du réaménagement du site de l’ancien centre équestre seront...-Vie du BTP
Il y a 2 ans et 294 jours

Holcim et Sequens vont réaliser une résidence en béton entièrement recyclé

INNOVATION. Des matériaux issus de chantiers de démolition et de l'eau réutilisée sont nécessaires pour la fabrication de ce béton. Ce dernier permettra la construction de deux immeubles de logement en Île-de-France.
Il y a 2 ans et 305 jours

Toulouse Grand Matabiau : deux majors désignées pour redessiner l'avenue de Lyon

PROJETS URBAINS. La transformation du quartier de gare de la métropole occitane est entrée en phase opérationnelle l'année dernière avec les premières démolitions. La collectivité a dévoilé, mi-mars, les opérateurs chargés de redessiner complètement l'avenue de Lyon.
Il y a 2 ans et 308 jours

Hauts-de-Seine : travaux préalables à la rénovation du bâtiment voyageurs historique sur le parvis de la gare de Saint-Cloud

Après sa démolition, le bâtiment voyageurs historique de la gare de Saint-Cloud (Hauts-de-Seine) sera reconstruit à l’identique au même...-Vie du BTP
Il y a 2 ans et 321 jours

Démarrage des travaux de Spotlight, un immeuble tertiaire indépendant de 4.000 m2, à Issy-les-Moulineaux (92)

Après une phase de démolition d’un actif acquis par AG Real Estate France en 2019, les travaux d’un nouvel immeuble démarrent en janvier. Le projet s’inscrit dans la dynamique urbaine d’Issy-les-Moulineaux, ville innovante en plein renouveau avec l’aménagement de nouveaux quartiers mixtes.
Il y a 2 ans et 325 jours

Dans le Vieux Caire, les habitants renouent avec leur patrimoine

"La première fois qu'on a ouvert un monument aux enfants, ils ont explosé de joie", raconte à l'AFP l'architecte May al-Ibrashy, depuis son bureau sur les toits du quartier d'al-Khalifa, encadré par deux minarets du 14e siècle.Cette fine connaisseuse du Vieux Caire a lancé en 2012 l'initiative "Athar Lina" ("le patrimoine nous appartient" en arabe) qui multiplie ateliers, visites guidées et même après-midis de jeu dans des monuments tels qu'Ibn Touloun, l'une des plus anciennes mosquées d'Afrique construite il y a près de 1.200 ans.Dans le dédale de ruelles du Vieux Caire, au coeur d'une mégalopole de 20 millions d'habitants, les constructions anciennes et les immeubles d'habitations se touchent.Mais la séparation reste bien réelle entre habitants et monuments, affirment les spécialistes.Depuis que l'Egypte s'est dotée dans les années 1980 d'une stricte politique de conservation, les monuments ont été "mis sous clé" car "cela semblait être le meilleur moyen de les préserver", rapporte à l'AFP Omniya Abdel Barr.Des idées héritées "du 19e siècle, quand on pensait que les Egyptiens ne méritaient pas leur patrimoine, qu'il fallait construire des murs entre eux et les monuments pour qu'ils ne les abîment pas", poursuit cette spécialiste de la préservation du patrimoine.Abattoir et bibliothèqueLe résultat, sa consoeur May al-Ibrashy l'a constaté: "les plus âgés étaient beaucoup plus liés aux monuments parce qu'ils y avaient plein de souvenirs d'enfance que leurs enfants n'avaient pas."Alors, à Athar Lina, on mêle présent et passé. Les femmes d'un atelier de broderie confectionnent dans une vieille maison rénovée des tentures qui représentent toute leur Egypte: des minarets et des arcades mais aussi un manguier, le teinturier du quartier, un marchand ambulant et les chiens errants du Vieux Caire.Au travers de cette réappropriation, comme des souvenirs d'enfance, des fêtes locales ou religieuses, "les habitants sentent que cet espace est le leur et c'est la meilleure stratégie de protection du patrimoine", affirme Mme Abdel Barr.Des souvenirs d'enfance, Mohammed Tareq, 39 ans, en a à la pelle dans son quartier populaire de la citadelle du Caire, construite par Saladin au 12e siècle.Petit, il longeait régulièrement Beit Yakan, une maison patricienne du 17e siècle, alors surnommée "la déchetterie". Plus âgé, il y a amené un bœuf avant le mariage de sa soeur, car un boucher avait investi les lieux pour en faire son abattoir.Aujourd'hui, il y travaille et fait visiter les lieux dans les effluves de plantes aromatiques qui s'échappent des moucharabieh qu'Alaa Habachi a fait sculpter par des ébénistes.En 2009, ce professeur d'architecture a racheté la demeure au fameux boucher, pour la sauver d'un ordre de démolition.Sur les 600 maisons patriciennes --reconnaissables à leur patio central-- du Vieux Caire, seules 24 sont aujourd'hui classées au patrimoine national, assure M. Habachi à l'AFP.Les autres, comme Beit Yakan, avec sa bibliothèque à deux étages et ses plafonds boisés mamelouks et ottomans, n'ont aucune protection légale."Personne ne sait vraiment dans quel état se trouvent celles qui sont encore debout, et chaque jour, on en démolit une nouvelle", déplore l'universitaire.L'"âme" du Vieux CaireOr, poursuit-il, "ces patios, tous orientés nord-ouest pour assurer une climatisation naturelle, jouaient un rôle social et économique majeur dans l'environnement urbain."Pour faire revivre ces zones de socialisation dans une ville où les espaces publics sont grignotés par les promoteurs et les travaux d'aménagement, Beit Yakan accueille régulièrement des ateliers, des campagnes de sensibilisation à la protection du patrimoine et des événements pour les habitants du quartier. Sans ces lieux ouverts à tous, le Vieux Caire pourrait être "abandonné", s'alarme M. Habachi.Or "ces bâtiments ne sont que le corps, c'est la communauté locale qui est l'âme" du Vieux Caire, rappelle-t-il.Une communauté qui n'a "que très peu d'endroit pour se retrouver, hors des appartements exigus et des rues bondées", note Mme Abdel Barr.Elle souhaite rester optimiste. Beit Yakan, Athar Lina et les autres euvent changer la donne et "apporter un peu de sérénité", dit-elle."Ces maisons pourraient devenir des sortes de squares du quartier où les femmes pourraient amener leurs enfants et profiter d'un coin de jardin pendant un moment", espère-t-elle.
Il y a 2 ans et 328 jours

Fabemi adapte son offre de blocs béton

Le groupe Fabemi a intensifié la décarbonation de sa production. [©Fabemi Fabemi a adapté son offre de blocs béton aux exigences de la RE 2020. Ce qui en fait des systèmes constructifs parfaits pour bâtir ou rénover des bâtiments durables et respectueux de l’environnement. Au sein de la gamme de blocs isolants Fabtherm, trois sont dotés d’une âme en mousse isolante 100 % minérale. Ils sont ainsi deux à huit fois plus isolants que des blocs béton traditionnels. Ils contribuent à réduire l’empreinte carbone des bâtiments de l’ordre de 4 à 8 % par rapport à d’autres solutions constructives. De plus, ils permettent la réalisation d’ouvrages conformes au critère C de la RE 2020, et de ses futurs seuils de 2025 et 2028. Lire aussi : Fabemi : Un système complet Une gestion éco-responsable En accord avec les directives de la RE 2020 sur la réduction des émissions de CO2 dans le bâtiment, le groupe Fabemi a intensifié la décarbonation de sa production. La démarche consiste à créer une synergie entre fabrication de blocs béton bas carbone, économie circulaire et savoir-faire industriel. « Les blocs béton Fabemi sont l’exemple même de l’engagement de l’entreprise dans l’écologie industrielle Made in France. Et du développement d’innovations produits orientées clients, capables de répondre aux enjeux d’aujourd’hui et surtout de demain », indique la marque. De la fabrication à la fin de vie, leur empreinte carbone est minimisée grâce à une production locale (impact du transport très faible) et à un procédé de fabrication sans cuisson. Les blocs sont produits avec des granulats provenant de carrières situées à proximité des usines Fabemi, séchés naturellement. Et utilisés sur des chantiers proches des unités de production. Ce qui limite le transport et donc l’impact environnemental.  Fabemi met l’accent sur le recyclage En utilisant des granulats recyclés Sølar, Fabemi préserve les ressources naturelles. Ces granulats sont composés d’un assemblage de produits de carrières (ressources primaires) et granulats issus de la valorisation. Une partie de la production des usines de La Trinité (06) et de Vitrolles (13) intègre ces granulats en partie recyclés. Fabemi travaille pour étendre l’intégration de ce matériau éco-responsable à l’ensemble de ses sites de production. De plus, les blocs béton Fabemi sont entièrement recyclables. Après la démolition des bâtiments, ils deviennent revalorisables dans de nouveaux produits, en se substituant à une partie des granulats. Pour finir, ces blocs béton disposent de Fdes. Des données vérifiées et disponibles sur la base Inies qui permettent de calculer la contribution des produits à l’impact environnemental de l’ouvrage à construire. Suivez-nous sur tous nos réseaux sociaux !
Il y a 2 ans et 333 jours

Producteur responsable de solutions d’isolation, Unilin Insulation adhère à VALOBAT

L’entrée en vigueur à partir du 1er janvier 2023 de la REP PMCB / Responsabilité Elargie des Producteurs de Produits et Matériaux de Construction pour le Bâtiment impose à tous les industriels français du bâtiment d’adhérer à un éco-organisme chargé de gérer la fin de vie de leurs produits en mettant en place une filière de collecte, de tri, de recyclage et de valorisation des déchets. Ainsi, et dans la continuité de sa démarche RSE « One Home », Unilin Insulation, fabricant responsable de solutions d’isolation, fait le choix d’adhérer à Valobat, écoorganisme agréé par les pouvoirs publics réunissant de nombreux acteurs majeurs du secteur. Unilin Insulation – Valobat, un partenariat gagnant pour la planète En adhérant à Valobat, Unilin Insulation rejoint un collectif d’acteurs engagés pour toujours plus de circularité dans le secteur du bâtiment. L’entreprise bénéficiera d’un accompagnement global dans le cadre de la REP Bâtiment et participera activement, en 2023, au comité de secteur concernant son activité. En contrepartie, Unilin Insulation collectera une éco-contribution, déterminée selon un barème défini et public, auprès de ses clients. Celle-ci sera clairement affichée sur les factures et reversée directement à l’éco-organisme Valobat. L’adhésion à Valobat renforce toutes les actions menées par Unilin Insulation dans le cadre de sa démarche RSE « One Home » visant, notamment, à la réduction significative des émissions de CO2 et à la préservation de la planète. REP Bâtiment, une opportunité plus qu’une contrainte pour Unilin Insulation Au-delà de l’obligation réglementaire, Unilin Insulation considère la REP plus comme une opportunité que comme une contrainte puisque celle-ci s’inscrit totalement dans sa démarche RSE « One Home ».  Elle rejoint, en effet, les objectifs du fabricant définis dans le premier pilier Planet Home de sa stratégie, 100% d’ambition pour 0 émission, pour protéger la planète : La fin de la mise en décharge des déchets : d’ici 2023 pour les déchets de production, d’ici 2025 pour les déchets de chantier et d’ici 2030 pour les déchets de démolition. Recyclage du polyuréthane (PU), matériau le plus utilisé dans ses solutions d’isolation, avec pour ambition d’atteindre 30 % de matières premières circulaires d’ici 2030 en augmentant la part des matières recyclables et bio-sourcées. Toujours concernant le recyclage, Unilin Insulation participe activement, depuis fin 2021, au projet européen Circular Foam qui vise à la transformation des déchets de mousse de PU rigide en matières premières utilisées pour fabriquer de nouveaux panneaux isolants tout aussi qualitatifs, et, avec pour ambition finale, de fabriquer des produits d’isolation climatiquement neutres d’ici 2050. Mise en place d’un film 100% recyclable pour rendre tous ses emballages circulaires d’ici 2025. https://www.unilininsulation.com/fr-fr
Il y a 2 ans et 334 jours

Blocs béton Fabemi – Des matériaux authentiques pour constructions durables 

Naturel, recyclable et respectueux de l’environnement, le bloc béton est à la base de la construction de la plupart des bâtiments édifiés depuis des décennies. Au fil des ans, les industriels ont su le faire évoluer pour qu’il réponde à toutes les configurations de chantiers et aux exigences des normes environnementales, dont la RE 2020 actuellement en vigueur. Ainsi, Fabemi, l’un des leaders français sur le marché des produits en béton, a adapté son offre pour proposer des blocs béton (creux traditionnels, pleins, isolants, à bancher) toujours plus performants et permettant de répondre aux exigences des dernières réglementations. Inertes, résistants, performants acoustiquement et énergiquement… les qualités intrinsèques des blocs béton Fabemi en font des systèmes constructifs parfaits pour bâtir ou rénover des bâtiments durables et respectueux de l’environnement.Matériaux authentiques et très actuels, les blocs béton sont fabriqués à partir d’éléments naturels (granulats, ciment et eau). Aujourd’hui, la recette de base reste identique, mais le bloc creux historique a évolué : rectification pour une pose collée, géométrie différente ou intégration de matière pour améliorer les performances thermiques. Parmi la gamme de blocs isolants Fabtherm®, trois sont dotés d’une âme en mousse isolante 100 % minérale. Ils sont ainsi deux à huit fois plus isolants que des blocs béton traditionnels. Ils contribuent également à réduire l’empreinte carbone des bâtiments de l’ordre de 4 à 8 % par rapport à d’autres solutions constructives, permettant la réalisation d’ouvrages conformes au critère C de la RE 2020 et de ses futurs seuils de 2025 et 2028.Adaptés à chaque type de construction (maisons individuelles, logements collectifs, Établissement Recevant du Public (ERP), bâtiments tertiaires, industriels, piscines… les blocs béton Fabemi ont su traverser les années pour s’adapter aux enjeux et défis du secteur du bâtiment. Du fait de leur variété et de leur complémentarité, les blocs béton Fabemi couvrent tous les besoins : murs enterrés, de soutènement, porteurs, thermiques, acoustiques, feu, parasismiques, cloisons… Le meilleur choix est celui du bon produit au bon endroit. Une gestion écoresponsable En accord avec les directives de la RE 2020 sur la réduction des émissions de CO2 dans le bâtiment, le Groupe Fabemi a intensifié la décarbonation de sa production. La démarche consiste à créer une synergie entre fabrication de blocs béton bas carbone, économie circulaire et savoir-faire industriel du Groupe. Les blocs béton Fabemi sont l’exemple même de l’engagement de l’entreprise dans l’écologie industrielle Made in France, et du développement d’innovations produits orientées clients, capables de répondre aux enjeux d’aujourd’hui et surtout de demain. De la fabrication à la fin de vie, l’empreinte carbone des blocs Fabemi est minimisée grâce à une production locale (impact du transport très faible) et à un procédé de fabrication sans cuisson. Les blocs sont produits avec des agrégats provenant de carrières situées à proximité des usines Fabemi, séchés naturellement, et utilisés sur des chantiers proches des unités de production, ce qui limite le transport et donc l’impact environnemental.   Fabemi met l’accent sur le recyclage En utilisant des granulats recyclés SØLAR, Fabemi produit des blocs béton de qualité, tout en préservant les ressources naturelles. Ces granulats sont composés d’un assemblage de produits de carrières (ressources primaires) et de déblais de chantiers (ressources secondaires). Une partie de la production des usines de la Trinité et de Vitrolles intègre des granulats recyclés SØLAR. Fabemi travaille pour étendre l’intégration de ce matériau écoresponsable à l’ensemble de ses sites de production.De plus, les blocs béton Fabemi sont entièrement recyclables ; ils n’ont donc pas besoin d’être triés à l’issue de la déconstruction, les déchets gravats n’appelant aucune manipulation particulière. Après la démolition des bâtiments, ils deviennent recyclables à l’infini et revalo-risables dans de nouveaux produits, en se substituant à une partie des granulats.Les blocs béton Fabemi disposent également de Fiches de Déclarations Environnementales et Sanitaires (FDES). Des données vérifiées et disponibles sur INIES qui permettent de calculer la contribution des produits à l’impact environnemental de l’ouvrage à construire. https://www.fabemi.fr
Il y a 2 ans et 336 jours

Du wokisme en architecture ?

Allant à l’encontre de préconisations publiques visant davantage à la réhabilitation, les annonces de démolitions ou de transformations d’architectures remarquables du XXe siècle sont légion, au nom, toujours, de l’inattaquable développement durable. Et si ces projets visaient surtout à supprimer des villes une époque constructive dérangeante pour l’opinion publique ? Le wokisme a-t-il atteint l’architecture ? Plusieurs […] L’article Du wokisme en architecture ? est apparu en premier sur Chroniques d‘architecture.
Il y a 2 ans et 343 jours

Le Signal, immeuble devenu symbole de l'érosion côtière, est en cours de démolition

ÉROSION CÔTIÈRE. L'immeuble construit dans les années 1960, frappé de péril, sera démoli face à l'avancée de l'océan. Le phénomène sera massif d'ici 2050 et concerne de nombreuses collectivités, aujourd'hui peu outillées.
Il y a 2 ans et 345 jours

Une mauvaise étude environnementale justifie une démolition

L'insuffisance de l'étude d'impact environnemental, quand elle annule un permis de construire, permet de demander la démolition comme toute violation de règle d'urbanisme ou de servitude d'utilité publique.
Il y a 2 ans et 347 jours

La conversion de bureaux en logements devrait rester rare, selon la Banque de France

Entre 2013 et 2019, environ 1% de la nouvelle surface de logements a été issue d'une reconversion, selon les calculs des auteurs de l'étude.D'après le modèle mathématique qu'ils ont élaboré, les éléments qui ont le plus d'effet sur la transformation de bureaux en logements dans un bassin d'emploi donné sont un stock d'immobilier de bureaux élevé et un stock d'immobilier résidentiel faible.Le nombre de mètres carrés par employé pourrait aussi avoir un impact sur celle-ci: plus il est important, plus les conversions sont courantes, notent-ils.En revanche, les écarts de prix entre l'immobilier de bureaux et résidentiel semblent n'avoir aucun effet.Selon ce modèle, le recours accru au télétravail provoqué par la pandémie de Covid et la baisse d'occupation des bureaux qui en découle pourraient avoir un effet sur les conversions... mais très limité."Sans changement de réglementation permettant d'encourager la reconversion de bureaux en logements, le télétravail ne devrait pas avoir d'effets massifs", écrivent-ils.Le changement de destination d'un immeuble nécessite en effet d'obtenir des autorisations auprès des élus, dont la modification du plan local d'urbanisme.Et du fait du coût des travaux, la démolition-reconstruction s'avère parfois plus rentable, malgré son fort impact écologique.Le modèle a été élaboré avec des données d'avant pandémie, "une limite de l'étude", reconnaissent les auteurs.
Il y a 2 ans et 347 jours

Sur la dune médocaine, la démolition du "Signal", symbole de l'érosion côtière

"Au travers de ce qui passe aujourd'hui", on voit "ce que la montée des eaux et l'érosion du trait de côte vont projeter dans plein d'autres endroits du littoral français", a déclaré sur place le ministre de la Transition écologique, Christophe Béchu.D'ici 2100, 20% du littoral et "jusqu'à 50.000 habitations" sont "concernées" par le phénomène, a-t-il ajouté, tandis que les mâchoires d'une pelle hydraulique commençaient à croquer l'immeuble construit en 1967 à 200 mètres de l'océan, et désormais à flanc d'une dune à moins de 20 mètres des flots.Phénomène naturel à l'œuvre depuis 18.000 ans sur le littoral atlantique, le recul du trait de côte se caractérise par un déplacement massif de sédiments sous l'effet des vagues, des vents et des marées. Selon les scientifiques de l'Observatoire de la côte de Nouvelle-Aquitaine, le littoral sableux du golfe de Gascogne pourrait ainsi reculer de 50 mètres, et les côtes rocheuses du Pays basque de 27 mètres, d'ici 2050.Le changement climatique, qui devrait engendrer ces 30 prochaines années une montée des eaux similaire à celle mesurée sur tout le siècle dernier, menace également d'accentuer le repli de 20 mètres supplémentaires par endroits, indique Nicolas Bernon, ingénieur en risques côtiers à l'Observatoire.Pour Vincent Duprat, 76 ans, l'un des 75 copropriétaires évacués dès 2014 après une série de tempêtes et de grandes marées, présent vendredi devant le chantier, "ce sont des souvenirs pour quatre générations" qui disparaissent, la mer ayant "repris ses droits"."Erreur humaine"L'immeuble a été l'unique bâtiment achevé d'un vaste projet "Grande Motte" de plus d'un millier d'appartements, avec un boulevard 2x3 voies en bord de plage, à une époque "où il fallait créer des villes nouvelles", raconte Jean-José Guichet, ex-président du syndicat des copropriétaires.Une "erreur humaine" que les autorités "n'assument pas", estime Danielle Duprat, amère et en colère, désignant de ses mains le front de mer et ses villas "inondées dans les années 1930", et la zone du Signal "où l'on a construit sans jamais prévenir les acheteurs du risque".Fin 2020, après six ans de feuilleton juridico-administratif, les copropriétaires ont obtenu une indemnisation à hauteur de 70% de la valeur originelle de leur logement.Un "accord one shot" voté au Parlement, qui "ne fera pas jurisprudence" pour éviter d'élargir le fonds "Barnier" - dédié uniquement aux risques naturels majeurs - aux milliers de propriétaires menacés par l'érosion dunaire, relèvent des spécialistes du dossier.Car dans la région Nouvelle-Aquitaine, selon le Groupement d'intérêt public (GIP) littoral, principal acteur local de la gestion de l'érosion, jusqu'à 6.700 logements et commerces pourraient être avalés par l'océan d'ici la moitié du siècle, si rien n'est fait.Pour Nicolas Castay, directeur de cette structure financée par l'État, la Région et les collectivités du littoral, "l'affaire du Signal a été un révélateur, un drame pour avancer. Les collectivités se sont équipées et outillées avec des spécialistes" pour lutter."Il faudra relocaliser"Aidées jusqu'en 2027 par un fonds européen de 38 millions d'euros et, pour plusieurs d'entre elles, par des soutiens de l'État, les collectivités de la région ont mis en place des stratégies "mixtes", allant de la protection "en dur", via des enrochements et des digues, jusqu'au déplacement futur des bâtiments menacés.Selon l'ingénieur Nicolas Bernon, "à long terme, il faudra relocaliser" car les ouvrages en dur, qui "protègent à court terme", intensifient le recul à leurs extrémités et devront être renouvelés régulièrement.Les maires, rassemblés au sein de l'Association nationale des élus du littoral, ont lancé vendredi "une alerte" en réclamant à l'État "des moyens, un fonds dédié et une écoute" pour financer ces projets.Le gouvernement qui a mis en place, via un "fonds vert", des co-financements au cas par cas pour l'année 2023 uniquement, mène actuellement une "concertation" avec les élus, a rappelé M. Béchu."Il faut des centaines de millions d'euros pour accompagner ce type de choses. Qu'on prenne quelques mois pour se demander quel est le meilleur mécanisme pour collecter cette somme, ça me semble plutôt rationnel", a déclaré le ministre.Dans la région, la station balnéaire de Lacanau (Gironde), pionnière pour relocaliser plus d'un millier de logements, a repoussé ce projet à l'après 2050, faute de moyens juridiques et financiers; elle privilégie désormais la construction d'une digue fixant temporairement le front de mer.
Il y a 2 ans et 349 jours

Porcelaine brisée et briques Lego pour une exposition Ai Weiwei à Londres en avril

Cette exposition, appelée "Making sense" (faire du sens), sera la plus grande de cet artiste dans la capitale britannique depuis huit ans. Elle aura lieu du 7 avril au 30 juillet.L'exposition montrera des centaines de milliers d'objets rassemblés depuis les années 1990 par Ai Weiwei. Ces objets allant d'outils de l'âge de pierre à des briques Lego seront disposés sur le sol de la galerie.De grandes oeuvres seront également installées en dehors de la galerie d'exposition, dans les espaces gratuits du musée ainsi qu'à l'extérieur du bâtiment.L'une des oeuvres sera composée de milliers de morceaux de sculptures en porcelaine qui ont été cassées dans son studio de Pékin en 2018 par les autorités chinoises.Dans une autre, Ai Weiwei présentera des milliers de pièces de Lego, qui lui ont été offertes par le public à un moment où cette entreprise avait arrêté de lui en vendre car il les utilisait pour réaliser des portraits d'opposants politiques."L'exposition offre une expérience riche de ce qu'est le design, et de la manière dont le design est lié à notre passé et à notre situation actuelle", explique Ai Weiwei.Pour Justin McGuirk, le commissaire de l'exposition, "la démolition ou la destruction ou la perte de la mémoire culturelle est l'un des thèmes principaux de cette exposition".Parmi les objets exposés, figurera aussi un cintre, le seul objet que l'artiste a été autorisé à emporter en prison pour accrocher sa chemise.Ai Weiwei, qui vit en Europe depuis 2015, est le fils d'un poète vénéré par les anciens dirigeants communistes.Il a participé en tant qu'architecte à la conception du stade "Nid d'oiseau" pour les Jeux olympiques de Pékin en 2008.Mais il est tombé en disgrâce après avoir critiqué le gouvernement chinois et a été emprisonné pendant 81 jours en 2011 avant de partir finalement en Allemagne quatre ans plus tard.
Il y a 2 ans et 350 jours

Contournement de Beynac : le département va déposer un nouveau dossier pour achever les travaux

Les travaux de démolition du chantier du contournement de Beynac (Dordogne) auraient dû démarrer le 9 janvier. Les élus du conseil...-Travaux publics
Il y a 2 ans et 350 jours

Levée de boucliers pour défendre des immeubles très sixties menacés de démolition à Toulouse

Le "Grand d'Indy", barre massive de onze étages, se détache au dessus des arbres, non loin du lac de la Reynerie. L'immeuble, érigé en Y, abrite 243 logements sociaux et doit être détruit en 2023.Six autres bâtiments du quartier sont condamnés à disparaître pour laisser place à de plus petits, allant du pavillon individuel à l'immeuble collectif, suivant un plan soutenu par l'agence nationale de renouvellement urbain."Alors même qu'on manque de logements à Toulouse, c'est une aberration !", s'emporte Michel Retbi, architecte du collectif opposé au projet.Toulouse, quatrième ville de l'hexagone avec plus de 493.000 habitants, figure en zone immobilière tendue en raison d'une offre insuffisante.La démolition des ensembles bâtis par les architectes Candilis, Josic et Woods, inspirés de Le Corbusier, n'est plus défendable dans le contexte actuel de flambée des prix des matières premières et de crise climatique, selon le collectif."Démolir et reconstruire coûte trois fois plus cher que réhabiliter" et "le bilan carbone d'une démolition est le triple de ce que représente une réhabilitation", assure M. Retbi.La rénovation du quartier, à quinze minutes en métro du centre-ville, pourrait se mener sans démolition, martèlent-ils, plaidant pour un moratoire sur les destructions et un concours d'architecture pour imaginer le Mirail du futur.Logements spacieuxBaptisés des noms de compositeurs et de peintres (Le Tintoret, Messager, etc.), ces grands ensembles "font partie des rares bâtiments qui n'ont pas bougé après AZF", précise Gilbert Pedra, autre membre du collectif.L'explosion de l'usine d'engrais AZF en 2001 a fait 30 morts et détruit ou endommagé près de 30.000 édifices.Ceux du Mirail ont conservé "une structure saine", assure l'architecte, poursuivant dans un éclat de rire: "les logements de luxe en plein centre-ville de Toulouse sont moins bons que ça, et en espace et en qualité, et c'est un architecte qui vous le dit !"Les appartements, presque tous logements sociaux, vont du T2 au T6 et sont "super", sourit Jacques Rovaris, 79 ans, qui occupe depuis plus de 40 ans un T2 au cinquième étage du Grand d'Indy.Avec 66 m2, un séjour lumineux et un large balcon d'où il voit les Pyrénées par beau temps, le retraité se dit "heureux". Un relogement dans "un appartement bien, mais plus petit" lui a été proposé, mais il "ne demande pas à partir, juste à faire quelques petites améliorations"."On peut imaginer toutes sortes de réhabilitations", assure Michel Retbi. Un argument appuyé par la présidente du conseil national de l'ordre des architectes, Christine Leconte, et les architectes Anne Lacaton et Jean-Philippe Vassal, lauréats du prix Pritzker 2021.Mauvaise imageCes bâtiments sont vus comme "des cages à lapin" et pâtissent d'une "mauvaise image", regrette Claire Martin, membre du collectif, regrettant l'"association faite entre la paupérisation du quartier et le bâti".Leur destruction s'inscrit dans la volonté politique de transformer le Mirail, miné par le trafic de drogue. Les autorités souhaitent créer de la mixité sociale en diminuant la part de logements sociaux au dessous de 50%.Si l'opération est onéreuse - le coût de la seule destruction est estimé à plus de 87 millions d'euros - Gaëtan Cognard, maire du quartier, assume ce choix: "les architectes pensent aux bâtiments, moi aux habitants"."Il s'agit de démolir maintenant pour nos générations futures", argue-t-il, estimant que les émissions de carbone d'une reconstruction aux normes actuelles seront compensées sur le long terme.Quant au manque de logements, "on ne va pas arrêter tous les chantiers de démolition, surtout quand" ils visent à "renouveler et améliorer le cadre de vie des habitants", estime-t-il.Un objectif auquel peine à croire Brigitte Touillet, 69 ans, habitante opposée au projet. Elle cite un autre secteur du Mirail où "ils ont construit des petits cubes partout"."On nous dit que cela a fait plus de mixité sociale, mais rien n'a changé. Quand on sort du métro, on peut toujours acheter toutes les herbes qu'on veut", raconte-t-elle, en allusion au trafic de drogue.
Il y a 2 ans et 357 jours

Les Jardins de Stains, une opération pilote offrant des logements solidaires labellisés Passivhaus à Stains (93)

Alors que l’opération les Jardins de Stains, est inaugurée ce jour, c’est toute une opération pilote, fondée sur une démarche sociologique inédite pour améliorer l’accès au parc social en France, qui se concrétise !Si à première vue les deux bâtiments de 59 logements locatifs neufs, situés rue Jean Durand à Stains, ressemblent à un ensemble immobilier comme les autres, il s’agit pourtant d’un projet remarquable à plus d’un titre !Il l’est tout d’abord, par la diversité des partenaires impliqués : L’EPT Plaine Commune, la Ville de Stains, Seine-Saint-Denis habitat, l’aménageur Plaine Commune Développement, l’association Action Tank Entreprise & Pauvreté, Linkcity, Bouygues Bâtiment Ile-de-France, Atelier d’architecture Pascal Gontier.L’ensemble de ces acteurs ont décidé d’unir leurs forces et leurs savoir-faire respectifs vers un même but : produire des logements sociaux écologiques, qualitatifs et plus abordables.Pour y parvenir, ils ont mis en œuvre pour la première fois en France une démarche reposant sur une analyse fine des bases de données de demandeurs de logements, afin de proposer une programmation sur mesure : la bonne combinaison entre typologie, surface et mode de financement.Intégrés dans l’Ecoquartier intercommunal de la ZAC des Tartres, Les Jardins de Stains incarnent un nouveau modèle d’habitat social plus inclusif à travers l’amélioration du reste-pour-vivre des habitants (ce qu’il reste à une personne ou à un ménage lorsqu’on a enlevé toutes les dépenses incompressibles).À retenirAu-delà des enjeux de l’habitat social en France, ce projet pilote dont l’ambition est d’être réplicable, donne à repenser les méthodes traditionnelles de programmation et de conception immobilière des logements.Réinventer la méthode de détermination de la programmation pour rendre les logements sociaux plus accessiblesInverser le processus habituel en partant d’abord des besoins en logements non adressés ou mal satisfaits sur le territoire, puis en intégrant dans un second temps les contraintes économiques, administratives et politiques, pour aboutir à une programmation locative sociale qui contribue à réduire les inégalités d’accès au logement sur le territoire.Réinventer la méthode de conception immobilière pour rendre les logements sociaux plus abordablesUn pilotage par le coût global des futurs logements (coûts tout au long du cycle de vie du bâtiment, de sa conception, son exploitation à sa démolition) dans le cadre d’une méthode de conception intégrée prenant en compte les usages. La co-conception permet de rompre les silos entre les acteurs de la chaîne de valeur du logement : tous les acteurs sont mobilisés dès le début de la phase de conception et réunis autour de l’objectif de réduction du coût d’usage des logements et d’augmentation du reste-pour-vivre des futurs habitants.
Il y a 2 ans et 357 jours

New York, personne n’oubliera jamais

New York ne change pas mais elle prend de la hauteur et évolue dans le temps alors que d’autres métropoles sont immuables, nous pensons à Paris… Chronique de l’architecte Jean-Pierre Heim. La vie trépidante, le bruit, les sirènes  de police, la construction, les sites de démolition, les grues, les bennes de déchargement ; la fumée […] L’article New York, personne n’oubliera jamais est apparu en premier sur Chroniques d‘architecture.
Il y a 2 ans et 363 jours

Bosch Professional lance trois nouveautés sans fil Biturbo

La nouvelle scie sabre sans fil GSA 18V-28 Bosch Professional a été conçue pour répondre aux travaux de démolition ou de rénovation les plus exigeants. [©Bosch] Bosch étoffe sa gamme Biturbo avec 3 nouveaux outils sans fil 18 V. Le perforateur GBH 18 V-40 C Professional offre la liberté du sans fil avec les performances d’un outil filaire, et plus de confort. Quant à la GSA 18 V-28 Professional, elle est la première scie sabre sans fil avec la technologie Biturbo. Son rapport poids/puissance et ses performances de coupe font toute la différence. Enfin, la meuleuse d’angle sans fil GWS 18 V-180 PC Professional combine les avantages des grandes et des petites meuleuses d’angle : une grande profondeur de coupe, un poids réduit et un design optimisé. Le moteur sans charbon haute performance Biturbo Brushless est associé aux nouvelles batteries ProCore18 V du système Professional 18 V. Ceci, afin de permettre à ces outils d’atteindre leurs pleins potentiels, en termes de puissance et d’autonomie. Lire aussi : 772 Lankorep HP de Parexlanko, nouveau mortier de réparation fibré • Le perforateur GBH 18V-40 C Professional : Le plus puissant de sa catégorie Le nouveau perforateur sans fil GBH 18V-40 C Bosch Professional est fait pour percer dans le béton, la pierre et la maçonnerie, grâce à la technologie Biturbo Brushless. Il dispose d’une force de frappe élevée de 9,0 J pour buriner et percer rapidement des trous jusqu’à 40 mm dans du béton. Il bénéficie d’un rapport poids/puissance optimal, grâce à son mécanisme de frappe, qui contribue à le rendre plus léger, et à son système d’entraînement très performant. • La scie sabre GSA 18V-28 Professional : Performances de coupe équivalentes aux outils filaires 1 100 W La nouvelle scie sabre sans fil GSA 18V-28 Bosch Professional a été conçue pour répondre aux travaux de démolition ou de rénovation les plus exigeants. Métal, maçonnerie, isolant, plastique ou bois, tous les matériaux courants sont facilement et rapidement sciés. Grâce à la nouvelle technologie Biturbo Brushless, la GSA 18V-28 Professional profite des performances de coupe équivalentes à celles d’une scie sabre filaire de 1 100 W. Pour réaliser chaque découpe avec une grande précision, elle bénéficie d’un variateur de vitesse sur la gâchette, qui assure un démarrage progressif et en douceur. • La meuleuse d’angle GWS 18V-180 PC Professional : L’ergonomie des petites meuleuses, la performance des grandes D’un design ergonomique et compact, la nouvelle meuleuse d’angle sans fil GWS 18V-180 PC Bosch Professional combine les avantages des petites meuleuses, en termes de confort et de maniabilité, et les performances des grandes. En effet, elle offre la même profondeur de coupe qu’une grande meuleuse d’angle de 230 mm, tout en étant 30 % plus légère et plus petite. Ceci, grâce au disque de 180 mm et à sa tête d’engrenage réduite. Suivez-nous sur tous nos réseaux sociaux !
Il y a 2 ans et 364 jours

CBGreen : Telle une start-up du recyclage

CBGreen assure la production de granulats à partir de déblais de terrassement et de bétons de démolition. [©Groupe CB] C’était latent au sein du groupe CB depuis un moment déjà. Le recyclage, l’industriel le pratique depuis 2015… Ne restait plus qu’à franchir le pas. Chose faite en juin 2020 avec la création de l’entité CBGreen. « Nous agissons telle une start-up. Nous en avons l’esprit, l’agilité, la structure légère constituée d’une dizaine de personnes. Nous profitons d’une véritable liberté », résume Nicolas Moreau, directeur “Solutions bas carbone” au cœur de la division. Bas carbone : la phrase est aussi lancée, tout comme la spécialité. Second pan de l’activité de CBGreen, elle est aujourd’hui en phase de développement. « Le bas carbone est véritablement une réponse à l’attente du marché et de nos clients », reprend Nicolas Moreau. L’idée est de proposer des solutions à base de fillers calcaires, Cet article est réservé aux abonnés des revues Béton[s] le Magazine et Bâti & Isolation. Déjà abonné Mon email Mon mot de passe Oublié ? En plus de votre magazine, profitez d’un accès illimité à l’ensemble des contenus et services du site www.acpresse.fr : Lecture de l’intégralité des dossiers thématiques, reportages chantiers, fondamentaux, histoire de la construction… Consultation des indicateurs économiques (chiffres et analyses) + vos newsletters pour suivre l’info en continu Je m'abonne
Il y a 3 ans et 4 jours

La nouvelle capitale indonésienne, une menace sur le paradis vert de Bornéo

Située dans l'Est de Bornéo, troisième plus grande île au monde, la future ville de Nusantara doit remplacer Jakarta, menacée par la montée des eaux et la pollution, en tant que capitale politique fin 2024.Les deux heures de route depuis la ville de Balikpapan vers le "point zéro" de la future capitale Nusantara, située au milieu d'une vaste étendue verdoyante, révèlent l'ampleur des conséquences possibles de ce projet sur un écosystème riche de milliers d'espèces animales et végétales.Les défenseurs de l'environnement craignent que la construction d'une nouvelle métropole sur ce site, qui doit débuter cette année, n'accélère la déforestation et ne détruise l'une des plus vastes et anciennes zones de forêt tropicale."Ca va être une catastrophe écologique massive", s'inquiète Uli Arta Siagian, de l'organisation de défense de la nature indonésienne Walhi, auprès de l'AFP.L'île de Bornéo, que se partagent aussi la Malaisie et Brunei, est décrite par les Indonésiens comme l'un des "poumons de la planète". Elle abrite des nasiques - des singes au long nez -, des panthères nébuleuses, des macaques à queue de cochon ou encore des chauves-souris géantes.Les autorités prévoient que Nusantara comptera quelque 1,9 million d'habitants d'ici 2045, avec une importante migration de population et d'activités économiques au cœur de Bornéo.Le transfert de la capitale vers une zone forestière de quelque 2.500 km2, survient après d'autres projets similaires mais tout aussi controversés, comme Brasilia au Brésil ou Naypyidaw en Birmanie.Ce plan ambitieux pourrait tant modifier la topographie du territoire que les experts craignent des inondations et des glissements de terrain "graves et bien plus difficiles à gérer que des catastrophes naturelles" non provoquées par l'homme, avertit Uli Arta Siagian.L'Indonésie subit déjà une déforestation galopante due aux activités minières, aux plantations et à l'exploitation du bois, et est régulièrement accusée de ne pas assez contrôler les grandes entreprises implantées à Bornéo.Avec ce projet, le gouvernement dit vouloir rééquilibrer dans l'archipel le développement économique, aujourd'hui concentré sur l'île de Java. Il cherche aussi à échapper à l'affaissement de la capitale actuelle gagnée par la montée des eaux.Harmonie avec la natureLe président indonésien Joko Widodo a esquissé une cité utopique construite en harmonie avec la nature, sur une superficie quatre fois plus grande que Jakarta et où les habitants se déplaceront à vélo ou en véhicules électriques.Le chef de l'administration de la nouvelle capitale Bambang Susantono a assuré à des journalistes en décembre que Nusantara, présentée comme la première ville forestière durable, atteindrait la neutralité carbone en 2045."Nous essayons de créer une ville qui fonctionne avec la nature au lieu de la remplacer", a souligné l'architecte Sofian Sibarani, chargé du plan directeur de la nouvelle capitale.Le projet initial comprend un Parlement, des logements, un barrage, une grande mosquée et un palais présidentiel qui aura la forme de l'oiseau mythique indonésien Garuda.Les experts, y compris Sofian Sibarani, ont toutefois mis en garde les autorités contre une construction trop rapide."Mon inquiétude est que si l'on se précipite, on va faire des compromis" dommageables.Traces effacéesLa construction de Nusantara fait aussi courir le risque de déplacer des populations autochtones.Assis dans sa maison en bois à 11 km de Nusantara, Sibukdin, chef de la tribu Balik, a peur que ce projet n'arrache les siens à leurs terres ancestrales.Comme d'autres groupes ethniques de Bornéo, les quelques milliers de Balik vivent de la forêt.Mais plus de 90% de la superficie forestière dans laquelle cette ethnie de chasseurs-cueilleurs vivait autrefois a déjà été perdue depuis les années 1970 à cause de son exploitation économique.Un projet de barrage visant à fournir la future capitale en eau potable a également déjà provoqué la démolition d'un cimetière voisin, rendant Sibukdin "inconsolable"."Cela a effacé nos traces", observe-t-il. "C'est comme si nous n'avions aucun droit", dit-il à l'AFP.Si les autorités se sont engagées à respecter les droits des populations autochtones, les responsables de la province précisent que leurs revendications en matière de terres seront "vérifiées" et confirmées seulement s'il existe une preuve d'un quelconque droit de propriété.Or Sibukdin souligne que le gouvernement ne reconnaît pas formellement la totalité des terres où vit la tribu Balik. "Quand la nouvelle capitale sera là, où pourrons-nous aller ?"Animaux menacésBambang Susantono assure que la première étape de la construction sera achevée dès l'an prochain, mais la capitale devrait mettre des décennies à prendre forme.Le coût du projet est estimé à 466 milliards de roupies (28 milliards d'euros), dont 20% financés par l'argent des contribuables, selon les estimations du gouvernement.Jakarta veut convaincre les investisseurs étrangers, notamment saoudiens et chinois, de prendre en charge le reste des coûts en faisant miroiter d'importantes réductions fiscales.Trois promoteurs se sont engagés à investir 41 milliards de roupies (2,5 milliards d'euros) dans des logements, a précisé le secrétaire de l'administration de Nusantara Achmad Adiwijaya à l'AFP.Mais une grande partie des financements reste à trouver, après le retrait inopiné du projet en mars du conglomérat japonais SoftBank.Réunir les fonds nécessaires à la construction et à l'inauguration de Nusantara avant la fin du mandat du président Joko Widodo en 2024 apparaît comme un défi de taille.Eka Permanasari, professeure d'aménagement urbain à l'université Monash d'Indonésie, estime "qu'il y a encore beaucoup de travail à faire". Mais pour certains habitants de la région, le changement se fait déjà sentir.Dans un sanctuaire où quelque 120 orangs-outans sont acclimatés à la vie sauvage avant d'être relâchés en forêt, la déforestation sauvage s'est intensifiée depuis l'annonce en 2019 de la fondation d'une nouvelle capitale."Les mines illégales (et) les spéculateurs immobiliers empiètent sur notre terrain. C'est une menace pour notre projet de réhabilitation" des animaux, indique Jamartin Sihite, le directeur de la Fondation pour la survie des orangs-outans de Bornéo (BOSF).Quelque 40% du sanctuaire reboisé de 1.800 hectares ont subi des dégâts ces dernières années, estime-t-il.Et l'augmentation des activités humaines dans la région fait courir un risque à d'autres écosystèmes.Agus Bei, qui a consacré une partie de sa vie à préserver 150 hectares de mangroves, s'inquiète des conséquences de la course aux profits sur la biodiversité."Si les mangroves sont détruites, les animaux endémiques vont aussi disparaître", dit-il à l'ombre des arbres dont les racines plongent dans l'eau.
Il y a 3 ans et 7 jours

Lettre ouverte : Non à la démolition de la cité-jardin de la Butte Rouge

Lettre ouverte au Président. La Butte rouge, à Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine) est un parfait condensé de l’histoire du logement social en France, de la brique au béton armé, du petit collectif de deux à trois étages aux longues barres des années ‘60. Construite en trois grandes étapes, entre 1931 et 1965, elle accueille dans un écrin […] L’article Lettre ouverte : Non à la démolition de la cité-jardin de la Butte Rouge est apparu en premier sur Chroniques d‘architecture.
Il y a 3 ans et 11 jours

Essonne : une opération de réhabilitation sur le quartier du Parc aux Lièvres à Évry-Courcouronnes.

À Évry-Courcouronnes (Essonne), le bailleur social Essonne Habitat engage la démolition de son parc immobilier sur le quartier du Parc aux...-Vie du BTP
Il y a 3 ans et 13 jours

En Autriche, un pionnier du "retour à la terre" pour construire durable

Dans sa commune de Schlins, au coeur d'une région du Vorarlberg portée depuis longtemps sur l'habitat écologique, l'ancien céramiste est passé à la vitesse supérieure en construisant une usine unique en Europe, destinée à produire des murs en pisé préfabriqués."Devant l'enjeu écologique et le problème de l'énergie, il commence à y avoir une grande demande pour ce matériau. Mon espoir est qu'avec cette crise, de plus en plus d'entreprises décident de construire en terre," dit ce géant à la tignasse toute blanche.Car la production de béton c'est près de 8% des émissions mondiales de C02, quand l'empreinte carbone de la terre crue tient surtout à son transport. Ses défenseurs vantent ses propriétés hygrométriques, acoustiques. Et au moment de la démolition, la terre retourne à la terre, sans questionnement sur les déchets.Martin Rauch affiche déjà de spectaculaires créations: en Suisse, la Maison des herbes de l'entreprise Ricola, une maison de vacances, le centre de visite d'une station ornithologique, ou en Autriche les bureaux d'une imprimerie. Avant cela, il avait d'abord fait sa maison, une construction aux lignes contemporaines et grandes baies vitrées, comme une démonstration, un "manifeste".En ce jour pluvieux, la maison accrochée sur une pente de Schlins revêt des tons bistrés, fondue dans le paysage près des chalets traditionnels. De légers débords en lignes horizontales protègent les murs de la pluie.Pour l'atelier, les murs extérieurs incluent des morceaux de terracotta chargés de freiner pluie et érosion, une technique empruntée aux constructions anciennes de l'Arabie saoudite. Le tout tient sans problème depuis 1994, souligne-t-il.Alors que ce savoir-faire a reculé en Europe, cela fait 30 ans qu'il teste, pour déterminer la bonne terre, le degré d'humidité approprié pour la travailler, et ainsi proposer murs intérieurs, extérieurs, enduits...Dans sa région, l'entreprise a réalisé les sols d'une école maternelle, d'un cabinet d'architectes...Chez l'architecte Georg Bechter, l'effet est bluffant: pour un oeil non averti, le sol ressemble à du béton ciré, avec en plus le détail visuel des petits cailloux.Battue au pilon pneumatique, la terre - 15 cm d'épaisseur posée sur une structure de bois - a été prise sur place, lors d'une création de cave. Avec cependant une contrainte: il faut poncer le sol, puis cirer, chaque année.Terre et clientèles localesMais avec son usine, Martin Rauch veut aller plus loin, pour "répondre à des projets de grande envergure".L'endroit est, bien sûr, doté d'un mur en terre, selon lui aujourd'hui le plus long d'Europe (67 m).En son coeur se trouve une machine destinée à pilonner la terre pour la compacter dans un vaste coffrage permettant de produire des murs longs de 40 mètres. Les blocs, une fois séchés à l'usine et découpés, peuvent ensuite partir pour être assemblés à destination.Pour les machines, l'équipe a dû inventer, emprunter à différents secteurs. Le patron met lui-même la main à la pâte, râtissant la terre ce jour-là. L'industrialisation attendra.La terre, elle, vient des alentours, chantiers de construction et autres excavations, explique Sami Akkach, architecte et collaborateur de M. Rauch: "elle doit contenir de l'argile, et du gravier, anguleux plutôt que rond pour bien accrocher".Dans le même esprit écolo, l'entreprise n'accepte que des projets peu éloignés."Nous n'avons pas envie de monter en échelle", explique Martin Rauch: "nous souhaitons plutôt que la terre monte en échelle. Aujourd'hui nous avons quasiment un monopole, alors qu'il faudrait une usine comme celle-ci tous les 200 km!""Le problème est qu'il n'y a pas assez d'artisans, et qu'on a encore trop peur de ce matériau naturel. Il faut travailler là-dessus, encourager la formation, la qualité de l'architecture et la recherche-développement", dit-il, allusion à la récurrente question du risque d'érosion.Oui, les premières années, un peu de poussière d'argile peut partir, répond l'entreprise, mais "les structures en terre dureront des siècles si elles sont faites correctement".
Il y a 3 ans et 13 jours

Bilan 2022 des activités de la construction métallique

Pour Roger Briand : « Malgré les difficultés d’approvisionnement des premiers mois, l’impossibilité de répercuter sur le prix de vente l’intégralité des hausses des matières premières, ainsi qu’un ralentissement des prises de décisions des maîtres d’ouvrage en cette fin d’exercice, 2022 restera une bonne année pour notre profession. Le chiffre d’affaires réalisé par le secteur est en progression (+ 19%), du fait des très fortes hausses des matières premières et en particulier l’acier (+ 140%) dans un marché national inflationniste. »Ainsi, l’activité 2022 a essentiellement été assurée par l’investissement privé même si les investissements publics s’avèrent en évolution. Les travaux du Grand-Paris, des jeux olympiques et la requalification de centre-ville contribuent au développement d’une commande publique atone ces dernières années. Si la production annuelle devrait atteindre les 768.000 tonnes, soit un résultat proche de celui de 2021, notons que l’évolution des affaires conclues en 2022, est légèrement inférieure vs 2021, avec un regain de dynamisme marqué depuis août.Tendances des carnets de commandeL’évolution des carnets de commandes de la construction métallique française affiche, en moyenne, 6 mois d’activité. Notons, de plus, que le premier semestre 2023 devrait connaître une activité toujours soutenue, avec un horizon pour le second semestre demeurant incertain. Roger Briand de préciser : « Globalement, les dossiers de consultation sont nombreux, avec des disparités selon les régions. »Répartition par type d’activitéSi les bâtiments industriels demeurent l’activité principale des constructeurs métalliques (64% de parts de marché), mentionnons qu’en 2022, les bâtiments de commerces, ainsi que les bâtiments de stockage et les bureaux, connaissent également de fortes hausses. Précisons enfin que la construction de ponts et passerelles reste soutenue, en affichant des carnets de commande de plus de 6 mois.Taux des capacités de productionCe taux des capacités de production est un indicateur très suivi par la profession. Aujourd’hui celui-ci demeure, depuis 2021, très élevé, proche des 80%. Les industriels sont donc enclins à investir fortement, notamment pour la construction de bâtiments industriels. Ces extensions ou nouvelles réalisations sont en grande majorité exécutées par des constructeurs métalliques qui voient ainsi leur activité se développer.Pour Roger Briand : « Les constructeurs métalliques envisagent l’avenir avec sérénité grâce notamment à des carnets de commandent qui se remplissent et à de nombreuses demandes en études et chiffrages de dossiers, en cette fin d’année. Cependant, les alertes des économistes nous obligent à la prudence pour fin 2023. »L’engagement de toute une filière pour des bilans bas carbone et le réemploi des matériauxLes constructeurs métalliques n’ont pas attendu l’application de la RE2020 pour s’engager en faveur d’une construction responsable et répondant aux enjeux environnementaux. L’acier est l’unique matériau de construction à pouvoir être recyclé à l’infini tout en conservant la totalité de ses performances. Spécificité unique pour un matériau de construction, ses propriétés magnétiques facilitent grandement le tri. Fort de toutes ces caractéristiques, l’acier constitue également le matériau le plus recyclé dans le monde, contribuant à la préservation des ressources naturelles, à l’optimisation du cycle de vie et à la vitalité de l’économie circulaire. De plus, précisons que la construction métallique utilise surtout de l’acier recyclé, les déchets métalliques sont en effet revalorisés en quasi-totalité et réintroduits dans le process. Aujourd’hui, afin de toujours améliorer les performances des bilans carbone des constructions, les constructeurs utilisent des aciers bas carbone qui peuvent réduire significativement les émissions de CO2.S’il est généralement avancé que la production d’1 kg d’acier émet 2 kg de CO2, le marché propose des aciers dont les FDES confirment des résultats bien plus performants. Ainsi, Xcarb, acier d’Arcelor, revendique seulement 0,3 kg de CO2 par Kg de construction métallique produite. Par ailleurs, soulignons que les récentes FDES du CTICM affichent également de belles performances. À titre d’exemples, pour des profils du commerce, seulement 1,3 Kg de CO2 sera généré par Kg de construction métallique produit ; pour un profil reconstitué soudé, il ne sera que de 1,4 kg de CO2.Dans la même logique, la généralisation de l’utilisation d’énergie renouvelable dans la fabrication d’ossature acier va contribuer à la réduction de cette emprunte carbone.Par ailleurs, rappelons aussi que les constructions métalliques se prêtent idéalement à la démontabilité et au réemploi, qu’il s’agisse d’un bâtiment dans son ensemble, d’éléments modulaires ou bien encore de pièces détachées. En effet, véritables mécanos géants, les éléments métalliques peuvent aisément se démonter, se transporter et se remonter dans de nouvelles constructions. Une option évitant la démolition et donc une reconstruction impactante en termes d’émissions de CO2.Pour Roger Briand Président du SCMF : « Essentiel dans la réalisation de structure antisismique, incombustible, imputrescible et insensible aux attaques de parasites, l’acier est, par définition, infiniment durable. Dans cette approche, la traçabilité du matériau et des éléments constitutifs est essentielle afin de définir ses réemplois futurs. Une banque de poutrelles, plaques, modules, peut ainsi être répertoriée selon les poids, tailles, capacités structurelles. C’est un marché de l’occasion qui verra prochainement le jour. » Parfaite illustration de cette philosophie verte, Briand va utiliser pour la construction de sa prochaine usine aux Herbiers en 2023, 100 tonnes de poutrelle d’acier provenant de l’ossature des ex-halles Alstom de Nantes dont le démontage s’est achevé en début d’automne.Pour Roger Briand : « L’acier se positionne comme un fantastique matériau circulaire. Il dispose de deux leviers fort de décarbonation. Le premier, son outil de production primaire qui largement se décarbone. Le second réside dans la possibilité d’intégrer une part de réemploi dans une construction, proche d’une émission 0 carbone, renforçant d’autant la décarbonation de l’ensemble de la structure métallique. Les bâtiments métalliques ainsi construits peuvent désormais afficher un niveau de décarbonation atteignant les objectifs futurs de 2030, 2040 ready. L’objectif de 0,5 Kg d’émission CO2 voire moindre par Kg d’acier est un objectif atteignable. »Des besoins en recrutement, en formation, une nécessité : « Faire connaître nos métiers »Alors que la semaine nationale de journées portes ouvertes des constructeurs métalliques s’est déroulée du 10 au 15 octobre 2022. La profession, en présentant ses métiers aux ateliers très automatisés et robotisés, a accueilli de très nombreux collégiens, lycéens et leurs professeurs. Une opération séduction déployée pour la troisième année et qui s’est révélée à nouveau très appréciée des jeunes comme du corps enseignant. Rappelons que les besoins en recrutement des constructeurs métalliques se chiffre à plus de 20.000 emplois sur les 4 ans à venir. Le manque de formations pour ces métiers contraint d’ailleurs les entrepreneurs à concevoir des formations internes comme à multiplier les contrats d’alternance.Enfin, autre initiative marquante de la filière construction métallique : la création des « écoles de production » comme celle mise en place par l’entreprise SERRU de Château Gonthier, accompagnée par les pouvoirs publics. Malgré ces efforts, les constructeurs métalliques attirent l’attention de l’Éducation Nationale et les Régions pour le développement de ses métiers.
Il y a 3 ans et 14 jours

La continuité numérique au fil du cycle de vie du bâtiment

D’après une étude internationale menée par RICS (2022) sur la digitalisation de la construction, 40% des acteurs du BTP interrogés déclarent ne pas utiliser les technologies numériques dans le cadre de leurs projets. Seuls 11% des professionnels du bâtiment déclarent les utiliser dans tous leurs projets de construction et 18% dans la plupart d’entre eux.  Malgré leur petit nombre, ces personnes qui adoptent le digital indiquent en revanche rencontrer de nombreux avantages : amélioration du suivi des progrès et de la sécurité, meilleurs planification et contrôle des coûts, questions environnementales. En dépit des possibles réticences ou freins à passer au digital, cette méthodologie s’avère alors idéale pour améliorer l’ensemble des activités et étapes que composent le cycle de vie d’un bâtiment.  Ces phases peuvent toutes être optimisées grâce au numérique. De l’étude de faisabilité d’un projet, à la conception, construction, gestion et enfin démolition d’un bâtiment. Découvrons, phases par phases, les différents bénéfices que peut apporter la continuité numérique à vos projets de construction. Phase d’étude de faisabilité Une meilleure collaboration pour une plus grande efficacité Réaliser des projets de construction digitalement permet de définir clairement en amont les rôles de chacun. Avant même de commencer le projet, vous assurez que les données soient bien transmises aux bonnes personnes. Elles seront également mises à jour en temps réel. Une meilleure organisation des rôles signifie également une meilleure productivité de la part de chacun. En ne se préoccupant pas de la récolte manuelle des données et de leur ressaisie par exemple (car tout est déjà centralisé grâce au digital), chacun se dédie uniquement à ses tâches; ce pourquoi il a un savoir-faire et une expertise. D’après Le Hub, dans l’industrie de la construction, la digitalisation des entreprises serait responsable de +2,5% de productivité par an sur les 10 dernières années. Phase de conception Garantir la précision de ses rendus En phase de conception d’un projet, il est primordial d’être le plus précis possible, afin de réduire les erreurs. Avec le passage de la planche à dessin vers les maquettes numériques, vos rendus seront beaucoup plus qualitatifs. Et cela sans pour autant entraver votre créativité. Aujourd’hui avec l’usage du «Building Information Modeling» (BIM), les phases de maturation de vos ouvrages sont maintenues grâce aux LOD (Level of Detail). En plus de réduire la marge d’erreur, la digitalisation permet de gagner énormément de temps dans le classement, la consultation et l’analyse des données. Gestion et maintenance du bâtiment Une meilleure vue de chaque projet L’usage du BIM signifie travailler ensemble et collaborer afin d’avoir une meilleure vue de chaque projet. L’emploi du digital et de la 3D permet de visualiser rapidement chaque projet. Comme évoqué précédemment, il est donc plus simple de repérer d’éventuels problèmes et ainsi de les éviter.  Par exemple, avec les outils de réalité virtuelle, on peut tout de suite se projeter dans un futur lieu de vie. Le propriétaire d’une maison en construction peut, lors d’une visite dans un chantier, se visualiser dans son futur salon. Cela permet aussi une meilleure compréhension avec les constructeurs, les maîtres d’ouvrage, et peut aussi rassurer le client. La possibilité de faire vivre un bâtiment avant sa construction est une opportunité réelle de construire mieux et plus efficacement via l’utilisation des technologies immersives. Au-delà de la maquette numérique, du BIM, la réalité virtuelle digitalise la construction. Découvrez la suite sur la continuité numérique au fil du cycle de vie du bâtiment dans notre article complet.